R. VIVRES
Etendue. Valeur par hectare. Valeur totale.
ee per — fr.
Martinique . 13,389 240 / 3,218,000 Guadeloupe. 13,041 {30,681 246 0,0 3,200,000 Guyane. . . 4,251 580 2,471,400 Bourbon. . .: 41,293 60 2,406,250 Totaux. 71,974 11,295,650
Colonies d'Amérique . . . . . . 290 fr.
BOUTHON. EME TRS ON A AOÛ RÉSUMÉ.
Etendue.” Produit total. Par hect. Prix. Valeur totale, Er ” kil. L kil. x F f-.
Sucre.. . . 62,090 92,907,000 1,500 0.55 51,098,700 Café. . . . 13,136 9,774.572 211 2.00 5,534,748 Coton. .. 3,945 375,464 95 1.73 647,196 Cacao.. . . 676 219,021 300 1.50 330,000 Roucou.. . 1,760 313,000 178 2.50 782,000 Girofle. . . 3,809 274,500 85 2.00 476,000
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Totaux.. 85,416 96,863,557 1,134 58,868,644
Vivies.:...1715974 11,295,650
Totaux... 157,390 445 70,164,294 Sirops. ., 15,877,800 litres. 3,710,103 Tan ue 4,982,842 — 1,919,661
Total général de la valeur des produits colodiaux. :, 2 ORNE AUS ONE
Ainsi, en résumé, 160,000 hectares , répartis entre les quatre colonies agricoles de la France,
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et 200,266 esclaves, réduits à 143,145, quand on en a défalqué les enfants et les vieillards : avec la population des villes et des bougs , donnent annuellement une masse de produits , qui, sur les lieux et d'apres les prix officiels , valent à peu près 76 millions de francs ; somme qui, divisée par le nombre des esclaves formant la population active, élève le contingent de chacnn d'eux à 531 francs, ou presqu'à un franc 5o centimes par jour. C’est déjà moitié en sus du taux des salaires, tels qu'ils sont évalués d'après une appréciation arbitraire , adoptée pour les transactions publiques.
Mais le produit de la journée de travail d’un cultivateur est réellement bien plus fructueux encore , dans les îles fertiles de l'Atlantique équatoriale ; nous allons en fournir la preuve.
C'est par une fiction fort éloignée de la vérité qu'on suppose qu'il y a aûtant de Journées de travail que de jours dans l’année. Il en est sans doute à peu près ainsi pour l'artisan laborieux de nos villes d'Europe, pour l'homme studieux, qui compte les jours de sa vie par ses Jours d'étude ; mais le calendrier du travail est tout autre sous la zone torride. Il y à d’abord cinquante-deux dimanches et quatre fêtes d'église complétement chômés, puis trois ou quatre fêtes patronales, et autant de fêtes politiques.
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De plus, dans une partie de nos établissements, les maîtres qui trouvent des difficultés à nourrir leurs esclaves, leur donnent en échange des rations journalières de morue , de viande salée et de manioc, qu'ils doivent leur distribuer, des terrains suffisants pour faire des jardins potagers, et en outre, une journée par semaine pour les cultiver. Cette pratique ne réussit que partiellement, attendu que les nègres, qui sont sans intelligence et sans activité, ne pouvant parvenir à s’alimenter par les produits de leurs jardins 4 prélèvent sur le voisinage, et à son grand détriment , les aliments dont ils ont besoin.
Il est résulté de ces occurrences un régime
mixte, dans lequel le maitre continue à nourrir, plus ou moins complétement, ses esclaves , et de plus, leur donne des jardins , avec la journée du samedi pour les cultiver.
C’est une adjonction de 52 jours aux jours fériés, qui, par conséquent, montent à 119. IL s'ensuit que le travail de l’année est réduit presqu’à huit mois , qui suffisent cependant pour obtenir de la terre une production de 76 millions de francs. Cette somme, divisée par cultivateur, donne pour produit brut du travail de
chaque mois, 66 francs 37 centimes , au lieu
de 44 francs 25 centimes, comme dans la supposition gratuite d'un travail de douze mois,
re ÿ EL ’ . 37 et 2 francs 21 centimes par journée, au lieu d’un franc 50 centimes. |
Siles 143,145 esclaves , formant aujourd’hui AE À la population active des campagnes, employaient | D ; à d’autres travaux agricoles les quatre mois | qu'ils ne donnent point aux cultures coloniales | où | f de leurs maîtres, n’est-il pas évident qu'ils en A: obtiendraient une production égale à la moitié 1e. DS de celle qui leur est donnée par un travail de LE | huit mois; et qu'en admettant toutes choses fe À x égales d'ailleurs, cette production atteindrait à Ne l'énorme valeur de 38 millions de francs? La a ? À réalisation de cette valeur suffirait pour rache- 1 ï É ter , en sept ans, tous les esclaves de nos colo- | | nies. | | joe ds
On objectera , il est vrai , qu’en appliquant à F à de nouvelles cultures les esclaves qui tirent *
partiellement leur nourriture de leurs jardins, on les obligerait à en délaisser les plantations.
Mais il suffit de remarquer, pour éloigner cet ‘he QUE a . A argument , que sur les 213,000 esclaves des 0
campagnes, 143,000 seulement seraient em- x ployés aux cultures d’affranchissement , et qu’il | L mA en resterait 70,000 dont une grande partie se- ii raient capables d'entretenir les jardins. On sait | joe d’ailleurs que telle est la fécondité du sol de nou. !
colonies transatlantiques,que le moindre travail assure la subsistance de l’homme pendant toute
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