‹ Recherches sur ChartresChapitre 27 sur 323 · ORDRE ET DIGNITÉ DES DRUIDES · texte numérisé non relu

ORDRE ET DIGNITÉ DES DRUIDES

Leur dignité était identique, sauf pour l’un d’entre eux qui était chef et prince des autres et les présidait, ayant sur eux une autorité souveraine. Tous lui obéissaient comme à leur suprême prélat, ainsi que tous les autres Gaulois étaient soumis à l’ordre des Druides, car non seulement le peuple et les chevaliers, mais les rois euxmêmes étaient obligés de leur obéir, et c’est ainsi qu’en parle Dion Chrysostome en son oraison 49, disant qu’il n’était pas permis aux rois d'entreprendre, exécuter, ni même de délibérer d’aucune chose sans le conseil des Druides, de sorte qu'on pouvait dire qu'ils régnaient véritablement, et que les rois étaient les appariteurs qui exécutaient les jugements des Druides, encore que les rois fussent assis sur des trônes d'or, habitassent dans de grands et magnifiques palais, et fussent servis à leurs tables somptueusement. Strabon (livre IV) dit que l’on rendait aux Druides dans la Gaule de très grands honneurs, et César le confirme en disant qu'ils sont extrèmement honorés de tout le monde.

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