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SAINT-MAURICE

lui servir d’oratoire, et ensuite érigée en abbaye, de laquelle Eudes 1%, second comte de Chartres, s’empara en 980 pour la donner au nommé Foucher, ainsi que de vieux registres de Saint-Père le constatent. Elle devint depuis petit prieuré dépendant de Saint- Père et, en 1586, les Capucins y furent introduits, et s’y établirent. Au commencement, le couvent et son enclos n'avaient que peu d’étendue, mais M° Robert Boeste, très digne doyen de Chartres, employa une bonne partie de son patrimoine, qui était très considérable, ainsi que les libéralités de quelques habitants de la ville, à faire rebâtir l’église et le couvent, et à augmenter notablement leurs jardins. L'église fut dédiée en 1586 par M" Philippe Hurault. Le crucifix qui est sur la cloison du chœur, de la main de Lalou, excellent sculpteur, fut apporté à Chartres par le roi Henri III, en une procession de pénitents qu'il y fit à pied, durant la Ligue.

En 1665, une partie de cette église a été démolie, comme aussi la plus grande partie des. bâtiments, dont les matériaux ont été réemployés à Saint-Martin-au-Val. Les Capucins ont quitté cette maison de Saint-Lubin à cause de l'air trop subtil et trop vif qui avait fait mourir plusieurs religieux, pour se retirer à Saint-Martinau-Val, où ils mènent une vie si austère et si exemplaire qu'ils semblent surpasser les forces de la nature humaine.

De toutes les églises du faubourg de la Porte-des-Epars, il ne reste qu’une petite chapelle, bâtie où était autrefois le couvent des Cordeliers, dans laquelle on dit la messe chaque jour, pour la commodité des habitants du faubourg et des passants qui logent dans les grandes hôtelleries dont 1l est rempli.

Il y avait autrefois en ce faubourg, proche la porte de la ville, une chapelle dédiée à saint Thomas de Cantorbéry, qui a été ruinée. Elle tenait au grand cimetière de Saint-Saturnin ou Saint- Thomas qui sert aux habitants de cette paroisse, étendue bien avant hors la ville, dans le faubourg de la Porte-des-EÉpars.

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