Recherches pratiques pour servir à l'histoire des maladies de l'oreille
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(Itabd, t. t, p. I J8.)
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(KsÀiiBii, p. 353.)
Notre but, en commençant cette publication, n'était comme nous le disions dans un précédent travail (1) que d’éveiller l’attention sur un point encore obscur et peu cultivé de la pathologie humaine.
Celte sorte d’esquisse nous a offert quelques observations recueillies sous les auspices de M. Rayer en 1 848, et encore neuves, par la dissection complète des organes malades et les lésions remarquables qui nous ont été révélées.
Ce n’était, du reste, que la reproduction d’une lecture faite à la Société de biologie, cette même année, avec les pièces à l’appui.
La discussion qui s’éleva, lorsque ce premier travail parut (2),
(i) Gaz. Jes hop , 1848.
(a) Voir Gaz. Jes hdp., i et ifi janvier :85r.
UKh. DK I.’onF.II.I,l.
m’imposail l'obligaiioii de poursuivre la lâche que je m’étais imposée.
Mais les circonstances favorables qui, en général, ne manquent guère dans les hôpitaux, ne sont cependant pas encore, comme on pourrait le croire , très-fréquentes ni très-faciles pour ce genre de recherches.
Toutefois, secondé par quelques-uns de mes collègues qui ont bien voulu, les uns m’envoyer des pièces avec des notes, les autres me faire prévenir en temps opportun, j’ai pu rassembler sept nouvelles observations.
Elles ont ceci de précieux qu’étant le corollaire les unes des autres, elles se font une suite toute simple en montrant les différentes phases de la maladie.
Ce travail excilera-t-il, comme le premier, de nouvelles et bien vives susceptibilités? Je n’en ai ni la crainte ni le désir.
Cependant iM. Ménière ayant déclaré que nos recherches n’avaient rien d’original et que notre travail était « fait et parfait » depuis longtemps, nous étions en droit d’attendre les preuves de cette assertion.
Aucune preuve n’ayant été apportée, et même la discussion ayant montré (1) que rien de semblable n’avait été publié, nous nous reposions de bonne foi sur l’assertion émise, à celle époque, dans une lettre où la sévérité de la critique est bien compensée par l’aménité du langage.
Nous avions aussi l’espérance de voir paraître quelques-unes des cent cinquante observations promises, en opposition aux trois faits anatomiques et réels qui composaient notre petit mémoire.
Trois années se sont écoulées et les cent cinquante observations de rochers examinés minutieusement par mon honorable adversaire ne sont point encore sorties des carions.
Je sais bien qu’il est permis de croire qu’elles paraîtront un
jour.
(t) Voir Gaz. des luîp., r4 el i6 janvier i85i.
Soit. Mais encore est-ce là une question bien difficile à résoudre; mieux vaut donc ne rien préjuger et s’en rapporter au temps.
Après tout, nous n’oserions réellement pas dire qu’elles n’ont pas été publiées quelque part, par exemple dans le Moniteur unioertel et peut-être dans un autre journal non moins scientifique. Cependant, nous n’avons pu jusqu’ici découvrir qu’une lettre sur la surdi-mutité, écrite à l’époque où cette question était à l’ordre du jour (1).
Ceci posé et bien entendu, et n’ayant trouvé nulle part les cent cinquante observations, nous allons publier sept nouvelles dissections seulement.
Nous reprendrons donc lentement le cours de ce travail, et nous exposerons, peu à peu, les faits nouveaux que nous pourrons recueillir.
Du reste, l’éveil avait été donné, pour ainsi dire, et nous avons trouvé quelques essais du même genre (2) dans un travail allemand, publié à Francfort, la même année, parC. Passavant.
Les observations de cet auteur viennent confirmer nos propres recherches (8).
Je citerai , en leur place , le nom des personnes qui m’ont donné des pièces ou des notes, ou qui ont assisté à mes dissections. Les observations sans indication ont été recueillies par moi-même pendant mon internat.
Nous reproduirons d’abord notre premier mémoire qui n'est, à vrai dire, qu’une introduction à celui qu’on va lire.
(i) \o\T Moniteur universel üa, 5 niai i853.
(a) Lésions de ^appareil auditif dans les fièvres typhoïdes.
(3) Anal, path., Belund des ionereii Obresam typhus Verslorbener. (C. Passa- \aot à Froucfort Zeitschr. f. rat. mediciu. vm, et a.)