‹ Recherches quantitatives sur le Chlore et le Soufre dans l'organisme de quelques vertébrés et invertébrésChapitre 12 sur 21 · C. Le soufre dans le foie, la rate et les reins · texte numérisé non relu

C. Le soufre dans le foie, la rate et les reins

. Les teneurs p. 100 en soufre du foie et de la rate, chez le sujet de SCHULZ?, étaient, respectivement, de 0,2435 et 0,1598 pour la substance fraîche, et de 0,9608 et 0,7799 pour la substance sèche.

DEXNXSTEDT et RUMPF # ont trouvé les valeurs extrêmes suivantes pour la teneur en soufre du foie, de la rate et des reins chez l’homme :

Organes Max. Min.

UE Hole LR 0 2080 0,0905 Soufre dans 100 p. | Re ui FES mer At A RTVO TO) O,1243

de subst. fraiche 3 25 +3 RÉMS APR RENTE 020 0,1097

Neris sciatiques, brachiaux et de la queue de cheval mélangés. BAS CHUPz Aloe cu) 3 D'après ALBU et NEUBERG (loc. cüt.).

Nous avons encore à signaler un travail de KRüGER 1 qui est, en grande partie, consacré à l’étude des modifications de la teneur en soufre des organes pendant la période foetale. Nous relevons seulement quelques chiffres qui peuvent avoir de l'intérêt ici. Ces chiffres se rapportent aux cellules, soit hépatiques, soit spléniques, isolées par un procédé spécial de dissociation.

Soufre dans 100 p. de cellules hépatiques fraîches

Max. Min. Moyenne NC LE CR 0,108 0,154 0,177 POSTE MEN OL TEE 0,185 0,161 0,175 NACRE De ue < 0170 0,107 OL7S HG IE re. 0,268 0,214 0,241

Soufre dans 100 p. de cellules spléniques fraîches

Max. Min. Moyenne NCA RL Dee MER EA 0,182 0,157 0,172 JÉROSEA LAMT SE NORIENAE 0,204 0,166 0,183 NÉTOUTSS ER RNTARREe 0,206 0,182 0,108

Nous n'avons pas rencontré dans la littérature de chiffres de la teneur des reins en soufre.

Nous avons étudié la teneur en soufre du foie chez le chien, le chat, le lapin, le cobaye, le coq, la grenouille, le chevaine (poisson) et l’escargot ; celle de la rate chez le chien, le chat, le lapin, le cobaye ; et celle des reins chez le chien, le chat, le lapin,.le cobaye et le coq.

a) Le soufre dans le foie.

L'examen du tableau X permet de constater qu'il y a des écarts individuels notables dans la teneur du foie en soufre, même chez des sujets ne présentant pas de grandes

1 F, KrüGEer, Ueber den Schwefel und Phosphorgehalt der Leber-und Müilzzellen in verschiedenen Lebensaltern. Zeëtschr. Î. Pro RSR IAIN ME ET) 400 805"

So

différences d'âge. En faisant les moyennes pour la série des chiens divisés comme précédemment (voir p. 47), nous avons les valeurs suivantes : ’

Chiens jeunes Chiens adultes:

SUN Aie 0,242 0,266 S. dans 100 parties de foie | 0,883 Dour

Il y a donc une légère augmentation de la teneur en soufre avec l’âge, aussi bien pour la substance fraîche que pour la substance sèche.

Nous donnons maintenant l’ordre dans lequel se rangent les espèces suivant la teneur croissante en soufre du foie :

Espèce S °}, Foie frais Espèce S ‘/, Foie sec. Escargot 0,151 Escargot 0,574 Cobaye 0,187 Chat 0,723 Lapin 0,197 Cobaye 0,763 Poisson 0,227 Poisson 0,789 Grenouille 0,246 Lapin 0,821 Chat 0,249 Chien 0,920 Chien 0,254 Coq 0,970 Coq 0,269 Grenouille 1,010

Faisons remarquer que la teneur du foie (hépato-pancréas) d’escargot, est inférieure à toutes les teneurs moyennes et même à toutes les teneurs individuelles de foie de vertébrés.

b) Le soufre dans la rate.

Aucun autre organe mieux que la rate ne présente des variations systématiques dans la teneur en soufre avec l’âge. En effet, que nous nous adressions, chez le chien, à l'organe frais ou desséché, nous constaterons une augmentation progressive de la teneur en soufre total avec l’âge. Si nous prenons la rate d’un chien de 4 jours et celle d’un sujet de 8 ans, la différence dans la teneur est de 23 %, dans

a NE OR

id e “À . . .

