‹ Recherches pratiques et expérimentales sur l'agronomie (volume 2)Chapitre 39 sur 84 · son, à46fr. Ies4 00 kil · texte numérisé non relu

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38 — menue paille pour 4 ^0

«7 fr. 30 c.

n convient de déduire de cette dépense la valeur argent dés excréments produits : on a trouvé que dans cette période, cette valeur des excréments était de 4 centimes par jour pour un mouton, soit 5 francs 75 centimes pour les deux moutons pendant soixante-douze jours.

Déduction faite du fumier produit, le chiffre de la dépense se trouve donc réduit à 21 francs 55 centimes

pour obtenir i9 kilogrammes de poids vivant, et le prix de i kilogramme de poids vivant ressort à 1 franc 18 centimes.

Il est bon toutefois de remarquer que dans la période choisie pour obtenir ce prix de revient d'un kilogramme de poids vivant, les animaux bien lestés se trouvaient déjà dans les meilleures conditions de régime et d'assimilation.

#aata1ènie période.

Du 5 mai au 22 mai, fin de Texpérience, les deux moutons ont produit 90'', 100 grammes d'excréments mixtes.

Soit, en moyenne, 5005 grammes i)ar vingt-quatre heures pour les deux moutons, ou 503 grammes par mouton.

On a trouvé par les analyses i!i57^,688 d'azote dans les QO'^ylOO grammes d'exréments, ce qui donne une moyenne de 0,507 d'azote pour 100 des excréments mixtes.

Chaque mouton éliminait donc 12*^,690 d'azote en vingt-quatre heures par ses excréments.

La valeur argent de 2'',503 grammes produits en vingtquatre heures pour un mouton est de 0^',033, en adoptant toujours pour base du calcul le prix du guano ou des tourteaux.

ET l'eNGRAISSBMëNT DU BÉTAIL.

Tableau des pesées et analyses faites pendant la quatrième période .

DATES

S If

Mai 5

Gram.

Ul.

iiui.

* Exertfmenti trèi liquides.

Gram.

ALIME5TS CONSOMMÉS.

fiT-

Belleraves cuites.

Avoine en grains.

Son.

Gram.

Gram.

Gram.

iOOO

Menue paille.

Gram.

Refusée

Remisée

Refusée

Fin de l'expérience.

kil.

Idl.

kO.

90 EXPÉRIEIYCËS SUR L* ALIMENTATION

Analyses des aliments consommés pendant la quatrième

période.

Betteraves cuites à la vapeur, pour lOO.

Moyenne générale de toutes les analyses. . . 0,4 60

Avoine en grains.

Avoine donnée du 5 mai au 20 mai 4,720 .

Môme échantillon . 4,74

3,430 Moyenne des deux analyses. ... 4,745

Son.

Échantillon moyen, du 4^' avril au 20 mai. . 2,350

4,700 Moyenne de deux analyses .... 2,350

Menue paille.

Moyenne générale de toutes les analyses. . . 4 ,220

Les analyses qui précèdent ont fourni les éléments du tableau suivant : i

78^,660 betteraves cuites contenant 0,460 pour Azote.

4 00 d'azote donnent 4 26«%856

24*^,000 avoine contenant 4,74 5 pour 4 00 d'azote

donnent 44 4«%600

4 6'',000 son contenant 2,350 pour 4 00 d'azote

donnent 376»%000

970 grammes menue paille contenant 4,20 pour

4 00 d'azote donnent 4 4«%640

L'azote des aliments de la 4*^ période est de. 925b%096 Celui des excréments 457^^688

Différence r 467»%408

Les excréments contiennent les 49,47 centièmes de l'azote fourni par les aliments.

ET l'eNQRAISSKMENT DU BÉTAIL. 91

Le tableau qui suit donne le poids des moutons pendant toute la durée de l'expérience.

Décembre 5. Commencement de Texpé- ru. kii. kii.

rience, de 8 à 9 h. du matin. . . . : . 40,0 46;0 42,0

Décembre 26. Vendredi, 8 heures du matin. 40,0 42,0 36,0

Janvier M. Mercredi, 9 heures du matin. 38,0 4,4 33,0

2« PÉRIODE. H«60. m" 67.

kil. . kil.

