XVIII INTRODUCTION
ne puis pas aflirmer qu elle constitue un moyen préventif certain, mais elle ne présente assurément aucun danger lorsqu'elle est faite avec soin, et Ton doit la conseiller à tous ceux qui sont exposés aux ravages du fléau qui avait frappé mes élables. Je remplaçai du reste. Tannée suivante, les vaches par les moutons; le pays que j'habite est un pajs de plaines et de grande culture : c'est assez dire que les moutons y tiennent une place plus importante que les bêtes à cornes, et queje devais, par conséquent, rencontrer des facilités particulières pour acheter des moutons maigres destinés à l'engraissement. Mes pulpes me permettaient de nourrir jusqu'à six cents têtes de moutons par hiver. J'ai vendu ainsi et livré à la boucherie, dans le meilleur étal, environ 30000 kilogrammes de poids vivant par campagne. Un bétail aussi nombreux me donne des quantités considérables de fumier et amasse dans mes terres une fertilité exceptionnelle.
En faisant ressortir, comme je viens de le faire dans les lignes qui précèdent, les traits les plus saillants de l'exploitation que je dirige depuis bientôt quatorze ans, j'ai voulu surtout imprimer aux recherches agronomiques qui font l'objet de cette publication leur véritable caractère, et démontrer qu'elles ont été conçues au point de vue