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10h NOUVELLES ARCHIVES DU MUSÉUM.
intra et postclitelliens. Ces testicules, comme ceux de l'Eudrilus des Antilles. comme ceux de nos Lombrics indigènes, sont bourrés de grégarines et de psorospermies à tous les états de développement.
En arrière de chaque testicule, engagé par son pédoncule dans la cloison qui le suitse voit un pavillon vibratile assez grand", à surface plissée et frisée et s'ouvrant librement dans la cavité générale et non pas dans l'enveloppe du testicule. IT suflit de déchirer avec un peu de soin les cloisons qui traversent les pédoncules de ces pavillons et celles que traverse le canal déférent pour avoir l'ensemble de ces organes flottant dans la préparation. Nous avons déjà constaté une disposition analogue, quoique avec une liberté moins grande du canal déférent chez divers Lombrics. — Le canal déférent vient se grelfer postérieurement sur le canal excréteur d’une grosse glande multilobée, d'un blanc mat, que M. Vaillant a signalée le premier chez les Lombriciens du genre Perichæta et déterminée avec doute comme une prostate *.
Nous avons vu qu'une glande analogue se retrouve avec quelques modifications peu importantes de forme chez tous les Lombriciens postclitelliens que nous avons étudiés jusqu'ici. Le canal déférent et le canal excréteur de la prostate une fois unis forment un tube relativement fort gros, qui se replie sur lui-même en forme de crosse, avant de s'ouvrir au dehors et dont les parois sont fort épaisses et formées de deux plans de fibres musculaires, les unes longitudinales, les autres annulaires et transversales.
J'ignore si ce tube est susceptible de saillir au dehors; mais cela est peu probable; c’est à mon avis un pénis rudimentaire, et le premier pas vers la constitution de ce pénis parfaitement développé et contenu dans une bourse spéciale que j'ai fait connaître chez l'£udrilus deci-
piens et les autres vers du même genre.