Février 7. Samedi, à 9 heures du matin 43,0 45,0

— 20. Vendredi, à 8 heures du matin. . . . 47,0 48,0

Février 28. Samedi, 7 heures du matin. . . 47,0 48,0

Mars 7. Samedi, 7 heures 4/2 du matin. 49,0 51,0

— 4 4. id. 7 heures 4/2 — 54,0 52,0

— 24. id. 7 heures 4/2 — 53,0 52,0

— 28. id. 7 heures 4/2 — 53.0 52,0 Avril. 4. id. 7 heures 4/2 — 54,0 53,0

— 44. id. 7 heures 4/4 — 55,0 53,0

— 4 8. id. 7 heures 4/2 — 56,0 53,0

— 25. id. 7 heures 4/2 — 56,0 54,0 Mai. 2. id. 7 heures du matin . . . 58,0 56,0

Mai. 9. Samedi, à 7 heures 4/2 du matin. 59,0 55,0

— 49. Mardi, à 7 heures 4/2 — 58,0 58,0

— 20. Mercredi, à 7 heures 4 /a — - 59,0 58,0

— 24. Jeudi, à 8 heures du matin (6n de

l'expérience). ......... 59,0 59,0

— 22. Vendredi, les moutons ont été abattus.

L'expérience est terminée le 21 mai, et les moutons sont abattus en ma présence, à la ferme, le lendemain, après vingt-quatre heures déjeune.

Le moutou n° 60, pesant' vivant 59 kilogrammes, a donné après la mort : Pouriood«

kil. poids yiYant.

Qaalre quartiers 35,600 43,4

Suif ... 5,700 9,6

Peau et toison 8,000 43,5

Au commencement de l'expérience, le 5 décembre, ce même mouton pesait vivant &0 kilogrammes ; l'augmentation de poids a donc été de 19 kilogrammes.

Le mouton n"* 67,' pesant vivant 59 kilogrammes, a donné après la mort : pour ioo de

kil. poids vivant.

Quatre quartiers 26,840 45,5

Suif 8,700 44,7

Peau et toison 6,600 4 4,2

Au commencement de l'expérience, le 5 décembre, ce même mouton pesait /i5 kilogrammes; l'augmentation de poids a donc été de l/i kilogrammes.

On se rappelle que j'ai cherché à établir par analogie, au commencement de l'expérience, le poids des quatre quartiers, suif, peau et toison de chaque mouton ; il est intéressant de rapprocher les données fournies alors par le calcul, des données fournies directement par la pesée, après la mort.

Mouton IV 60.

* Gommeneemeiit Fin do

de l'expérionce. rexpérience. DiiBSreiiee.

Poids vivant .... 40 kil. 59 kil. 49 kil.

kfl. 1(0. ' kU.

Quatre quartiers. . . 49,428 25,600 6,472 Peau et toison. . . . 4,476 8,000 3,524

Suif 2,608 5,700 3,092

ET l'engraissement DU BÉTAIL. 93

Mouton n° 67.

Commencement Fin de

de l'expérience, rexpérieoce. Diffi^rence.

Poids vivant 45 IdL 59 kiL 4 4 kii.

kil. kil. kil.

Quatre quartiers . . . 21,856 26,840 4,984 Peau et toison. . . . 5,035 6,600 4,565

Suif 2,934 8.700 5,766

En examinant les chiffres contenus dans ces tableaux, on remarque que, pour une augmentation de poids vivant de 19 kilogrammes, le mouton n** 60 n'avait donnéque 12^,8de produits utiles, tandis que le mouton n" 67 avait donné 12^3 de ces mômes produits pour une augmentation de poids vivant s'élevant à 1 h kilogrammes.

11 y a là une anomalie qu'il convient de signaler en cherchant à l'expliquer.

