‹ Recherches statistiques sur le Royaume des Pays-BasChapitre 75 sur 109 · DE 1/2 HECTOL' DE · texte numérisé non relu

DE 1/2 HECTOL' DE

VILLES

CAMPAGNES

VILLES

CAMPAGNES

Froment.

Seigle.

fl. 4,90

fl. 3,50

Totaux.

Moyenne.

L’année 1817 présente , pour les villes et les campagnes, un nombre de décès beaucoup plus grand que celui des années antérieures ) les naissances ont été au contraire moins nombreuses: cette année a été effectivement une année de disette comme celle qui l avait précédée. Nous avons déjà eu occasion d’observer que ces années ont laissé

ET LA MORTALITÉ DE L’HOMME

une lacune dans la population. Les privations ne sont pas seulement mortelles pour l’espèce humaine, elles arrêtent encore son développement 5 leur influence ne se fait pas toujours sentir immédiatement; souvent on l’aperçoit long-temps encore après que la cause a cessé d’agir. En 1825 et 1826, le prix du pain a reçu un nouvel accroissement ; l’on voit aussi la mortalité devenir sensiblement plus forte Au contraire^ dans les années 1821 et 1824, les grains ont été au plus bas prix, et ce sont les années qui, eu égard à l'accroissement de la population, ont présenté la mortalité la moins forte. Les changemens de prix du pain ont une influence tout aussi directement marquée dans les campagnes que dans les villes; peut-être l’observe-t-on moins à l’égard des naissances.

La funeste influence des années 1816 et 1817 ne se trouve pas seulement inscrite dans les résultats généraux des décès pour tout le royaume ; mais encore, comme la remarque en a déjà été faite (‘) dans les résultats particuliers de la mortalité pour les hospices des enfans trouvés et pour les dépôts de mendicité. On pourra en juger par les nombres suivans :

(1) Page 35 des Recherches sur la population , les naissances , etc., clans le royaume des Pays-Bas. Voyez aussi sur la mortalité de 1817 , la Statistique nationale de M. Ed. Smits.

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