INTRODUCTION. XV
dépensé, mais ils sont sans réponse satisfaisante devant Tobjection de ceux qui viennent leur dire: Vendez vos fourrages; avec le produit de cette vente, rachetez sous une forme quelconque l'engrais qu'aurait pu vous donner le bétail de vos étables, et votre bénéGce sera peut-être plus important que si vous aviez fait consommer. Le prix de revient des animaux, tels qu'ils sont habituellement nourris dans nos fermes sans le secours des racines, constitue presque toujours nos culti-* vatéurs en perte. Je tiens celte observation pour d'autant plus vraie, qu'un régime exclusif de nourritures sèches a les plusgrands inconvénients pour la santé des bestiaux ; j'ai été trop souvent témoin d'accidents arrivés lorsque la saison forçait à changer brusquement la nourriture chargée de si grandes quantités d'eau, qu'on peut offrir aux animaux pendant la période de végétation, contre les aliments desséchés que le laboureur recueille pour traverser l'hiver. C'est par suite de ces considérations que je fus amené à la culture des racines, et que je commençai à cultiver les betteraves sur une large échelle, dans un pays où il fallait prendre à cet égard l'initiative, ce qui est toujours en agriculture la source de grandes difficultés.
Les distilleries agricoles sont assurément la meilleure manière de tirer parti des betteraves.