Pour connaître la proportion des produits utiles formés pendant l'alimentation, j'ai dû admettre comme base de comparaison le poids déduit, par analogie, au commencement de l'expérience, afin d'établir ce que chaque mouton contenait alors de viande, de suif, de peau et toison. On comprend que cette base, qui doit se rapprocher beaucoup de la vérité, peut cependant présenter quelques incertitudes. Mais je suis disposé à croire que l'écart observé, en comparant l'augmentation de poids vivant et les produits formés pendant l'engraissement, tient aux quantités plus ou moins grandes d'excréments ou d'aliments en voie d'élaboration que renfermait l'appareil digestif des animaux, soit au commencement, soit à la fin de l'expérience.

On n*a pas tenu compte du poids de ces matières, dont la proportion varie nécessairement suivant l'aptitude de chaque animal à conserver plus ou moins de lest dans son estomac.

Connaissant d'une manière à peu près absolue le poids des produits formés pendant l'engraissement des deux moutons, nous devons rechercher la quantité d'azote que représente chacun de ces produits.

La viande des moutons a été analysée à l'état de nature.

Une première analyse donne 3,34 d'azote pour 100 de viande. Une deuxième — 3,36 —

Moyenne ....... 3,35

L'échantillon de viande analysée avait été pris au centre de la noix d'une côtelette.

Laine du mouton n° 60, le jour de sa mort :

Première analyse. 9,42 d'azote pour 4 00 de la laine en nature. Deuxième id. 9,72 —

Moyenne. . . 9,57

Laine du mouton n" 67 le jour de sa mort :

Première analyse. 7,87 d*azote pour 4 00 delà laine en nature. Deuxième id. 8,04 —

Moyenne . . . 7,94

On voit que la laine des deux moutons présente udc proportion d'azote très notablement différente.

ET L'ENGRAISSEMfiin' DU BÉTAIL. 95

On a recherché l'azote du suif de mouton.

Une première -analyse donne 0,33 d* azote pour 100 de suif. Une deuxième id 0,30 —

Moyenne 0,32

Le suif analysé avait été pris autour du rognon. Après en avoir détaché un fragment dans la partie la plus épaisse, il a été divisé autant que possible, en le hachant avec un couteau. Une légère membrane se trouvait ainsi mélangée avec la matière grasse. ■"

En appliquant les données analytiques qui précèdent aux divers produits obtenus pendant l'engraissement des deux moutons, on trouve :

Mouton w° 60.

64 72 gram.de viande contiennent 206,762 d azote.

3524 — de laine à 9,57 pour 4 00. . . 337,246 3092 — de suif à 0,32 pour 4 00 .... 9,900 6242 — excréments ou aliments non digérés dans reslomac, à 4 p. 400. 62,4 20

49000 gr. augmentation en poids vivant. Ensemble. 646,028

Mouton n« 67.

gr.

4984 gram. de viande à 3,55 p. 4 00 contiennent. 4 66,964

4565 — de laine à 7,94 pour 4 00 424,261

6766 — de suif à 0,32 pour 4 00 48,451

4 685 — excréments ou aliments, non digérés,

dans Testomac, à 4 pour 4 00. . . 4 6,850

4 4000 gr. augmentation en poids vivant. Ensemble. 326,526

96 EXPÉRIENCES SUK L^LIIlENTATION

Produits du mouton n° 60 616,028

Produits du mouton n° 67 326,526

Ensemble 942,554 azote.

Les divers produits fournis par les deux moutons pendant la durée de l'expérience contiennent donc ensemble 9/i2",554 d*azote.

Pour chacune des périodes de Texpérience, nous avons établi la diilérencQ. existant entre l'azote contenu dans les aliments et l'azote contenu dans les excréments.

Voici le relevé de ce compte de balance pour l'ensemble des quatre périodes :

Première période, au 4 4 janvier (pour 2 moutons). 218,0

Deuxième période, an 24 février (id.). ...... 725,5

Troisième période, au 4 mai (id.j 4662,0

Quatrième période, au 20 mai (id.) 467,4

Excédant total de Tazote fourni par les aliments. . . . 3072,9

L'azote fixé dans les divers produits étant de 9/i2'%5S/i., il faut admettre que 2130 grammes d'azote ne se retrouvent, ni dans les excréments, ni dans les principes fixes de l'organisme.

