MAS VENSEIGNEMENT :DE LEUR: DOCTRINE
Les Druides enseignaient leur doctrine à leurs disciples, de même que les philosophes de la Grèce, au moyen de vers qu'ils leur faisaient réciter. Empédocle, Parménide, Melissus, Xénophon et les autres en témoignent, comme César dans le VI livre de ses Commentaires. La difficulté est de savoir quels étaient ces vers. François Hotman, en ses notes sur les Commentaires de César, et quelques autres auteurs estiment que ces vers se doivent entendre de lignes ou de paragraphes comme on a coutume de prendre le mot de vers versus dans Justinien en la constitution De confirmatione digestorum ; comme dans Denis, Dion, Laërce, en la Vie d’Aristote; Théophraste, Pline, livre XXX,, chap. 1°; Galien sur Hippocrate De la nature de l’homme. Ces auteurs sont bien éloignés de la pensée de César qui, par le mot de vers, entend des vers mesurés, des hexamètres comme ceux des anciens bardes qui
étaient les poètes de la Gaule, et il est ridicule de se demander si les bardes étaient poètes, comment ils faisaient leurs vers et de qui ils avaient appris à en faire, car Tacite, dans le livre où il décrit l'Allemagne, rapporte que leurs annales étaient écrites en vers, et la raison pour laquelle les Druides apprenaient en vers la philosophie à leurs disciples, c’est que, comme Solon leur disciple l’enseigne, rien nese retient mieux que les vers, Aristote, livre ITT, chap. 1x de la Rhétorique, Sénèque Stoïcien, ép. 110, et Xénophon en ses Mémoires le témoignent.