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LÉONOR D ESTAMPES DE VALENÇAY

Fils de Jean, seigneur de Valencay, et frère du commandeur de Malte, Léonor était abbé de Bourgueil quand il fut nommé à

328 LES ÉVÉQUES

l'évêché de Chartres au décès de Philippe Hurault, son cousin, puis sacré à Paris en 1621, en l’église des Carmes déchaussés, par Henri, cardinal de Gondy, évêque de Paris, assisté de François Péricard, évêque d'Avranches et de Jacques le Camus, évêque de Séez.

Durant son épiscopat quantité de communautés religieuses d'hommes et de femmes s’établirent dans le diocèse : les Minimes à Chartres et à Blois, les Pères de l’Oratoire à Vendôme, les Jésuites à Blois, les Capucins à Montfort et Poissy, les Augustins réformés à Clairefontaine, les Carmélites et les Ursulines à Chartres et à Blois, les Ursulines à Vendôme, les Filles de Sainte-Marie, dites de la Visitation, à Houdan, Ivry, Montfort, Nogent-le-Rotrou et Anet, les Filles du Mont-Calvaire à Vendôme, Houdan et Montfort, et les religieuses de Saint-Bernard à Courville ; plusieurs en 1620, le siège vacant.

En 162$ un auteur mal intentionné édita des livres qui furent adressés au roi Louis XIIT, dans lesquels on blämait les principaux ministres et autres magistrats employés au service du roi, ainsi que les alliances contractées par S. M. avec divers princes. Le clergé de France, alors assemblé à Paris, commit et députa l’évéque de Chartres pour en connaitre, qui répondit par ce livre en latin: Cardinalium, archiepiscoporum, episcoporum, ceterorumque qui ex diversis regni provincits interfuerunt de anonimis quibusdam et famosis libellis Sententia qui fut désavoué les 2$ et 26 février par NN.SS. les cardinaux, archevêques et évêques, qui dressèrent, pour la présenter au roi, une requête qui ne fut pas présentée et dont l’impression fut empèchée. Le cardinal de la Rochefoucault, ou quelqu'un en son nom, fit un livre intitulé : Raisons pour le désaveu fait par les évêques de France, auquel un inconnu répondit pleinement par cet autre : Considérations sur le livre intitulé RAISONS POUR LE DÉSAVEU, etc. Le livre de M. d'Estampes fut justifié par le Discours apologétique fait par le docte apologiste M. Rigault pour les alliances du roi contre l’admonition et les calomnies des autres livres imprimés en ce temps, par la sentence du Châtelet, par divers écrits émanant de la censure de la Faculté de Paris, et enfin par un arrêt du parlement de Paris donné sur les conclusions de M. Servin, avocat général au parlement, le 12 des calendes de février 1626,

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