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DE LA LAMPROIE ET DES CHAPITRES GÉNÉRAUX

Deux Chapitres généraux sont tenus chaque année, l’un à la Chandeleur et l’autre à la Saint-Jean, ce dernier pour traiter des affaires qui concernent le temporel. L'assistance n’y est pas aussi obligatoire qu’à celui de la Chandeleur, et la rétribution de ceux qui y assistent n'est päs aussi élevée que la récompense de l’autre.

Le Chapitre de la Chandeleur s'occupe de la discipline ecclésiastique, de la censure des mœurs, de la répression des fautes de toutes les personnes qui concourent au service de l’église : chantres, chapelains, enfants de chœur, marguilliers clercs et laïcs, huissiers, massiers. Dans une remontrance que présente un chanoine choisi, celui-ci remarque les fautes commises par le général, les chanoines, officiers et marguilliers, exhorte à se corriger ceux qui ont failli, et tous les assistants à faire leur devoir chacun en sa fonction, lit les ordonnances du Chapitre et l’état de toutes les cérémonies qu’on a coutume de célébrer en l’église. La plus grande exactitude est de règle pour ce Chapitre, et chaque jour, à l’heure fixée, la porte est fermée, et tous ceux qui se présentent après sa clôture sont exclus, et, bien qu'ils aient assisté tous les autres jours, perdent leur droit à la récompense. Quelques-uns sont bien plus sensibles à la risée que leur attire leur paresse qu’à la perte d'argent.

La récompense attribuée à ceux qui ont assisté à tous les Chapitres sans exception s'appelle la lamproie, sans doute parce qu'autrefois elle était payée en cette espèce de poisson, à ce moment de l’année qui précède le carème, et où on fait ses provisions en vue de cette sainte quarantaine, pendant laquelle 1l est d'usage de se mortifier et de faire pénitence. J’ai connu une famille qui réunissait

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