‹ Recherches statistiques sur le Royaume des Pays-BasChapitre 3 sur 109 · AMST · texte numérisé non relu

AMST

CAND.

ROTT.

ANV.

LA HAYE. TOURTi. LE ROYAU

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai. . .

Juin

Juillet .

Août. .

Septembre.

Octobre

Novembre.

Décembre.

(1) Les résultats de celte colonne et ceux pour les naissances , ainsi que les nombres consignes clans le tableau precedent, sont tires du Jaarboehje , publie par M. Lobatto.

DANS LE ROYAUME DES PAYS-BAS. i3

On voit que tous ces résultats, que nous avons représentés par des lignes à la fin de ce Mémoire, s’accordent assez bien pour montrer que les nombres des naissances et des décès croissent et décroissent d’une manière continue pendant le cours d’une année, et que les maxinia et les minima se trouvent à peu près à six mois de distance. M. Villermè , secrétaire de l’Académie royale de médecine de Paris , a eu la bonté de me communiquer depuis , les résultats des recherches faites à Livourne par MM. Gorclini et Orsini . Ces résultats s’accordent fort bien avec les précédens, et semblent confirmer ce que j’avais avancé dans mon premier Mémoire (i) queces nombres suivent, parun nouveau rapprochement assez singulier, à peu près les variations du thermomètre, mais prises dans un sens opposé : c’est à-dire qu’à l’époque où le nombre des degrés de l’échelle thermométrique est le plus fort, le nombre des naissances et des décès est le plus faible. C’est aussi la remarque faite par M. Villermè pour la ville de Livourne où le minimum des naissances alieu en juin et non en juilletfù). « Rappelez-vous , » ajoute ce savant, les résultats que je vous ai fait » voir sur mes tableaux manuscrits , qui prouvent que » l’époque de ce minimum avance dans les pays méri- » dionaux , retarde dans les pays septentrionaux, et

(1) Mémoire de l’Academie de Bruxelles, lom. lit, pag. 5oi.

(2) Correspondance mathématique et physique , par MM. Garnier et Quetelet, tom. II, pag. 286.

SUR LES NAISSANCES, DÉCÈS, ETC

» rappelez-vous aussi que la ville de Livourne se y> trouve sous le 44e degré de latitude. Ainsi, la même t> loi se montre toujours; et si à Livourne le minimum » des naissances ne s’observe pas en juillet comme à )> Bruxelles, à La Haye, àGand, à Amsterdam, etc., c’est » à la marche de la température et à son intensité qu’il » faut l’attribuer. Vous savez que plus les latitudes de- » viennent basses, plus tôt le maximum des chaleurs » se fait sentir ; cette observation doit être rattachée » au cas dont il s’agit. Je suis loin de prétendre tou- » tefois que la température amène, seule et directev ment, une moindre aptitude à nous reproduire : je )> sais que dans nos régions tempérées, les mois d’a- » vril,mai, juin et juillet, suivant que l’on marche » du midi vers le nord, sont justement ceux des plus » nombreuses conceptions. Ce que je veux dire seule- » ment , c’est qu’il existe un rapport bien certain entre » la marche des saisons, le climat, d’une part, et » d’une autre part, l’intensité de la fécondité dans les » différens mois. Quelques institutions sociales, l’épo- » que des travaux, et la nourriture ont d’ailleurs une » part réelle dans le phénomène qui m'occupe : ainsi , » en Suède et en Finlande, c’est en décembre, saison » du repos, des longues nuits, et, depuis quelques » temps, d une nourriture abondante, qu’a lieu le mi- » nimum des conceptions (i). »

( i) M. Villermè a fait depuis de nouvelles recherches dans le midi de l’Europe, qu’il a eu la honte de nous communiquer. On sera sans doute charme de les trouver ici.

DANS LE ROYAUME DES PAYS-BAS

Nous citerons ici, à l’appui des conjectures précédentes, les indications moyennes du thermomètre de Réaumur, pendant les douze mois de l’année et pour trois points éloignés de notre Royaume.

mois.

BRUXELLES

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