PL iv. 62 9 et
même côté sont réunies l’une à l’autre par une même enveloppe péritonéale. Du milieu de la base triangulaire de chacune de ces glandes paît un canal fibreux, blanchâtre, assez long et droit; bientôt ces deux canaux se réunissent en un seul, dont le calibre est à peine plus considérable que celui des deux premiers, qui possède à peu près la même longueur que chacun d'eux, et finalement s'ouvre à l'extérieur par l'orifice déjà signalé entre le septième et le huitième anneau.
Si, maintenant, on soulève le petit testicule du huitième anneau, on aperçoit facilement au-dessous de lui et très-près de l'intestin, un petittube très-blanc, d'aspect nacré, entortillé comme le serait un gordius’; et, de fait, comme j'ayais déjà rencontré dans ce même anneau un petit nématoide, j'ai pu me demander un instant-si je n'avais pas affaire à un autre animal de ce genre. L'existence d’un tube entortillé symétrique et les connections de chacun d'eux m'ont vite détrompé.
En effet, en suivant ce petit tube entortillé dans le voisinage du testicule, on le voit bientôt s'unir à une large expansion membraneuse, déchiquetée et frisée qui s'étend au-dessous du testicule et remonte en avant entre ce dernier et les cloisons antérieures du huitième anneau, dont elle tapisse presque toute l'étendue; un lobe, de cette expansion flotte, même, :dans l'animal. ouvert, au-dessus du tube digestif, et rencontre le lobe symétrique homologue, ll n’y a pas du reste. la moindre fusion entre cette expansion membraneuse et la cloison à laquelle elle est adossée.
C'est là un large pavillon vibratile, plus développé que tous ceux que nous avons vus jusqu'ici. L'existence de ce pavillon confirme Ja détermination que nous avons faite de la glande du huitième anneau, comme d'un: testicule, . nous, en rapportant à son aspect. extérieur. L'examen histologique n’a pu venir, à notre secours; car ,ces glandes
étaient certainement en voie de développement. et, dès lors, ne conte-