POETES
De vieilles poésies épiques, quelques chants cypriens.
1 Cf. Sallier, oy. cit. p. 376 et suiv.
DÉLOS
par exemple, paraissent avoir été composés sur Délos1.
Il n'y a peut-être pas de poète lyrique qui n'ait célébré l’île sainte ou la naissance d’Apollon. Le plus ancien d’entre eux fut, suivant la tradition , le lycien Olen. Il chanta des hymnes à Délos, en l’honneur d'Ilithye, et des vierges hyperboréennes Argé et Opis. En général, les plus anciens hymnes déliens semblent lui avoir été attribués 2.
Vient ensuite Mélanopus de Cumes 3, auteur d'hymnes sur Hécaergé, Opis et sur leur voyage à Délos. Philammon organisa le premier des choeurs de jeunes filles en l’honneur d’Apollon, mais plutôt à Delphes 4. Les vieux chants cadencés que l’on dédia à Apollon sont quelquefois appelés des Nomes5 (Noyoi).
On ne sait à quelle époque la sibylle érythréenne Hérophile a composée en l’honneur d’Apollon, un hymne que les Déliens n’avaient pas oublié 6. Il ne faut pas chercher si elle est postérieure à Olen, car son existence est légendaire. On lui attribua ces chants d’une inspiration désordonnée, qui semblent venir plutôt
1 Cf. dans l’édition d’Homère, par Didot, les Chants cypriens p. 593, fr. 11 . — Lycophr., Cassandr ., y. 569 et suiv. — Welcker, Cycl. ep., t. II, passim.
2 Hérodot., IV, 35. — Callim., H. in Del., 304. — Paus., V,
3 Pals., loc. cit.
4 Heracl. Pont., apud Plut., De music ., 3. — ScJiol. Odyss. XIX, 432.
B Strab., IX, 421. — Callim., H. in Del., 304.
<:Paus., X, 12, 1. — Clinton [Fasthellen.) fait vivre la sibylle érylhrécnne pendant la 9e ol.
TÉMOIGNAGES ANCIENS
(TApollon prophète que d’Apollon dieu de la poésie h On connaît aussi sur Délos quelques courtes prophéties^ attribuées plus tard à la sibylle hébraïque 2; mais elles viennent plutôt de la sibylle érythréenne 3, c'està-dire de l'inspiration prophétique qui se répandit à plusieurs reprises sur les bords de la mer Egée. Elles ne semblent pas antérieures au v° siècle.
Peut-être les Déliens connurent-ils d'autres vieux poètes, car ils chantaient, aux fêtes solennelles, des hymnes de toutes les factures, de tous les âges, de tous les dialectes 4. C'étaient, avant de commencer les jeux, les npooipua ou préludes 5 et, pendant les fêtes, les ovmyysç autrement nommés omriyyoq les Pæans, les Prosodies 6. Les o’jmyyoL tirent leur nom de la vieille déesse Opis, dont le culte semble avoir précédé celui d’Artémis et d’Apollon. Le nom seul de ces hymnes témoigne donc de leur haute antiquité. On composa pour Délos des pæans prosodiaques 7 qui se chantaient autour de l'au-
! Ferd. Delaunay. Moines et sibylles, Paris, Didier, 1 874 , p. 131 et suiv.
2 Id. Ibid. p. 379. — Orac. sib. (édit. Alex.), L. III, 3, 363.
"Earat xai 2à[xoç aoç, .èaslxai' AtAoç à§ï)7oç.. — Cf. TeRTULL., de PdlllO ,