ET ep eu en Eh mens =. eee hate
D mm qu mo M Se Hs
passé, des médicaments, des soins, un traite-
‘ment dans l'hôpital de l'habitation, s'ils vien-
nent eux ou les leurs à tomber malades ou à éprouver quelque accident; ils en reçoivent encore la possession d’une case et d’un jardin à légumes, ou la concession de quelque terre fer-
tile dans les mornes , entre les savanes et les
forêts. La population émancipée n'ayant plus aucun titre pour jouir de ces avantages, s’en assure la continuation par des stipulations de travaux, analogues aux anciennes redevances en usage dans nos provinces; et quand bien même un intérêt mutuel ne faciliterait par ces transactions, un patronage bienfaisant et généreux ne permettrait point que de vieux serviteurs demeurassent sans ressources et sans secours.
Long-temps encore ce patronage tiendra lieu, dans les colonies , des établissements publics de charité, qui ne pourront même jamais le remplacer complétement.
Des écoles du dimanche, avec une instruction telle que la comporte l'enfance des esprits, donnent un enseignement qui, joint à la substitution graduelle des mœurs de l'Europe à celles de l'Afrique, dissipe les préjugés de la population noire , et la guérissent de ses superstitions funestes, qui commencent par l'erreur et finissent par le crime.
Enfin, l’affranchissement , levant les obstacles qui rendaient im possibles les mariages des escla-
ves, permet à la famille de se constituer, et de
former par le lien des affections et des devoirs les plus saints, le premier anneau de la chaine sociale. C’est là, certes, son plus grand bienfait ; car la liberté personnelle peut encore exister parfois au milieu de la servitude, tandis que sans la famille, l'enfance est privée de soins et de tendresse, le jeune âge, d'exemples et de conseils , la vieillesse, d’appuis et de consolations.
Il ne faut pas croire que l'émancipation laisse tout entière aux travaux des cultures la population qui y était attachée. Une partie formée des hommes turbulents, irréconciliables, s’est dirigée vers Haïti, que des peintures fantastiques représentent aux imaginations crédules comme l'FlDorado de la race noire.Une autre partie beaucoup plus nombreuse, composée des fainéants incorrigibles des campagnes, s’est réfugiée dans les villes pour y partager avec leurs Lazzaroni le bonheur de vivre sans rien faire. C'est à l'admi-
nistration à trouver quelque voie absorbante .
qui dégage le pays de ces êtres inutiles, toujours prêts à devenir nuisibles ou dangereux. L’Angleterre et les États-Unis leur ont ouvert sur les côtes de leur ancienne patrie, l’une la colonie de Sierra-Léone, l’autre celle de Libéria. On
= NN MEL ee RCI NAS Vi 74
Ver ETS à
D} 2 BOT A La
JP FAX,