L'ALIMENTATION ET L'ENGRAISSEMENT DU DÉTAIL
En dehors des herbages et dos pâturages, l'engraissement méthodique du bétail donne généralement peu de bénéfice it l'agriculture.
Les animaux nourris à l'étable payent difficilement, par leurs produits, les fourrages et les grains d'une grande valeur commerciale : aussi, le fumier obtenu sur place est-il trop souvent le solde d'une opération d'engraissement bien conduite.
C'est là un fait admis en pratique par beaucoup de cultivateurs intelligents, et je dois diro que j'ai eu le regret île le voir, de temps en temps, confirmé à nies dépens par les comptes de m on exploitation.
Cette production des fumiers sur place est assurément très nécessaire; mais il conviendrait d'établir sa valeur sans l'exagérer; il serait intéressant de voir si cette valeur est en rapport avec les chances de toulcs sorles que supporte l'agriculteur qui entreprend de nourrir dans ses étables ou dans ses bergeries des animaux destinés à la houeberie.
De bons esprits sou! frappés de celte pensée que l'animal h l'engrais doit recevoir le plus promptement
EXPÉRIENCES SUR l' ALIMENTATION. 61
possible mie ration alimentaire suj<éi'ieiire à s;i raliuu (l'entretien ; ils admettent comme un principe que l'en— graissemenl ne peut tire avantageux qu'à la condition d'être mené très rapidement. Suivant ce principe, les animaux reçoivent donc, des le début, d'abondantes rations de grains, de tourteaux, de fourrages.
J'ai moi-même pratique celte méthode, mais sans obtenir tous les avantages qu'elle semble promettre.
Ou ne lient pas, suivant moi, assez compte de cette loi physiologique qui tend à maintenir l'équilibre dans l'économie animale. Par les sécrétions, la nature s'oppose nécessairement à un engraissement trop rapide. Tandis que l'animal absorbe une ration alimentaire abondante, supérieure à sa ration d'eiiiretieu, ses différents organes ont pour fonctions d'éliminer les éléments de celle alimeiilalioa exagérée, et qui sans doute n'est pas eu rapport avec la force d'assimilation, qu'on ne peut augmenter à volonté.
Pour arriver à bien apprécier toute l'influence de celte force de l'assimilation, pendant l'engraissement du bétail, on est tout naliii'elleincnl amené à chercher un moyen d'élablir un compte de balance entre les principes élémentaires mis en circulation pendant l'alimentation, les principes assimilés ou fixés, et les principes qui sont éliminés, soit à l'élal d'excréments, soit à l'étal de gaz, par la respiration.
Parmi les piincipes élémentaires qui se retrouvent dans les aliments, dans les evenimeuls ou dans les tissus, l'azote est celui qui possède la plus grande valeur. }a$ engrais les plus azotés sont incontestablement les plus
(î2 expériences sur l'alimentation
fertilisants, et c'est il leur richesse- on iizofc qu'il faut attribuer le prix élevé des tourteaux et des groins.
On devait espérer trouver i|uek;ues indications utiles pour la pratique agricole, en étudiant pendant un temps assez long, les différentes transformations que l'animal à l'engrais fait subir aux matières azotées.
Les beaux travaux de M. Boussingault avaient ouvert la voie : je pouvais donc suivre cette voie avec confiance, et j'ai entrepris une série d'expériences dans le but de rechercher les conditions cconui))ii|ues de la production de la viande.
EKPElUENCES SC F! LES MOt TONS.
Le vendredi 5 décembre 1856, on a pesé cinq moutons nés à la ferme au mois de mars 1855; ils avaient été choisis dans le troupeau aussi pareils que possible.
Ils étaient tous cinq praluits d'un second croisement de la race de la Cbarmoise.
Le poids des cinq moutons était ensemble de 208 kil., soit en moyenne Z|i\6ÛO par tète.
Le mouton n' 60 pesai! seul 10 kilog.
