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CONCLUSIONS GÉNÉRALES

Le poids d'un volume déterminé de blé dépend de la méthode suivie pour le mesurer, do la densité réelle des grains, de leur forme, enfin de leur état d'hydratation.

La densité réelle des grains n'est pas généralement en harmonie avec leur poids apparent : on peut trouver que la densité ln pins élevée correspond à un des plus faibles nombres pour le poids apparent du litre; d'un antre c6té, un poids apparent très élevé peut correspondre à une densité au-dessous de la moyenne.

}js plus grandes variât ions que subit le poids apparent des blés doivent être attribuées, presque exclusivement, à la forme même du grain : ainsi le blé le plus lourd présentera une forme ovoïde ou globulaire homogène, ce qui permet aux grains de se placée plus également et en plus grande quantité dans la mesure.

La proportion d'eau dans les blés examinés varie entre 12 et 19 pour 100 comme limites extrêmes: chaque espèce Je blé paraît s'assimiler une quantité d'eau normale, qu'il retient avec une certaine affinité dans les circonstances alnios;ihénqiies ordinaires. Par une dessiccation fractionnée, le grain éprouve une contraction sensible; sa densité augmente, mais le poids

apparent du litre diminue. En absorbant tic l'eau, le grain so gonfle, la densité el le poids apparent du litre vont eu diminuant. Le grain gonflé pur une absorption d'eau accidentelle ne reprend pas son volume primitif par la dessiccation, son poids apparent et sa densité deviennent et restent très faibles.

La proportion de gluten avarié de 10,08 à 17,93.

11 n'existe aucune relation entre le poids apparent des diverses espèces de blés examinées et leur richesse en matière azotée.

La proportion do gluten paraît généralement augmenter avec la densité des blés.

Les blés durs et glacés présentent les plus fortes densités, et contiennent aussi plus de gluten que les blés tendres.

Les blés examinés ont donné de 1,77 à 2,25 de cendres; on trouve généralement réunies dans le mémo blé, avec la plus grande proportion de cendres, la richesse en gluten et la plus forte deusilé.

En prenant pour base du prix des blés leur richesse en gluten, on devrait payer 25 francs ou 15 fr. 37 c. les 100 kilogrammes d'un blé, suivant qu'il contiendrait 15,51 de gluten, comme le blé Hérisson, ou 9,54, comme certain blé anglais.

En choisissant, pour faire sou pain, un blé plus ou moins riche eu gluten, l'ouvrier qui consomme environ 2 livres et demie de pain par jour, peut augmenter sa ration quotidienne d'une quantité de matière azotée correspondant à une demi-livre de viande de bœuf.

Dans les conditions qui servent aujourd'hui de luises

aux Irausae lions commerciales, le producteur n'a aucun intérêt à livrer iiu coiist'ii]!) jeteur des blés riches en matières azotées: ces variétés de blés, ordinairement durs et glacés, appauvrissant notablement le sol, et sont presque toujours dépréciées sur les marchés, parce qu'elles fournissent une farine un peu moins hlanche que les blés blancs à écorce tendre.

L'analyse des bies récoltés à différents états de maturité montre que la quantité d'eau diminue dans le grain à mesure que la maturité augmente.

Il existe aussi une certaine variation dans les proportions de gluten contenu dans ces blés. Ces variations sont cependant peu importantes, et ne paraissent pas suivre une marche déterminée.

Dans une même variété du blé, les gros grains parfaitement développés contiennent plus d'eau et moins de gluten que les grains maigres.

Le poids de l'hectolitre de blé ne donnant que de très faibles indications sur la qualité du grain, la vente uu volume ne présente que des inconvénients.

Le Gouvernement, en établissant la vente au poids sur une base uniforme, rendrait un véritable service à l'agriculture en faisant cesser la conFusion qui existe aujourd'hui sur les marchés par l'emploi d'un système mixte.

EXPÉRIENCES

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