‹ Recherches sur ChartresChapitre 198 sur 323 · NICOLAS DE THOU · texte numérisé non relu

NICOLAS DE THOU

assauts et les obligèrent à lever le siège, plus par le secours qu’en cette occasion ils recurent de la sainte Vierge, leur protectrice, que par là paix qui intervint pendant que les hérétiques tenaient la ville assiégée. Ce miracle est raconté plus au long au chapitre des miracles, sous le numéro 25.

En 1555 les eaux furent si grandes à Chartres que, du pont de la Porte-Morard, on touchait facilement l’eau qui passait dans les fossés, et le dimanche 12 octobre il y eut un si fàcheux temps et de si grands vents qu'ils emportèrent le clocher de l’église de Saint- Jean, qui tomba sur la muraille, entier et tout droit, sans aucune fracture de son aiguille, ce qui causa beaucoup de surprise et d’admiration.

L'année suivante, les chaleurs furent si grandes que les vendanges se firent le lendemain de l’Assomption de Notre-Dame à la mi-août. Ces chaleurs, qui durèrent pendant les mois d'avril à août, causèrent au pays une grande corruption, qui engendra une petite vérole, qui sévit si fort dans la ville et le pays qu'il mourut de douze à treize cents enfants au-dessous de dix ans.

En l’année 1 560, l’on commenca à compter les années par le premier jour de janvier au lieu du jour de Pâques.

Charles Guillard fit un catéchisme latin, qui fut aussi imprimé en français, dans lequel il ne met que deux sacrements, réservant le reste à un autre. Ce catéchisme, publié à Chartres, le 24 octobre 1 569, était accompagné de quelques épigrammes latines de M. Jean Granger, secrétaire du même évêque, qui eut grande part à ce catéchisme. Charles Guillard a été inhumé à Villeneuve-sous-Dammartin, dont il était seigneur.

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