— n° 67 — iS
Ces pesées ont été faites enlre huit et neuf heures du malin, avant que les moutons aient reçu aucune nourriture. Les animaux étaient donc à jeun depuis la veille au soir.
et l'engraissement du bétail. 63 Immédiatement après cette pesée, les trois moutons
portant les n"' 60,67 et 7t ont clé placés dans une petite
bergerie disposée pour l'expérience.
Les deux moutons portant les n°" 62 et C8 ont élé
abaltus ce m6me jour à trois heures devant moi, à la
ferme:
Voici quels ont été les produits de chacun de ces moulons après l'abatage;
Mouton n° 62.
Poids vivant, 3 S kilogrammes Poids des quatre quartiers .
Pism cl toison avi'i' pattes fsai
La moyenne des produits fournis par les deux moulons abattus est pour 100 de poids vivant :
En prenant pour base lu moyenne des produits fournis ar les deux moutons nbailus le 5 décembre, on peut
G!\ EXPÉRIENCE sur l'a liment ation
admettre que les trois moutons o" 60,07 et 71 mis eu
expérience auraient donné ce infinie jour :
I.esqoatre quartiers. . . <9",iî8 Î1",856 20", 339 Peau cl loison 4 176 S 03j i 699
Les moutons ainsi pesés ont été placés sans litière sur
carrelage, et ce Ciin-i'luge était lui-même gratté quatre fois par jour avec une palette de Fer pour rassembler les excréments solides et les réunir aux urines.
Les animaux ont pu rester ainsi pendant plus de cinq mois sans litière dans un élut de propreté convenable.
D'un aulie côté, les aliments donnés aux moulons étaient exactement pesés et analysés. On les déposait dans une profonde mangeoire de zinc pour éviter lonta perle.
Avant de donner une nouvelle ration, on avait soin d'enlever lus aliments non consommés. On pesait et on louait comple de ces résidus do manière à établir le poids exact des alimenta réellement absorbés.
ET 1.' ENGRAISSEMENT UtI BÉTAIL. 65
ProCÈdi! nnaljllquc.
Pour éviter les lenteurs et les inconvénients de la dessiccation, toutes les analyses d'azote ont été faites en mêlant directement avec la chaux sodée des excréments mixtes en nature, bien mélangés et réduits à l'état de pâle dans un mortier de porcelaine.
La matière à analyser est placée dans un petit flacon ii large ouverture bouché à l'émeri, dont on prend le pnids; au moyen d'une spatule de platine on extrait ensuite du flacon la quantité de matière nécessaire pour l'analyse, et l'on procède à une nouvelle pesée. La différence entre les deux pesées donne le poids des excréments à analyser, que l'on divise au moyen de la spatule de platine dans la masse alcaline.
Ce mélange se fait très bien en disposant la chaux sodée dans un petit entonnoir de verre, dont l'orifice est bouché par un tampon d'amiante. Ce tampon cède ensuite très facilement en le poussant légèrement avec une lige de cuivre que l'on enfonce dans l'entonnoir, et le mélange tumbe ainsi doucement dans le tube à combustion.
Comme les excréments en nature contiennent une . très grande proportion d'eau, il est nécessaire, pour éviter l'absorption pendant la combustion, d'ajouter à la chaux sodée qui doit remplir le tube 1 gramme d'un mélange de suere et d'acide oxalique à parties égales, line production constante de gaz permanent rend alors la marche de l'analyse tivs régulière, cl aucun accident n'est plus à craindre.
6G EXPtaiiiNCEs sur l'alimentation
Pendant le mélange di:s excréments frais en nature avec la chaux sodée, il se dégage toujours une petite quantité d'ammoniaque; l'odeur en est sensible : il y a là une certaine perte qu'il ne parait pas possible d'éviter en procédant de cette manière. Il m'a donc paru nécessaire de coi n parti- les résultats analytiques fournis par celle méthode, avec ceux que l'on obtiendrait en procédant à la combustion par l'oxyde de cuivre, pour recueillir l'azote à l'état gazeux, suivant la méthode des volumes.
C'était le seul moyen do savoir si cette perte d'ammoniaque est ou non de quelque importance.
