ER TT RUN
AD à 010 9,876 1,043 »
Tot.d.5ann. 19,627 15,447 4,180 »
Moyenne. . 3,926 3,090 836 »
Nous résumerons dans le tableau suivant les mouvements de la population libre de chacune de nos colonies, en groupant les termes numériques de maniere à offrir Ja moyenne des cinq années les plus récentes.
Naissances, Décès. Excédant des Excédant
re = baissances. dés décés.
Martinique . . 1,398 1,095 233 »
Guadeloupe . . 1,066 1,008 58 »
Guyane. . : : 157 188 » 31 BOGÉDOD: 2 400: 12470 799 576 »
Totaux. . . 3,926 3,090 867 31
En rapprochant le nombre des habitants libres de celui des naissances et des décès dans la même classe, on obtient les chiffres suivants, qui en expriment les rapports d'après une moyenne de
part È HN { Ha À à RUE ; ) nee (4 à SR a" è t
cinq années assez peu éloignées pour représenter l’état actuel.
Population libte. Rapport des naissances Rapport des décés — à la population. à la population.
Martinique. . . 37,935 sur 28. 6. sur 34. 7.
Guadeloupe . . 31,252 Litri90, SCA DU GUYANE. 7 00 CD 1 — 32. » 1 — 929. 7.
Bourbon. . . . 36,803 1 — 96. 9. 1 — 45. 5.
Totaux. .. 111,066 1 sur 28. 3: 1'sur 36:
On nous pardonnera peut-être cette multitude de termes numériques, en considération des vérités nouvelles et importantes dont ils portent témoignage , et qu'ils établissent incontestablement. Voici leurs résuitats exprimés le plus briè vement possible.
1° Dans la population libre , qui est composée de blancs et d’affranchis, il y a annuellementun excédant des naissances sur les décès montant en moyenne à 836 individus , tandis que dans la population esclave , il y a une perte annuelle de 1,449 personnes.
2° En dix années, l'accroissement de la population libre s’élèvera à plus de 8,000 individus , et équivaudra à un 14° de cette classe ; et au contraire , le décroissement des esclaves , par l’exces des décès sur les naissances, montera, en dix ans, à 14,500 personnes , faisant
COLONIES FRANCAISES. m3
un 18° du nombre actuel de cette population.
3° Maintenant , l'augmentation naturelle des habitants libres est annuellement d’un sur 110, et la perte des esclaves est d’un sur 180 , dans le cours d’une année.
4° Excepté à la Guyane, la population libre s'accroît partout , par le seul effet de la fécondité des femmes, qui est plus grande que la mortalité de cette partie des habitants. Cet accroissement est indépendant de celui que produit limmigration ou l’augmentation du nombre des gens libres , par l'effet des affranchissements.
5° Par contre, la population esclave diminue partout, attendu l’excédant des décès comparés aux naissances ; excédant qui est constant à la Guyane et à Bourbon, fréquent à la Guadeloupe et non sans exemple à la Martinique.
6° Cette diversité entre deux classes d'habitants vivant dans les mêmes lieux, et entre des colones dont l’état physique , économique et social passe pour être semblable , constitue un phénomene très important, et d'ou résultent des considérations qui se lient entièrement à notre sujet.
7° En effet, la multiplication des individus hbres prouve manifestement que ce n’est ni le climat, ni aucune influence locale, qui causent la stérilité des femmes esclaves , puisque ces agents
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