MORT ET DESTRUCTION BES "DRUIDES
Les Romains, à cause de leurs cruels sacrifices humains, ne voulurent plus souffrir les Druides. Ce fut Auguste-César qui le premier les fit sortir de Rome comme le remarquent Suétone in Claudiani, chap. xv, et Sénèque en la Satyre de Claudius, d’où on peut tirer cette conviction que les citoyens romains se voulurent faire initier aux cérémonies des Druides, principalement les citoyens romains qui étaient dans les Gaules, la Lombardie et la Provence, ce qui obligea Auguste de défendre aux Romains de se mêler de ces sacrifices, permettant aux Gaulois de les pratiquer seulement dans les Gaules. L'empereur Claudius les abolit depuis entièrement, même dans les Gaules, mais ni Auguste, ni Tibère, ni Claudius n’abolirent leurs sacrifices qu’en ce qui était des sacrifices humains; car Pomponius Mela, qui vivait et écrivait du temps de l’empereur Claudius, en son livre IIT, chap. 11, dit qu’autrefois ils avaient coutume de sacrifier des hommes, se persuadant que ces sortes de sacrifices et de victimes étaient plus agréables aux dieux, mais que cette cruauté était abolie ; néanmoins, qu'ayant voué des victimes humaines aux dieux, lorsque les hommes étaient devant les autels, ils se contentaient de leur tirer de la veine du sang qu’ils versaient et répandaient sur les autels en mémoire des sacrifices inhumains qu'ils avaient coutume de faire. Depuis Claudius, Néron défendit aussi ces victimes humaines que les Druides sacrifiaient en Angleterre, comme on le peut conjecturer de ce que Tacite rapporte dans le livre IV de ses Annales. Tout ce soin pris par les empereurs n'empêcha pas qu'il ne restät longtemps dans les Gaules des vestiges de ces cruels sacrifices, comme le remarquent Ælius-Lampridius et Dionisius, dont les témoignages ont été remarqués au