Cet azote a été nécessairement exhalé sous forme gazeuse par la respiration.

Cette quantité d'azote exhalé parait tout d'abord considérable, et l'on serait tenté de juger ce résultat comme inadmissible. Mais il faut se rappeler que Texpérieuce a duré cent soixante-huit jours et, d'un autre côté, il faut encore faire remarquer que les deux moutons avaient éprouvé une perte très notable de substance

ET l'eSGRAISSEMENT DU B*TA!L. 97

pendant la première période de leur alimentation : cette perte de substance était de 6 kilogrammes ; pour la récupérer, l'organisme a dû fixer une certaine proportion d'azote dont on n'a pu tenir compte, et je pense me rapprocher beaucoup de la vérité, en admettant que, sur 6 kilogrammes de substance , 3 kilogrammes constituent de la chair musculaire renfermant environ 105 grammes d'azote, à déduire des 2t30 grammes.

L'azote exhalé à l'état gazeux par la respiration serait ainsi 2025 grammes pour deux moulons pendant cent soixante-huit jours, soit 12 gram. en vingt-quatre heures, ou 6 grammes en vingt-quatre heures pour un mouton soumis à un régime très riche en matières azotées.

Je rappellerai que dans un Mémoire sur la respiration, publié en 18^9 (1), nous avons démontré, M. Regnault et moi, que les animaux: dos diverses classes dégagent constamment de l'azote, quand ils sont à l'état d'entretien : la proportion de ce gaz exhalé est aussi considérable que celle qui vient d'être déduite par la méthode indirecte.

D'ailleurs, pour ne laisser aucun doute sur ce fait, j'ai entrepris une série d'expériences, dans le but d'étudier directement la respiration de divers animaux de la ferme ; ces expériences trouveront place dans ce recueil. Je me bornerai à dire que j'ai trouvé 5*', 4 d'azote exhalé en vingt-quatre heures pour une brebis à la ration d'entretien, et /i",3 pour un mouton dans les mêmes conditions. Je tenais à signaler la concordance

(1) Annules de chimie cl dephyvque^ 3* série, t. XXVF.

K El SET. 7

98 EXPÉRIENCES SUR l'aLIMENTATION

remarquable des résultats obtenus par deux méthodes d'observation tout à fait différentes.

M. Boussingault avait déjà reconnu ce fait intéressant, que les animaux exhalent par la respiration une portion de Tazote contenu dans les aliments : en soumettant pendant plusieurs jours une vache et un cheval k une alimentation réglée, dont il connaissait rigoureusement la quantité et la composition chimique, en pesant et analysant avec le plus grand soin toutes les déjections solides et liquides, ce savant observateur a trouvé 23 grammes d'azote exhalé en vingt-quatre heures par le cheval, et 27 grammes dans le même temps par la vache (1).

Un porc de neuf mois a exhalé li^\h d'azote en vingtquatre heures.

Dans une expérience faite sur le mouton, un savant danois, M. Jorgensen, a trouvé 1^',3 d'azote exhalé en vingt-quatre heures.

Cette dernière proportion me paraît faible, mais elle peut tenir au régime ou à l'aptitude particulière de l'animal.

De son côté, M. Barrai a fait, en juillet 1849, trois expériences sur le mouton (2) . En suivant la méthode de M. Boussingault, it a trouvé successivement 2",89, 9*',38 et 6'%19 d'azote exhalé en vingt-quatre heures pour un animal dont les aliments et les excréments ont été exactement pesés et analysés pendant un espace de temps qui a varié de quatre à cinq jours.

(4) Boussingault, Économie rurale^, V édition, t. II, p. 383. (3) Statique chimique des animauXf publiée en 4 850, p. 314.

ET l'bnGEAISSBMENT DU BÉTAIL. 99

Je résume les autres faits consignés dans mes recherches.

Pour 100 d'azote mis en circulation par les aliments:

58,3 se retrouvent dans les excréments.