Les analyses qui suivent ont été faites dans ce but.
Coriipi.iiv.iif.o>i /tes résitlt'.tts fournis par les deux méthodes analytiques.
i° Excréments pesés le lundi 22 décembre 1856. On a trouvé pour 1 00, excréments en nature :
2° Excréments pesés le mardi 23 décembre 1856. On a trouvé pour 100, excréments en nature :
6,730 azole, combuslion ]jar [a rhaui sodée.
0,890 azote recueilli à l'état de gaz.
0,(60 différence entre leideus analyses.
On voit, par la comparaison de ces résultats analyti-
Et l'engraissement du bétail. 67 ques, que la méthode des volumes dorme une proportion d'azote un peu supérieure à celle que fournit la méthode de combustion par la chaux sodée.
Toutefois la différence doit Être au-dessous d'un millième, si l'on lient coinptedes difficultés que l'on éprouve à débarrasser l'azote gazeux de tout mélange de gaz nitreux.
En opérant avec un tube de 80 centimètres de longueur, et maigre sou passage sur une longue colonne de cuivre métallique, le gaz obtenu dans les analyses qui précédent avait une odeur nitreuse prononcée et se colorait même légèrement a l'air.
J'avais déjà remarqué plusieurs fois que les urines analjsées à l'étal liquide par l'oxyde de cuivre fournissent tout particulièrement des gaz nitreux.
J'admets donc qu'en procédant directement à l'analyse des excréments en nature par combustion avec la chaux sodée, en prenant les soins indiqués, on obtient dos résultats aussi exacts que possible.
Cette méthode simple et facile a été appliquée à l'analyse des aliments secs ou humides.
Je rappelle que la proportion d'ammoniaque obtenue par la combustion des matières avec la chaux sodée est déterminée avec l'acide sulfurique titré et normal, ainsi que l'a indiqué M. l'éligot {Comptes rendus des séances de l'Académie des scwiir.es, t. XXIV, p. 550).
Pour s'assurer que le mélange de chaux sodée employée dans les combustions ne peut pas fournir de l'ammoniaque, on a brûle 1 gramme de sucre blanc et d'acide oxalique mélangés à parties égales.
t!8 EXrtaiBNCfS SUR I.' ALIMENTAT ION.
Avant la combustion, le litre des 111 centimètres cubes d'acide sulfiiri(|ue normal «tait à 43,2.
Après la combustion, le titre est encore à 43,2.
Il n'y a donc pas eu d'ammoniaque formée pendant la combustion du mélange île sucre et d'acide oxalique avec la chaux sodée.
Enfin, pour montrer la concordance des résultais Fournis par le procédé analytique, je consigne deux analyses d'un même échantillon d'excréments mixtes.
1" analyse ; 2","212 excréments en nature ont donné 0,0098 azote; soit 0,444 azole pour 100.
^'analyse : l sr ,44"2 mêmes excréments ont donné 0,0072 azote; soit 0,505 azote pour 100.
La différence entre les deux analyses est. donc seulement de 0,06 azote pour 100 de matières.
L'expérience, coin niencée le ô décembre IfiiiG et prolongée pendant cent soixante-huit jours jusqu'au 21 mai 1857, est divisée en quatre périodes, afin de suivre mieux les résultats.
La première période comprend quarante et un jours, du 5 décembre 1856 au 14 janvier 1857.
Le tableau suivant indique :
1° Le poids des excréments mixtes pesés chaque matin à huit heures ;
2° La quantité d'azote trouvée pour 100 d'excréments en nature;
3" Le poids total de l'azote émis chaque jour dans les excréments;
h" Le poids des aliments consommés.
El L ENGRAISSEMENT DU BÉTAIL, 69
Première pâ-iwb: , du adècunibre au 14 janvier 1857.
et l'engraissement du bétail. 71
Analyses tlex ir/it»(-iits •■o?is»JHM!< ; i /im-titiii la première
période.
BeUeracet cuila ù la tapeur, pourlôo.
