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ENTRÉE SOLENNELLE DES ÉVÉQUES DE CHARTRES

d'Alluyes, Authon, Brou, la Bazoche, Montmirail et quelques autres seigneurs tenus en fief de l’évêque ont été, par honneur ou comme une charge de leur fief, désignés pour cette fonction qui est demeurée obligatoire pour eux. Aujourd’hui pourtant ce sont le vidame de Chartres, le baron d’Alluyes, le baron du Chesne- Doré et le seigneur de Longny qui accomplissent cette charge.

Le serment prêté, lors de son entrée au palais de justice, n'est pas pour l’évêque, selon Rouillard, une reconnaissance d'hommage : ou de sujétion envers le comte ou le duc, mais une habitude venue de ce que les anciens comtes de Chartres, ayant usurpé le comté sur les évêques, ont exigé d’eux, par force et violence; ce serment, afin de leur mettre la bride sur le col et les empêcher de ne plus rien prétendre sur le comté qui leur avait été arraché des mains. Il soutient que ce serment est inutile, et que les évêques, pour leur honneur, ne le devraient pas prêter, ni les officiers du duc le recevoir ; le serment de fidélité au roi pour clore la régale étant suffisant. Rouillard se trompe, car il n'y a nulle trace que le comté de Chartres ait autrefois appartenu aux évêques, ni que les comtes l’aient usurpé sur eux, non plus qu'il n y a d'apparence que les biens dont ont joui les rois et les comtes aient procédé de ce qu'ils ont pris et usurpé sur l'église.

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