LE ROI PHILIPPE DE VALOIS
abbaye de Montreuil-la-Royale. Guillaume de Nangis, dans sa chronique, dit que Jeanne de Châtillon resta veuve sans enfantsen 1291, et que Hugues, comte de Saint-Paul, et Gautier d’Avesnes, lui succédèrent aux comtés de Chartres et de Blois. Paradin en sa généalogie, leur donne au contraire une fille du nom de Mahaud : qui aurait succédé à sa mère aux comtés de Chartres et de Blois, et épousé en premières noces un seigneur d Amboise et en secondes un de ses parents de la maison de Châtillon avec lequel elle aurait vendu le domaine de Chartres au roi Philippe le Bel pour quatre mille livres de rente.
Jeanne de Blois, qu’elle ait ou non laissé des enfants, vendit le comté de Chartres au roi Philippe le Bel, car il est certain que, par quelque moyen que ce soit, Charles de Valois, frère du roi, lui succéda au comté de Chartres. Par un titre de 1292, Charles de Valois amortit au Chapitre cent sols et un muid de blé de revenu sur la grange des religieux de Coulombs, à Sours, et Jeanne de Blois était décédée en 1291. |
16. — Charles de Valois, fils de Philippe le Hardi, et frère de Philippe le Bel, donna à la ville des privilèges dont elle jouit encore, confirmés par le roi son frère et par ses successeurs. I] transigea avec le Chapitre à l’occasion de plusieurs différends que ses prédécesseurs avaient eus avec lui au sujet de leur juridiction. Il décéda au bourg de Patay-en-Beauce, en décembre 1325, laissant les comtés de Chartres, de Valois et d'Anjou à Philippe, son fils ainé, qui, peu après, devint roi de France.
Charles de Valois était le prince le mieux apparenté qui fut jamais ; fils du roi Philippe le Hardi, frère du roi Philippe le Bel, oncle des trois rois Louis le Hutin, Philippe le Long et Charles le Bel, et père de roi, la couronne de France étant échue à son fils Philippe de Valois. Il se qualifiait : Charles, fils de roi de France, comte de Valois, d’Alencon, de Chartres et d'Anjou.