Données le !3 décembre 0,lï3
— 2i ïd 0,137
— Ij»ntier O.ïlO
— (0 id 0,110
— (3 id 0,136
Moyenne des sii analyses 0,13e
Échantillon moyen nu îi décembre 1 ,6Ï1
Même échantillon (avoine moulue) 1,60t
Échanlillon moyen ou 6 févrior 1 ,690
Moyenne des quatre analyses ... 1 ,63S
Échantillon moyen jusqu'au îî décembre. . !,lfiK
Le mémo échantillon S,0B0
id. Ï,t36
id. 3,370
l ., i[3iiiLl:i-iL moyen jusqu'au B janvier. . , . S,i10
Échanlillon moyen jusqu'au 2,1 janvier . . , 2,330 46,911
Moyenne dos sept analyses .... 2,371
On déduit de ces analyses que les aliments consommés co t» lion n eut 1 161",ft76 d'azote :
72 ËXPËilIliNClïS Slil i.'ai-imksïaïws
&6',Î60 liclloravoa cuites à 0,436 pour 100 d'aiole
S5*,330 son à 2,274 pour (00 d'azote donnent . . 573"', 52 1 28 k ,6O0 avoine en grains ou moulue à 1 ,610 pour
(00 d'aiote donnent i69*',oS0
Àiole total des alimenta (161", 876
Pendant celte mémo période de quarante et un jours, du !) décembre au \!i janvier, les trois moutons ont produit 111VJ35 d'cxcrémcnls mixtes; soit eu moyenne 2730 grammes par vingt-quatre heures pour les trois moutons, ou 910 grammes pour un mouton.
On a trouvé par les analyses 835",590 azole dans les Hl*, 935 d'excréments, ce qui donne une moyenne de 0,716 d'azote pour 100 d'excréments mixtes.
Chaque mouton éliminait donc 6 ,r ,788 d'azote en vingt-quatre heures par ses excréments. 100 grammes d'azote à l'état do guano ou de tourteau ayant une valeur commerciale de 20 centimes, les 0 ! ',788 d'azote contenus dans les tMO grammes d'excréments fournis chaque jour eu moyenne par un mouton, doivent figurer dans le compte d'engraissement pour un prix de 0",018.
En résumé, on trouve pendant celte première période de l'expérience pourtrois moutons, en quarante et un jours :
i'tiiilslii'.iil lin I'.'.jjiIl; rUnsh'B )!::i:'ii 5 iTllâOlïmit'S. 1 t6l ! ',S7S Poids de l'azote dans les excroraenta ...... 835»', 590
Los excréments coiilumneul les 72 centièmes de l'azolc ingéré dans les alimenls; les 28 centièmes qui cotisti-
ET l'kNGHMSSEMIÎTT DU DÉTAIL. 73
tuent la di fli 'tcu ce de :i^f> grammes d'azote indiqués plus haut, doivent se retrouvof dans les lissus animaux produits, à moins que cet azote n'ait été exhalé à l'État gazeux par la respiration.
Le (toute ne paraît pas possible pour cette première période de l'expérience. Le poids des trois animaux a très seiiHibleiuenl diminué, ainsi q;ie l'indique le tableau des pesées l'ailcs le 'J'i décembre et le l.'i janvier.
Une production de substance azotée ne pourrait s'expliquer avec une pareille diminution de poids, et il faut bien admettre que la respiration seule a éliminé à l'état gazeux 1« 3-2l> grammes d'azote qui constituent les L 2S centièmes de l'azote contenu dans les aliments.
Sans tenir compte du poids vivant perdu par les montons, on trouve que la proportion d'azote exhalé serait donc de 3ïl'< grammes en quarante et un jours pour les trois montons; soit 2 S ',G d'azote ou 2 litres environ par mouton en vingt-quatre heures. Mais cette proportion d'azote exhalé a dit nécessaire rue ni s'augmenter encore par la perle de substance que les animaux ont éprouvée pendant celle période.
Poids di t moulons mi I i jaiwfcr.
Décembre 5. Commencement de l'en- n" 6(r. n" 67. n° 71.
