‹ Recherches pratiques et expérimentales sur l'agronomieChapitre 51 sur 71 · BERGERIES ET ÉTÀBLES MOBILES · texte numérisé non relu

BERGERIES ET ÉTÀBLES MOBILES

J'ai fait précéder les recherches agronomiques qui forment l'objet lie celte publication d'une inlrodiicliuii où j'ai parlé des changements dans lesquels m'avait en traîné l'instaliiUinii d'une distillerie au milieu dénia culture.

Les nombreux bestiaux que les résidus de cette fabrication permettent de nourrir, et l'engraissement auquel je nu; suis livré il partir de cette époque, m'nlilbeaicul à des constructions de bâtiments qui ne laissaient pas que d'Être coûteuses, et auxquelles je ne me décidais que difficilement et dans des limites iiussi restreintes que possible. D'ailleurs les pailles recueillies sur mon exploitation étaient en quantité insuffisante pour fournir les litières du grand nombre d'animaux que je pouvais entretenir pendant la saison d'hiver. Je me trouvais donc placé en présence d'une double difficulté. C'est en cherchant sa solution que j'ai imaginé les pares mnbiles dont je donne le dessin et la description.

Un coup d'œil rapide suffit pour comprendre le but que je me suis proposé, et saisir les détails de la construction do ces abris montés sur quatre roues, mis en mouvement par une simple corde enroulée autour d'un

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treuil, qu'un enfant peut mouvoir, et qui permettait de parcourir et de fumer un champ avec plus de facilité que ne le fait un berger pendant l'été en transportant les claies de sou paie à montons. J'ai indiqué les dimensions auxquelles je me suis arrêté. J'enferme jusqu'à 50 moulons entre les cloisons de chacun de nies parcs mobiles. Des mangeoires placées tout autour et fermées extérieurement par une simple planche montée sur charnière, permettent d'alimenter les animaux sans pénétrer dans l'intérieur. La maison tout entii'-re est e iiangiV de place deux fois par vingt-quatre heures, comme le [tare d'un berger, eu entraînant dans son facile mouvement le bétail qu'elle contient, et qui obéit au bout de peu de jours avec une discipline parfaite.

J'ai commencé à me servir de ces abris pour les moulons auxquels la nature a donné un si chaud vêtement, qui leur permet de ne redouter sérieusement que les pluies longues et continuelles, et nullement les grands froids. Je parle évidemment des moutons à laine commune, à tempérament rustique, et nullement des espèces à laine fine, auxquelles les sols humides sont nuisibles et qui sont facilement sujettes à la maladie connue sous le nom de piétin. Je n'ignore pas en effet que l'objection faite par les cultivateurs à mes pares mobiles sera d'exprimer des craintes sur la santé des animaux abrités, il est vrai, contre la pluie, mais exposés, par contre, à toute l'humidité du sol. Je ne puis leur répondre à cet égard que par le témoignage de ma propre expérience et par le succès que j'ai obtenu. Mes animaux sont restés sous ces abris pendant desnuits dont

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