4 3,7 se retrouvent dans les produits fixes, viande, suif, toison.

28,0 sont exhalés par la respiration.

Ces chiffres représentent les moyennes obtenues pendant toute la durée de l'alimentation.

Dans la première période de Talimentation, on a retrouvé dans les excréments les 72 centièmes de l'azote contenu dans les aliments.

Dans la deuxième période, les excréments ne contiennent plus que les 57,7 centièmes de l'azote des aliments.

Dans la troisième période , la proportion se fixe à 56,67, pour arriver à Ù9,47 dans la quatrième période.

La force de l'assimilation, quant à Fazote, a donc augmenté très notablement et d'une manière progressive dans les trois dernières périodes.

Le tableau suivant présente la proportion d'azote et la valeur en argent des excréments mixtes fournis pendant vingt-quatre heures par un mouton à Tengrais.

Excréments

mixtes

m 24 heures.

Asote émis.

, Valeur en argent.

Première période. .

gr.

fr.

Deuxième période. .

.Troisième période .

Quatrième période .

J'ajoute ici, comme renseignements, les analyses faites pour déterminer les quantités d'eau que contenaient les

ÎOO EX1>ÉR1Ë?«CES SUR L*ALIMENTÀTION

excréments mixtes recueillis à différentes époques de Tengraissement.

On a desséché, dans l'étuve à 100% 20 gram. desexcrémenls mixtes ; voici les résultats de ces dessiccations

Dessiccation des excréments mixtes.

Eau

Résidu

Eau

RéstJu

pour 100.

pour 100.

pour 100.

pour 100*

Décembre 6.

Janvier.

Février

Janvier 2.

Mai. .

On voit que dans les excréments mixtes, la proportion d'eau a varié de 67,64 à 85,88 «omnie limites extrêmes.

Le prix d'un kilogramme de poids vivant, produit pendant l'expérience, revient à l'',13 dans les meilleures conditions d'assimilation et d'engraissement.

Pour obtenir cet accroissement de 1 kilogramme de poids vivant, les moutons ont absorbé une quantité d'aliments dosant 202 grammes d'azote.

Je n'ai pas la prétention d'avoir trouvé, dans celle expérience, les conditions les plus économiques de la production de la viande. Privés de fouiller les fourrages et la paille dans les râteliers, mes animaux n'étaient pas tout à fait placés dans les conditions normales» et l'on a vu qu'après une première période d'essai, j'avais

ET l' ENGRAISSEMENT DU BÉTAIL. 101

dû complètement modifier un régime qui amenait le dépérissement.

Les indications qui ressorlent d'observations scientifiques inspirent généralement peu de confiance aux agriculteurs praticiens : je ne pouvais partagier une si injuste méfiance, et j'ai immédiatement appliqué à l'engraissement fait dans mes bergeries les principes que ces études sur l'alimenlalion mettent en évidence.

Je repousse tout d'abord un système d'engraissement trop rapide qui n'est pas en rapport avec la force d'as^milation des animaux.

Je condamne, comme inutile et trop onéreux, Tusage des grains et des tourteaux dès le début de Tengraissement.

Avant de donner des aliments riches en azote, grains ou tourteaux, il importe de bien lester le bétail avec une nourriture abondante, mais d'un prix peu élevé.

Une ration composée de betteraves, ou mieux encore de pulpes de betteraves, avec do la paille à discrétion, m'a toujours parfaitement réussi pour amener, soit des moutons, soit des bètes de race bovine, à un état tel, qu'une très petite quantité de grains suffisait ensuite pour terminer l'engraissement.

En suivant cette méthode, j'obtiens de bons animaux de boucherie, payant leur nourriture, et laissant encore quelques bénéfices à la fin de l'opération.

Pour justifier cette pratique agricole adoptée depuis plusieurs années dans mon exploitation, j'ai cru utile de publier, à la suite de mes expériences, une série de comptes d'engraissement qui portent avec eux leur enseignement.

102 EXPÉRIENCES SUR L'àLIMENTATION

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