‹ Recherches statistiques sur le Royaume des Pays-BasChapitre 76 sur 109 · DÉPÔTS DE MENDICITÉ · texte numérisé non relu

DÉPÔTS DE MENDICITÉ

ANNEES

Population.

Décès.

Habitans pour 1 décès.

On doit attribuer cette mortalité plus grande à ce que les individus qui ont été admis aux hospices et aux dépôts de mendicité , étaient déjà soufïrans des suites de la disette , et non aux privations qu’ils pourraient avoir eues à subir dans les établissemens mêmes. Le nombre des admissions des enfans trouvés qui, année commune, ne s’élevait pas au delà de 3000, a monté jusqu’à 3945 en 1817 ; c’est ce qui a pu rendre la mortalité plus forte, car les enfans exposés dans ces temps de crise, avaient sans doute déjà en eux le germe de la mort.

Une autre observation que l’on peut déduire des nombres précédents, c’est celle de l’ effrayante mortalité des dépôts de mendicité qui était environ quatre à cinq fois plus forte que dans nos provinces les moins salubres ; on peut en dire autant des hospices des enfans trouvés ou abandonnés. Ceci confirme les remarques très-judicieuses qui ont été faites par MM. Villermé et Benoiston de Châteauneuf dans les Annales d' Hygiène , sur l’inégale mortalité du riche et du pau-

ET LA MORTALITÉ DE L’HOMME

vre. Les décès dans nos prisons étaient bien moins nombreux; à Vil vorde, en 1824, 25 et 26, on en comptait 1 par 28 habitans ; à St-Bernard , 1 par 22 en 1826; et à Gand, vers la même époque, 1 par 44 seulement; ce rapport est un peu moindre que pour tout le royaume. Ce qui doit établir une distinction entre les prisons et les dépôts de mendicité, c’est que les individus qui entrent dans ces derniers établissemens n’y font guère qu’un séjour de 7 à 8 mois, et y arrivent ordinairement, comme nous lavons dit, avec une santé minée par les privations et les maladies; ceux qui entrent dans les prisons après avoir subi un jugement , se trouvent en général dans un état de santé moins défavorable, et la durée moyenne du séjour n’y est pas alors de moins de 5 ans.

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