PL. 1v, fig
LOMBRICIENS TER RESTRES. 139
naient aucune trace des filaments spermatiques, seuls .caractéristiques des testicules.
Si maintenant l’on cherche à discerner la terminaison antérieure du petit tube tortillé, on le voit traverser la cloison antérieure du huitième anneau, passer dans le septième et venir enfin s'implanter dans l'angle de réunion des deux canaux excréteurs des glandes du septième anneau ; il en résulte que le canal commun qui fait suite aux deux canaux excréteurs particuliers des glandes du septième anneau doit contenir à un certain moment et le liquide sécrété par ces glandes et le sperme, comme cela a lieu pour le pénis rudimentaire des Perichæta.
La structure des glandes du septième anneau est fort simple; si on fait à travers leur épaisseur une coupe, on voit sur cette coupe une série de courbes fermées, sur le pourtour desquelles est disposé un épithelium à longues cellules cylindriques” dont il m'a été difficile de voir les noyaux, mais dont les parois sont bien nettes vers l’intérieur de la courbe où le contenu de la cellule prend une couleur bien moins foncée, en même temps que les granulations sont moins abondantes. Ces courbes sons réunies entre elles par un tissu transparent, semé de noyaux, qui est probablement du tissu conjonctif, dans l'épaisseur duquel serpentent des vaisseaux rouges. Je n'ai pas besoin de dire que les courbes dont je viens de parler ne sont pas autre chose que les sections des lobules sphériques, ou à peu près, dont la glande est composée.
Ainsi ce premier appareil génital mâle se trouve constitué des mêmes parlies que chez les Perichæta, les Digasler, les Acanthodrilus. On remarque cependant cette différence que dans tous les Lombriciens étudiés jusqu'ici il faut chercher l'orifice des canaux déférentssur les anneaux qui suivent les testicules; tandis qu'ici ces orifices sont au
contraire placés sur l'anneau qui précède.