CHAPITRE II
Délos et Athènes.
Sommaire : § 1. Considérations générales. — § 2. Délos depuis l’établissement de la seconde confédération jusqu’à la prise d’Athènes (477-404 av. J.-C.). — §3. Amphictyonie des Athéniens (suite) et constitution politique des Déliens jusqu’à la guerre Lamiaque. (De 404 à 322 av. J.C.) — § 4. Délos libre. (De 322 à 196, — de 196 à 166 av. J.-C.)
§ I. Considérations générales .
L’histoire de Délos offrira maintenant un double intérêt. Délos sera toujours une terre sainte ; elle recevra toujours les Théories de la Grèce, les offrandes de l’Asie, mais la cité qui se distinguera entre toutes par ses hommages et ses libéralités, Athènes, en faisant profession d’adorer Apollon, persécutera les compatriotes et les serviteurs du dieu. Cette cité délienne entourée de tant d’honneurs sera des plus misérables. Exposée sans défense à des convoitises toujours en éveil, elle succombera sans lutte, partant, sans gloire; et, plus tard, les ennemis, les vainqueurs d’Athènes, ceux de qui Délos devait espérer sa délivrance, la laisseront aux mains de ses maîtres comme une proie sans valeur.
L’histoire religieuse de l’île sainte continuera d’intéresser la Grèce entière, le paganisme entier; mais son histoire politique ne sera guère plus que celle de son
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asservissement par Athènes, sous le joug de laquelle il lui faudra toujours retomber.
Pieusement usurpateurs, les Athéniens construiront d’abord ou bien embelliront le temple voisin de la mer, habiles à Padministrer et à toucher les revenus de ses propriétés religieuses. Plus tard, cette prise de possession ne leur suffisant plus, ils passeront du sacré au profane; et les Déliens, chassés de leurs temples, seront enfin expulsés de leurs demeures.
§11. Délos depuis V établissement de la seconde confédération jusqu'à la prise d'Athènes. (477-404
av. J.-C.
Bien différentes étaient pourtant les vues d'Aristide, lorsqu’en 477 il réglait les conditions de l'alliance qui unissait les Cÿclades et presque toutes les cités riveraines de la mer Egée. Aux termes de ce contrat, Athènes devait simplement présider la confédération hellénique, percevoir les contributions équitablement réparties entre les cités grecques, et dues par chacune d'elles pour la défense commune ; enfin donner aux fonds du trésor national l’emploi déterminé par l'assemblée. Le trésor commun était conservé à Délos, et les confédérés se réunissaient dans le temple d’Apollon h
Les amphictyons étaient donc envoyés à Délos par les différentes cités de la Confédération. Athènes exerçait la présidence et recueillait les impôts. A cet effet, une
1 Thuc., I, 96.
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magistrature nouvelle, celle des Hellénotamies, fut instituée L Les Hellénotamies étaient des Athéniens qui recevaient les contributions (cpopot), les déposaient dans le trésor, étaient préposés à leur garde et les administraient.
Nous ne nous occuperons ici ni de l’histoire de cette confédération , ni de cette magistrature tout athénienne1 2, ni des modifications qu’elle subit après l'époque à laquelle Délos cessa de garder le trésor, et n’eut plus à remplir le rôle tout honorifique qui lui avait d'abord été confié 3.
Le trésor de la confédération reçut d'abord 460 talents chaque année 4. Cette somme, d'abord appliquée aux frais de la guerre et des fêtes religieuses, fut plus tard dépensée par les Athéniens à leur profit presque exclusif, et consacrée surtout aux embellissements
1 Sur les différents tributs imposés aux Grecs, Cf. Bœckh., Econ , pot. , 1. III, ch. xv, et L II, ch. vu. Inscr. ait ., 226 et suiv., d’après Kœhler, Urkunden und miter suchung en zur Geschichte des delïsch-Attischen blindes. Comment. Acad. Berol., 1869, CI. Hist. phil., 2, p. 4 et suiv.
2 Bœckh pense que les hellénotamies étaient tirés au sort, comme les trésoriers des dieux, parmi les pentacosiomédimnes. Probablement ils étaient plus de dix et pouvaient appartenir plusieurs ensemble à la même tribu. Bœckh., op> oit ., 1. II, ch. vii.
3 Les Hellénotamies paraissent avoir été remplacés, après l’archontat d’Euclide, par le trésorier de la guerre et l’intendant des fonds théoriques. Cf. Bœckh., op. cit ., 1. II, ch. vu. — Koehler, loc. cit. Nous n’insistons pas sur cette importante question, presque étrangère à notre sujet.
4 Bœckh., op. cit., 1. III, ch. xv. — Cf. Kœhler, loc. cit. Cette somme, par la suite, alla jusqu’à 1200 talents. Miliarakis, op. cit., p. 166 et suiv.
