‹ Recherches pour servir à l'histoire des lombriciens terrestresChapitre 63 sur 90 · PI. 1v, fig · texte numérisé non relu

PI. 1v, fig

LOMBRICIENS TERRESTRES. 137

Là que devient-il?

Ne voulant détruire aucun des organes de l'échantillon unique de la collection, j'ai cru devoir renoncer à le suivre, ce qui aurait nécessité l’excision de la plus grande partie des feuillets; mais je n'ai pas été peu étonné, en examinant au microscope l’un de ces derniers, de le trouver lui-même constitué par un tube extrémement pelotonné! et dont toute les circonvolutions étaient maintenues en contact par une délicate enveloppe extérieure.

Doit-on supposer que c'est le canal déférent lui-même qui s’enroule de manière à produire les feuillets en question?

Il me semble que ce serait attribuer au canal déférent une longueur bien considérable et un calibre bien restreint, car le diamètre de ces tubes ne dépasse pas 204; d'autre part, la nature glandulaire de ces derniers ne paraît pas absolument évidente ; il est doc prudent de laisser la question indécise entre ces deux solutions; je penche cependant à considérer l'organe feuilleté comme une giande.

En effet, de son extrémité opposée au testicule on voit naître un canal bien plus considérable que le tube pelotonné lui-même et dont le calibre semble indiquer qu'il est destiné à servir d'écoulement à une quantité plus considérable de matière que ce premier canal.

Celui-ci se prolonge sans faire beaucoup de sinuosités jusque vers le dix-septième anneau; il est d’ailleurs parfaitement évident sans dissection et à la seule condition de soulever un peu les organes qui le recouvrent et en particulier un assez gros organe très-allongé qui, au premier abord, paraît s'étendre du douzième anneau au dix-septième, à l'extrémité postérieure duquel il se réfléchit en dedans pour se terminer ensuite en cul-de-sac *.

Le canal que nous avons décrit tout à l'heure passe au-dessous de

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