‹ Recherches sur ChartresChapitre 258 sur 323 · L'Hôtel de ville actuel · texte numérisé non relu

L'Hôtel de ville actuel

CHaLuine. — Recherches. 2,

Elles habitaient là en commun, s’entredonnant tous leurs biens pour constituer une congrégation et y vivre en l’honneur de Dieu. Après avoir attiré, par ce moyen, plusieurs veuves et filles, et acheté plusieurs maisons au milieu de la rue de Muret, du côté des Jacobins, elles avaient, vers 1656, établi une clôture afin de s’y retirer en congrégation, sans faire de vœux, du consentement de M. Lescot, et de Messieurs les maire et échevins, à la charge de nourrir, entretenir et élever, en la crainte de Dieu, douze petites orphelines du Bureau des pauvres de Chartres, ce qu’elles continuent de faire. Elles furent confirmées par M. de Neufville, lors de sa venue à l’épiscopat en 1657. Comme elles n’avaient pas prononcé de vœux, quelques-unes, après avoir ainsi vécu plus de trente ans, s’avisèrent de se retirer, au grand préjudice de la congrégation. M. de Neufville obligea alors celles qui restaient en cette maison, aussi bien que celles qui y seraient reçues à l'avenir, de prononcer des vœux, ce qu’elles acceptèrent volontairement. Elles sont ainsi maintenant établies dans cette ville comme les autres maisons régulières.

Après avoir parlé de toutes les églises, paroisses, chapelles et maisons monastiques renfermées dans l’enceinte des murailles, 1l me reste à parler de celles qui sont établies dans les faubourgs et banlieue de la ville. J’en ferai un détail succinct en commençant par le faubourg Porte-Guillaume.

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