B. — MASSE SOUS-OESOPIIAGIENNE OU INFÉRIEURE DU COLLIER
La masse sous-œsophagienne est très-allongée, parfaitement divisible en trois portions. La postérieure est relativement moins volumineuse que chez les autres Céphalopodes qui nous occupent ; elle donne naissance en arrière, par son point le plus abaissé, aux grands nerfs viscéraux (1) sur la ligne médiane. A côté de ceux-ci, émane le nerf postérieur de l’entonnoir (2). Plus haut et plus en dehors, apparaît le palléal (5) et son accessoire, en avant desquels prend naissance le nerf ophthalmique supérieur (4). En avant des grands nerfs viscéraux, sur la face inférieure, naissent les deux nerfs de la grande veine (5).
La portion moyenne est reliée au cerveau, ainsi que la précédente, par la commissure postérieure; elle est séparée des deux autres par deux sillons. En avant du sillon postérieur, sur la face inférieure, émanent lesnerfs antérieurs de l’entonuoir (6), un peu en dehors et en arrière de ceux-ci, les nerfs auditifs sur la limite inférieure des faces latérales (7). Des nerfs ophthalmiques inférieurs et des nerfs destinés aux muscles moteurs de l’œil et aux muscles de la tête, prennent leur origine dans le sillon antérieur (8).
(1) Fig. 25, n° 11, etfîg. 50, n° 11.
(2) Fig. 25, n° 18.
(3) Fig, 25, n° 6, et fig. 50, n° 10.
(4) Fig. 50, n° 9.
(5) Fig. 50, n° 13.
(6) Fig. 25, n° 4, et fig. 50, n° 12.
(7) Fig. 25, n° 3, et fig. 50, n° 14.
(8) Fig. 25, n° 2, et fig. 50, n° 15.
JULES CIIÉROX.
La portion antérieure de la masse sous-œsophagienne est allongée. Sur la face latérale, vers son bord supérieur, apparaissent plusieurs petits nerfs destinés aux masses musculaires. Sur la même face, au niveau du bord inférieur, d’autres nerfs se distribuent aussi aux muscles de la tête. Par la partie antérieure, elle donne naissance à dix nerfs destinés aux bras (1). Ces nerfs, par leur réunion, emprisonnent un ganglion bilobé bien distinct, auquel ils envoient et duquel ils reçoivent des anastomoses. Les petits nerfs dont je viens de parler, et qui existent sur les faces latérales, à la base des nerfs des bras, émanent directement de ce ganglion.
Lorsqu’on regarde en profil la masse sous-œsophagienne, on observe un sillon entre le nerf inférieur et celui qui est immédiatement au-dessus. Ce sillon existe aussi à la partie inférieure, de sorte que ce nerf qui est destiné au long bras est presque isolé des autres jusqu’à son origine.