Décembre 26. Vendredi, « heures du
matin tO',000 i2",O0O 36 l ,G0O
Janvier 14. Mercredi, !i heures du
matin SS'.OOO »l",0M ÎS',000
Différence en perte 2',O00 i'.OOO 9*, 00»
On voit que depuis lu commencement do l'expérience,
7Ù EXPÉRIENCES sur l'm.imentatioh
en quarante ci un jours, les trois moutons avaient perdu ensemble 15 kilogrammes Je leur poids vivant. Pour un seul de ces moutons, le n* 71 , la perte s'élevait à 9 kilogrammes.
Ces indications si précisas de la balance étaient d'ailleurs confirmées par l'aspect et le maniement des animaux : ils mangeaient sans se remplir, le liane restait creux, la laine était piqué-.; il importait donc de changer au plus vite un régime qui amenait lu dépérissement et une perte du substaneu. .
On ne pouvait songer il augmenter la ration d'avoine en grains ou relie des betteraves cuites, puisque, pour ainsi dire, à chaque distribution, les moulons laissaient une partie assez notable de ces aliments. Le son était seul entièrement consommé, et je me proposais de l'augmente]', lorsque l'instinct des animaux, me révéla ce qui manquait essentiellement à leur régime.
Le jour où on les conduisit à la balance, les moutons trouvèrent sur leur passage un lien de paille qui traînait dans la cour de la ferme. Ils se jettent, comme des affamés, sur cet aliment qui, ordinairement, leur parait peu Friand, et le lien de paille est dévoré en quelques instants.
En réfléchissant à cette révélation de l'instinct même des animaux, je n'ai plus hésité à introduire la paille dans la ration journalière. On lui attribue généralement une valeur nutritive presque mille : mais comme on le verra par le reste de ces expériences, elle joue cependant un rôle très important dans l'alimentation des ruminants.
et l'engraissement du bétail 78 Il ne suffît pas de fournir à ces animaux une nourriture riche ru principes aliimmlaires, il faut encore que les rations (.'■■nilicniictit île* aliments oeeupanl un certain volume, [îrésenliiiil. cerlabics finîtes, pour remplir et lester les cavilés dont su compose l'appareil digestif.
M. Bousshigaiilt avail appelé l'utleution des praticiens sur l'importance du lest dans la composition des râlions.
Mes expériences viennent confirmer de tous points ses intéressantes observations.
lé ri ode de l'alimentation des 67 reçoivent régulièrement, betteraves cuites, le son et ons de menue paille de blé.
x regagnent en très peu de perdu, et leur engraissement
i*71, était rentré dans la ber-
ipfil avait perdu (I kilogrammes (le son punis primitif. Les moutons avec lesquels il était on expérience l'avaient pris pour victime, ils lui donnaient de violents coups de tète, et lui arrachaient même la laine sur io dos. Le pauvre animal, soustrait à tous ces mauvais trailemeiils et remis au seul régime d'entretien (paille et fourrage), n'a pas tardé à se rétablir.
Le 30 janvier, il avait repris 7 kilogrammes, et pesait seul 40 kilogrammes.
76 KXPËBlKNCtS SIIII I.' ALIMENTATION
Du l/i janvier au '21 février, les deux moutons en expérience nul pimluil Wi2\HKl grammes d'excréments mixtes, soit on moyenne, 3", 742 grammes par vingt— quatre heures pour les dons moutons, ou 1871 grammes par mouton.
On a trouve pour les analyses, 9S(V ;, ,3:î3 d'azote dans les 142', 191) grammes d'excréments, re qui donne une moyenne de 0",G93 d'azote pour 100 d'excréments mixtes.
Chaque mouton éliminait doue, 12", %G d'azote en vmgt-quafro heures par ses excréments.
La valeur en argent de 1871 grammes d'excréments produits en vingt-quatre heures pour un mouton est de O",034, en prenant pour terme de comparaison le prix du jruano ou des lourteaux.
Suit le tableau qui donne le détail des pesées el des analyses faites pendant l;i deuxième période.
et l'enghmssëueyt du bétail.
ao'â