Traité des plus belles bibliothèques
3. Les cinq frères Martin, fils de Florent Martin et de Marie Gastineau : 1° Pierre, avocat, promoteur en l’officialité, mort en 1661, qui légua environ trois cents volumes au Séminaire, mentionné au contrat de mariage ci-dessus ; — 20 Jean, curé de Saint-Aignan; — 3° Michel, professeur à Bayonne, principal du Collège, chanoine de Chartres; — 4° Laurent, docteur en médecine, décédé en 1664; — $o Charles, avocat, maire de Loëns.
4. Claude Grenet, fils d’un autre Claude Grenet et de Foy de Baigneaux, sa première femme, marié en 1608 à Madeleine Gobineau, fille de Jacques et de Françoise Boileau. Le 17 mai 1608 « il reconnaît que noble homme Me Claude Grenet, son père, lui a baillé en avance de succession, pour ses habits nuptiaux, un manteau de serge de Beauvais garni de boutons et de boutonnières, un habit de tafetas noir de couppe, doublé d’un autre tafetas, une robe de serge de Beauvais à parement de tafetas, une autre robe de serge à parement de velours, un pourpoint de satin de couppe doublé de tafetas, haut de chausse de velours, un manteau de serge de deux étams doublé de tafetas, une sottane de Gènes, six chemises de toile blanche, six coiffes, six mouchoirs, le tout pour l’usage dudit Me Claude Grenet, avec plusieurs livres tant d'humanité que de droit, lesquels habits et livres, selon le paiement qui en a été fait par ledit sieur Grenet père aux marchands qui ont fourni les étoffes et appréciation faite à Gooït que ledit Claude sera tenu rapporter en la succession de son père ». Ces livres ont été les premiers eléments de son importante bibliothèque.
s. Jean de Gyvès, décédé sans alliance avant 166$.
x CHARLES CHALLINE (1596-1678)
ciers, ont aussi chacun une très nombreuse bibliothèque. Le catalogue de celle du premier est imprimé.
Nous connaissons l’œuvre de Challine par quelques travaux imprimés: Lettres de consolation à Madame des Essarts !, sur la mort de M. le conseiller des Essarts, son mari, Chartres, Claude Cottereau, 1623; le Panégyrique de la Ville de Chartres= et la Bibliograplie politique du sieur Naudé3, contenant ‘les livres et la méthode nécessaire à étudier la politique, traduite en français, Paris, VY° Guillaume Pelé, 1642; enfin deux pièces de vers adressées à Florent Chouayne en tête des deux premières parties de ses Divertissements et quelques dédicaces en vers insérées dans différents ouvrages. Comme œuvre manuscrite, en dehors des Recherches, nous trouvons, à la fin du ms. 1074, sa Dissertation sur les armoiries de la Ville, dont la Société archéologique a eu communication ; Harangue prononcée le 4 mars 1667, en l’audience du bailliage de Chartres, à l’occasion de la canonisation de Saint-François de Sales, manuscrit de la main de l’auteur inséré à la fin du volume n° 1586 de la Bibliothèque municipale de Chartres. Ce recueil, formé par Challine de toutes les pièces relatives à la canonisation de ce saint, porte en tête : ex libris Sancti Joannis carnotensis, donné par M. Challine, avocat du roy à Chartres, $ juin 1678 4.
L'écriture de Challine ne serait pas désavouée par les élégantes de notre époque, élancée, bien formée, elle est des plus faciles à lire, et bien conforme à celle de ses signatures autographes. |
L'œuvre principale de notre auteur, à laquelle 1l a consacré une grande partie de son existence et qu'il n'a pas terminée, porte le
1. Anne le Maire (1580-1660), fille de François le Maire l’aïné, avocat, seigneur de Montafilant (Gallardon), et de Marie Hardouelle. Elle avait épousé en 1600 Jacques des Essarts, fils de Jean des Essarts le jeune, procureur fiscal de la seigneurie de Gallardon, et de Marie de Nisles.
2. La bibliothèque de Chartres possède dans ses Miscellanées in-4, un exemplaire de cette harangue prononcée en l’audience du bailliage à Pélection des échevins, le dimanche 30 octobre 1640, ainsi qu’une copie défectueuse et incomplète dans le Fonds Roux.