V’organe sec et de 36 %, dans l'organe frais. Voici les valeurs moyennes pour nos deux groupes de chiens :

Chiens jeunes Chiens adultes fraîche 0,10:

S. dans 100 p. de rate | ï »195 0,247 | sèche 0,920 1,093

Le fait que cette augmentation intéresse à la fois l'organe frais et l'organe sec est dû aux faibles variations du coefficient d'hydratation. Notons que la teneur en phosphore présente des variations exactement inverses 1.

Le tableau ci-dessous renferme les données relatives aux variations de cette teneur suivant l’espèce :

Espèce S °/, Rate fraîche S °/, Rate sèche Cobaye 0,173 0,766 Lapin 0,230 0,935 Chat 0,235 0,983 Chien 0,247 1,093

c) Le soufre dans les reins.

Le nombre restreint d'analyses de reins que nous avons faites (en tout, 10 analyses chez 5 espèces différentes) ne permet guère de tirer des conclusions bien fermes. Bornonsnous à faire remarquer que, chez les chiens et coqs d’âges différents, la teneur en soufre des reins desséchés diminue quand l’âge augmente. Pour les reins frais, la variation avec l’âge n’est pas constante d’une espèce à une autre. Chez le chien, nos trois chiffres indiquent une variation inverse de celle notée pour la substance sèche.

D. Le soufre dans les muscles squelettiques et dans le muscle cardiaque.

On trouve dans la littérature de nombreux documents sur la teneur des muscles squelettiques en soufre. Nous avons

1 H. MAURICE (Loc. cit., 177)

pi —

réuni les plus importants dans le tableau XIT (analyses de: BuNGE ! SCHULZ et KATZ®):

Pour le cœur, nous n'avons qu’une détermination à mentionner : 0,159 %, dans la substance fraîche, correspondant à 0,7916 ®, dans la substance sèche, d’après SCHULZ.

Si l’on jette un coup d’œil sur le tableau XÏ, qui contient nos déterminations personnelles, un fait frappe immédiatement, en comparant les deux genres de muscles analysés : le cœur présente constamment une teneur en soufre inférieure à celle des muscles du squelette, qu’il s'agisse de la substance fraîche ou de la substance sèche.

Une autre différence très remarquable est celle qui existe entre les muscles striés blancs et rouges, nettement distincts chez certaines espèces animales : lapin, coq. La teneur des muscles blancs est constamment inférieure à celle des muscles rouges, qu'il s'agisse de la substance fraîche ou de la substance sèche.

Quant aux différences entre espèces, elles apparaissent dans le tableau suivant :

S °/, Muscles S 1/; Muscles Espèce squelettiques frais Espèce squelettiques secs.

Grenouille 0,163 Cobaye 0,022 Cobaye 0,194 Chat 0,358 Chat O214 Grenouille 0,916 Coq (B) 0,248 Coq (B) 0,972 Chien 0,253 Chien 1,079 Poisson 0,260 Lapin 122 Lapin 0,273 Poisson 277 Ecrevisse 0,288 Ecrevisses F'o2r Coq (R) 0,338 Coq (R) 1,378

N.-B. — B signifie muscles blancs : R, muscles rouges.

1 G. BUNGE, Analyse der anorganischen Bestandtheile des: Muskels. Zestschr. f. bhysiol. Chem., IX, 60 ; 1885.

2H, Scnuez, loc. ct, LIV, 561: 1803 et b1d,, LNI, 203 ; 1804.

3 J. Karz, Die mineralischen Bestandtheile des Muskelfleisches. Pfiügers Avch., LXIII, 1 ; 1806.

Re RD ES

Nos chiffres pour le soufre dans le cœur sont du même ordre de grandeur que celui, déjà cité, obtenu par SCHULZ chez l’homme.

E. Teneur en soufre de la bile et de l’urine.

Nous n'avons pas à citer de déterminations antérieures aux nôtres pour la teneur en soufre de la bile fraîche 1. Par contre, la littérature est très riche en déterminations du soufre total dans l'urine. Les travaux sur ce point sont si nombreux que nous renonçons à en parler ?. D'ailleurs nous ne nous sommes pas proposé d'étudier spécialement la teneur en soufre de l’urine (n1 celle de la bile) chez nos animaux. Ce n’est qu'incidemment que nous avons fait les quelques analyses que nous rapportons ici sans commentaire.

S dans 100 p. à l'état trais |

Espèce Ca |

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