‹ Recherches pratiques et expérimentales sur l'agronomieChapitre 53 sur 71 · BEBUEBIES ET ÉTABLIS MOBILES · texte numérisé non relu

BEBUEBIES ET ÉTABLIS MOBILES

biles permettent rie les remplacer un il (lin outrant leur inutilité, ce sera assurément un dégrèvement considérable pour la propriété foncière.

Au point de vue du cultivateur, les avantages sont encore beaucoup plus importants; mais avant de les mettre en relief, je dois faire connaître l'opinion des agriculteurs de la Normandie, et probablement d'une grande partie de la France, sur la question si complexe dus litiL'ivs i.'l de lii lidiNK: nmt'ection. des fumiers.

Les agriculteurs admettent volontiers aujourd'hui que le fumier csl l'élément capital d'une bonne culture, mais ih ci.in.ii Lièrent que la paille est la base du fumier; et passant de l'esprit des fermiers dans celui des propriétaires, cette conviction s'est accréditée au point que la plupart des baux portent interdiction de vendre uneseule botte de paille, parle motif que les paillos peuvent seules rendre au sol la fertilité si nécessaire pour continuera produire d'abondantes récoltes. Cependant la paille n'est, à vrai dire, que l'eNci|iient. lu lésciviiiMlcseugraisqu'olle reçoit et qu'elle absorbe ; elle n'offre que peu de richesse intrinsèque, et sans vouloir prétendre que par elle-même elle est incapable de pouvoir ajouter quelque chose aux éléments mis en œuvre dans le phénomène de la végétation, il n'en est pas moins vrai que le cultivateur qui se bornerait à étendre sur ses champs les pailles qu'il a pu recueillir, n'ajouterait que bien peu à la fertilité du sol.

Le propriétaire redoute avec raison l'épuisement qu'un mauvais laboureur peut amener dans la terre qu'il cultive, mais il se fait illusion en se croyant garanti par l'itilerdicliuu d'expoi'lur les pailles. Dans notre opinion,

168 BIBGBEUB m établis uobllks.

il agirait avec une sagacité beaucoup plus grande en déterminant le minimum du poids vivant des besliauv que son locataire sera tenu d'entretenir annuellement sur les terres affermées. La proportion des bestiaux entretenus par chaque hectare est encore la meilleure base pour assurer la richesse d'an sol et la prospérité agricole du pays. C'est pourquoi je fais des vœux pour que les propriétaires, persuadés de celte vérité, abandonnent dansleurs baux les clauses restrictives qui concernent les pailles, et fjui n'ont, à mes yeux, aucune portée.

Les cultivateurs se sont-ils d'ailleurs rendu bien compte des mains-d'œuvre énormes que représentent les pailles dispersées en litière sous les animaux', sorties à grands frais des étables pour Être concentrées dans les fosses à fumier, arrosées avec le purin, remaniées souvent plusieurs lois, charriées dans les champs, ot enfin répandues également sur le sol au prix do nombreuses journées de travail? Mes bergeries mobiles suppléent à toutes ces façons coûteuses. On sait eiicurc que pendant la confection des fumiers, les fermeutatious, les lavages t'ont perdre une portion notable des principes fertilisants, tandis que l'engrais déposé par les

médiatemeut, l'ait corps avec lui élue laisse ainsi perdre aucun de ses principes actifs.

Entravés comme moi par le défaut de litières, quelques cultivateurs ont voulu remplacer la paille par des matières terreuses, aussi desséchées que possible et susceptibles d'absorber facilement ; mais tout le monde

BERGERIES KT ÊTABLES MOHLLLS. 169

n'a |>as les lèvres convenables pour un pareil usage, et les frais de main-d'œuvre, ainsi que les difficultés d'épandage t|ue j'ai déjà signalées, doivent peu encourager à admettre un pareil système.

On a disposé aussi des planchers sur lesquels nous avons vu, dans une exploitation voisine de la nôtre, les animaux commodément installé et dans le meilleur état de santé. Mais cette combinaison a une grande partie

également U

Une maison mohile, formée de cloisons de plaïu-ln. 1 *, un jiarc roulant et couvert, telle est la meilleure solution que nous ayons rencontrée après l'avoir longuement cherchée avec la conscience des fécondes conséquences qu'elle renfermait et que nous venons d'indiquer.

Ces constructions destinées à servir d'abri aux bestiaux sont montées sur quatre roues de fonte ; le toit et les parois sont de bois de sapin léger. Les dimensions moyennes données ii ei.'s l'taUles .sont (> mètres de c<*i lésur 1",S0 de hauteur au niveau du rampant du toit. Chacune des faces porte une mangeoire; aux deux pignons se trouvent de petites fenêtres pour donner du jour et de l'air.

Le dessin de la planche I indique ces diverses dis—

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