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DES ÉVÉQUES DE CHARTRES

sent perdre leur comté ou duché. Ce serment prêté, les officiers du roi le conduisent jusqu’à la porte royale de l’église, fermée, les députés du Chapitre au dehors. Le chantre, avec son bâton cantoral, frappe à la porte qui s'ouvre au même instant et le doyen, avec tous les chanoines et les chantres, qui l’attendaient, le reçoivent en entonnant le te Deum et le conduisent au chœur où il est installé.

L’archidiacre de l’église métropolitaine de Sens, assisté de deux chanoines de cette église, avait autrefois coutume de faire l’installation de l’évêque de Chartres, le menant en sa chaire épiscopale placée au bas des chaises, du côté du doyen, vers l’autel, où une nouvelle harangue lui était faite.

Ces cérémonies terminées, l’évêque est conduit en son hôtel épiscopal où se faisait autrefois un festin solennel auquel le sieur de la Plisse lui devait servir d’échanson et avait droit à la coupe en laquelle l’évêque avait bu durant le repas.

L’archidiacre de Sens, en mémoire de saint Serotin, archidiacre de Saint-Savinien, compagnon de saint Eodald, l’un des premiers apôtres de Chartres, a le droit d'installer l’archevêque de Sens, son supérieur, et tous les évêques dépendant de cet archevêché : les évêques de Chartres, Auxerre, Meaux, Paris, Orléans, Nevers et Troyes, comme suffragants de Sens. Il lui est dû, pour cette installation, une once d’or, et aux deux chanoines qui l’assistent à cette cérémonie, deux marcs d'argent. Des bulles du pape Grégoire XI, d'octobre 1373, confirment ce droit de l’archidiacre de Sens. +

La pernoctation que fait l’évêque en l’église de Saint-Martinau-Val est, dit Rouillard, en mémoire de Martin le Candide, 4° évêque de Chartres, qui avait fait élever cette église ; et la coutume de porter l’évêque, en mémoire de ce que sant Aignan, 5° évêque, qui s y était caché pour éviter cette pénible charge, en fut tiré, et porté par le peuple malgré sa résistance. Autrefois ce portement était fait indifféremment par ceux que leur mérite et leur dévotion désignaient pour remplir ce devoir officieux, mais depuis, les seigneurs

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