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2. Si l'on compare les diverses descriptions données soit par M. Vaillant, soit par nous des Perichætx cingulata, posthuma et affinis, on ne peut s'empêcher de se demander s’il y a réellement lieu de distinguer ces trois espèces. 1 faudrait pour décider la question comparer des individus vivants ou tous également bien conservés. Nous conservons néanmoins, par déférence pour notre prédécesseur, les noms qu'il a adoptés, en restreignant néanmoins la signifi-
cation du premier, comme nous venons de l'expliquer.
qui présentent entre les deux orifices mâles du dix-huitième anneau ! deux papilles saiilantes admirablement distinctes.
Voici la description zoologique et anatomique de ce Ver?, qui se distingue aussi nettement que possible du P. cingulata, ainsi qu'on va le voir :
Longueur, 150 à 180 millim.
Largeur, 6 à 7 millim.
Distance de l'extrémité céphalique au bord antérieur de la ceinture, 25 millim.
Longueur de la ceinture, 5 millim.
Nombre des soies de chaque anneau, 45.
Les orifices génitaux mâles sont sur le dix-huitième anneau, tout à fait latéraux; entre eux se trouvent les papilles qui sont très-saillantes. Au milieu du premier anneau de la ceinture. sur la ligne ventrale médiane se trouve un orifice que nous considérons comme celui des oviductes.
Les orifices des poches copulatrices, au nombre de deux paires, sont situés entre les anneaux sept et huit et les anneaux huit et neuf. Chacun d'eux est immédiatement suivi d’une petite papille que portent le huitième et le neuvième anneau. Ces papilles sont nettement visibles à l’œil nu et se trouvent sur les trois échantillons.
Les pores dorsaux sont très-visibles. Le tube digestif ressemble beaucoup à celui du P. Houlleti. L'œsophage est très-allongé et est
muni de houppes glandulaires latérales. — Le gésier, très-volumineux,
1. Nous rappellerons ici que nous comptons comme premier anneau l'anneau buccal que M. Vaillant réunit au lobe céphalique et qu'il laisse avec lui en dehors de sa nomenclature; nous comptons de plus la ceinture pour le nombre d’anneaux auxquels elle correspond morphologiquewent et qui est ici de trois, comme M. Vaillant l’a parfaitement vu, bien que dans sa nomenclature il ne compte la ceinture que pour un anneau, ce qui peut avoir des incor vénients et n’a aucun avantage. L'anneau que nous numérotons dix-huit correspond à celui que M. Vaillant nomme le quinzième.