‹ Recherches pour servir à l'histoire des lombriciens terrestresChapitre 48 sur 90 · PI. n, g. 37 pe, p'c', p''c"', et pl. mi, fig. 68 et · texte numérisé non relu

PI. n, g. 37 pe, p'c', p''c"', et pl. mi, fig. 68 et

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PERICEHÆETA AKMENHS. Edm. Perrier.

Je dois placer ici la description d'un Lombricien qui pourrait bien n'être pas autre chose que le P. posthuma, décrit par M. Léon Vaillant. Ce n’est donc que provisoirement et en attendant des documents nouveaux que je distingue ce ver sous le nom de ?. affinis.

On comprendra facilement les raisons de cette distinction.

Les vers que M. Vaillant a étudiés et dont plusieurs, étiquetés de sa main, sont dans la collection du Muséum, se trouvent complétement ramollis par un séjour prolongé dans un alcool trop faible peut-être; leur système musculaire est presque complétement tombé en déliquescence. Au contraire, les individus qui font l’objet de cette description ont été plongés vivants dans de l'alcool concentré qui les a fortement contractés; c’est là une première difficulté pour la comparaison qui élimine complétement les caractères extérieurs.

Ces derniers vers sont d’ailleurs très-bien conservés et leurs caractères anatomiques ne concordent pas parfaitement avec ceux que M. Léon Vaillant a assignés aux Perichæta posthuma, passablement altérés qu'il a eus à sa disposition.

De plus, l’origine des deux vers est différente, le P. posthuma provenant de Java, le nôtre étant originaire de Saigon (Cochinchine), où il porte, en annamite, le nom de Trung Hô’.

La longueur de l'animal contracté est de 410 milllim. et sa largeur de 5 millim. La distance de la tête à la ceinture est de 18 millim.; la ceinture a elle-même 5 millim. de longueur.

Elle est formée des quatorzième, quinzième et seizième anneaux; sa position est donc la même que chez le P. posthuma et chez les

autres Vers du même genre; le tubercule céphalique est petit, mais bien distinct.

LOMBRICIENS TERRESTRES. 107

Assez souvent, la ceinture est nettement limitée en avant et en arrière par un pore dorsal; dans quelques échantillons, deux autres pores situés entre ceux-là indiquent les limites des trois anneaux qui forment la ceinture et sur lesquels on distingue parfois nettement le cercle de soies caractéristique des Perichæta.

Le premier orifice extérieur des poches copulatrices est situé entre le cinquième et le sixième anneau; un anneau plus bas, par conséquent, que dans le Ver décrit par M. Vaillant dont les figures indiquent la première paire de poches copulatrices entre le troisième et quatrième anneaux, lesquels sont dans notre nomenclature les quatrième et cinquième.

Ces orifices sont au nombre de quatre de chaque côté‘ et bien visibles à une forte loupe; le dernier se trouve entre les anneaux huit et neuf; tous sont situés sur le côté des anneaux.

Le dix-huitième anneau porte les orifices génitaux mâles. Ceux-ci sont précédés et suivis d’une papille saillante*, très-apparente et dont le centre paraît perforé. Ces papilles correspondent chacune intérieurement à un petit amas glandulaire blanchâtre, sécrétant probablement une liqueur particulière pendant l'accouplement.

Je signalerai ici, comme variété accidentelle, un individu chez qui il existait une paire de papilles sur le dix-septième anneau et deux autres en arrière du pore génital sur les anneaux dix-neuf et vingt.

Dans un autre individu dont les anneaux paraissaient s'être ressoudés en avant de la ceinture après une mutilation partielle, le pore génital et les papilles d’un côté se trouvaient avoir reculé d’un anneau sur les organes homologues du côté opposé. J'ai placé ces deux

individus à part dans la collection du Muséum.

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