INDICATION DES AGES
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M. Bonacossa.
Avant 20 ans.
De 20 à 30
De 30 a 40
De 40 à 50
De 50 à 60
De 60 à 70
De 70 à 80
Totaux.
Le maximum se trouve toujours de 30 à 50 ; pour MM. Bouchet et Greco, de 30 à 40; et pour MM. de Boutteville et Bonacossa, de 40 à 50.
Mais doit-on conclure de ce fait, annoncé par tous ;les observateurs, que l'âge de 30 à 50 doit être re^ gardé comme favorisant la mortalité; en d'autres termes, y a-t-il plus de chances de mort pour un aliéné ^ cet âge qu'à toute autre période de la vie? Pour en juger il faut, comme nous l'avons fait, comparer le chiffre des admissions à celui des décès pour chaque âge.
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Il résulte db' celte comparaison (juciës chances de mortalité augmentent d'une manière très régulière à mesure que l'on avance en âge; et quoique à 80 ans le nombre, des décès soit peu considérable ^ ; on a cependant pour mourir trois chances de plus qu'avant 20 ans : ce qui, pour l'âge avancé, est en rapport avec la loi générale de la mortalité. C'est dans la seconde enfance et dans l'adolescence qu'il y a le moins de chances de mort (1 sur d30 à l'âge de 10 ans).. Il en est de même chez les aliénés.
L'âge viril tient le milieu entre ces deux extrêmes,
et quoiqu'il donne en réalité le plus grand nombre de
décès, ce qui s'explique par le plus grand nombre
d'admissions, la mortalité relative n'est point aussi
forte que dans les périodes suivantes.
Si donc l'âge de 35 à 40 ans doit être regardé comme
une cause prédisposante de folie, il est le plus favo*.
rable aux guérisons et celui où la mortalité ne sévit
que d'une manière très modérée.
F. État civil.
M. Casper, dans un mémoire inséré dans le t. xiv des Annales d'Hygiène et de Médecine légale, a cherché à prouver que le mariage agissait d'une manière favorable sur la santé de l'homme; et dans le tableau qui suit, d fait voir que l'homme marié a beaucoup plus de chances de longévité que le célibataire. Sur 100 individus pris dans chacune de ces catégories il en meurt : *
Cclibalaii'cs.
Mariés.
De 30 à '46 *
De 4o a ' ou
-•iiM'DeeOà 70
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-q De 70 à 80 .
De 90 à 400'>^.''i'
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On voit que la mortalité se fait sentir l)ien plus lût chez les célibataires, puisque 31 meurent de 20 à ; 30 ans pour 2 hommes mariés, et qu'à l'âge de 80 ;à: 90^, |>Our 3 individus non mariés il en reste encore 7.
Si nous nous laissions guider par les chiffres que nous avons réunis, nous arriverions pour lavfoUe à des corollaires tout différents. . , i/nq .««ui; :' i>nn àinsi , en 1839 et en 1831-1838 , la proportiôn était la suivante : '■ «i^'^-* V
Mariés, 59 552
Célibataires, 12 303
Yeufs, 12 104
État civil bon indiqué, 81 598
,;rQtaux. ^ ;l!64,, ,,,1557
INqus serions donc portés à conclure que le mariagç iavorise , la mor tal i té ; niais çej)endan t flous. , fero.^is remarquer que le rapport, est à peu pîi^s le même entre le chiffre des admissions cl celui des décès^^c^e qui rend les conditions égales.
Ainsi, sur 2/241 aliénés dont l'état civil était indiqué en 1831-1838, et sur 239 en 1839, 1084 130 étaient mariés.
950 81 célibataires.
207 28 veufs.
De plus, comme sur 3,931 malades admis, pour 1,690 l'état civil n'a point été indiqué, nous devons nous défier des conclusions que nous pourrions tirer (le chiffres aussi incertains.