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d'Athènes b En cessant de fournir des hommes pour l'œuvre commune, les alliés avaient en quelque sorte abdiqué en faveur de cette ville puissante et belliqueuse, qui, chargée de les défendre, aspira bientôt à les gouverner. Voilà pourquoi les Athéniens enlevèrent de Délos le trésor commun pour le transporter dans le Parthénon. Proposée d'abord par les Satniens, peut-être à l'instigation de Périclès , et adoptée, paraît-il, vers 454 av. J. -G.1 2, cette mesure significative dut mécontenter plus d’un allié et surtout la cité de Délos ; mais Athènes, en soutenant seule le poids de la guerre contre les Perses, s’était créé une puissance navale redoutable dont l’appareil étouffait les murmures.
Nous possédons plusieurs listes des tributs prélevés par les Hellénotamies sur les différentes cités de la confédération ionienne 3. Leurs dates sont comprises entre l'ol. 81 ,3 et l’ol. 88, 4. (454 à 420.) Le nom de Délos n'y figure pas ; elle était donc exemptée de l’impôt 4 : les Déliens, que leur caractère sacré avait toujours dispensé de combattre, n’avaient pas à payer une taxe de guerre. En revanche, Rhénée acquittait son tribut comme les autres îles : elle paraît avoir eu toujours
1 Bœckh, op. cit., 1. II, ch. vu.
2 Miliarakis, op. cit., p. 171, 172. — Plut., Périclès , 17. — Aristid ., 23, 24. — Kœhler, op. cit., p. 103-107. — La plus ancienne inscription « des tributs » que l’on trouve sur l’Acropole date de 454, mais il n’est pas prouvé qu’il n’y en ait pas eu d’antérieures.
3 Kirchhoff, inscription n° 37 et n° 226 et suiv.
4 Cf. Hyperid., fr. 75, Orat. attic. t. II, p. 392 et suiv., éd. Didot. — Le mot de cpo'poç est plus tard remplacé par celui de
cuvTaÇiç.
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une organisation politique indépendante et distincte de celle de Délos. Les administrateurs des revenus sacrés de 111e, ou plutôt du temple, doivent être distingués des Hellénotamies qui recueillaient les impôts de la confédération. L’ol. 86, 3 et 4 (434, 433) ces administrateurs étaient athéniens 1 2 * 4. On ne sait pas s'ils s’appelaient épimélètes, épistates ou bien amphictyons, nom qu'ils ont porté un peu plus tard.
A partir de l'année 454, les Hellénotamies ne cessèrent pas de recueillir les impôts levés sur les alliés, mais ils les portèrent dans le Parthénon et n’eurent plus de relations avec Délos. Les Amphictyons continuèrent à gérer les revenus sacrés de l'ile, dont les Athéniens voulurent être bientôt les uniques possesseurs. Des prétextes pieux servirent leur ambition. La sixième année de la guerre du Péloponnèse (ol. 88, 3; l'hiver de l’année 426), ils décidèrent que l’île serait purifiée. Pisistrate en avait enlevé les sépultures qui se voyaient du temple; sur l'avis de l’oracle, il fut décidé que désormais aucun tombeau ne profanerait le sol de l’ile sainte, et toutes les sépultures furent transportées dans la nécropole de Rhénée. Défense fut faite de mourir à Délos et même d’y naître. Les femmes enceintes et les mourants durent être embarqués pour Rhénée .
1 Kirchhoff, Corp. inscr. att ., n° 283. Cette inscription qui contient les actes de l’ol. 86, 3 et 4, ne fut elle-même gravée que beaucoup plus tard (entre les ol. 92, 2 et 102). Cf. Kirchhoff, Comment, ad loc. cit.
2 Thuc., III, 104. — Strab., 486. — Eschine [Orat. attic.
Didot, t. II, p. 144) raconte qu’une maladie contagieuse affli-
gea les Déliens parce qu’ils avaient enseveli un mort dans leur île. — Plut., Apoplit. lacon., 15.
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Ces prescriptions nouvelles sont étonnantes dans une ville où Ton pouvait naître et mourir depuis des siècles, où Pythagore avait enseveli Phérécyde, où Ton montrait le tombeau d’Ajax, où les Etyperboréennes reposaient à Pombre même du temple de Diane. Sans doute la politique ne fut pas étrangère à cette mesure reli gieuse; et, débarrassée des morts, Athènes comptait avoir meilleur marché des vivants.
En effet, à partir de ce jour, les Déliens n’eurent plus de patrie, car on ne peut appeler de ce nom une terre sur laquelle on n’est point né, dans laquelle on ne sera pas enseveli, et qu’on ne saura pas défendre par les armes. La fonction de ces ministres des dieux, qui méritaient à peine le nom de citoyens, fut de s’asseoir aux festins sa crés1, dont ils ne faisaient pas les frais, d’en dresser les tables 2, d'en vendre les mets 3 ou de les préparer. Ces offices, que la crédulité pieuse des premiers Grecs avait honorés, perdirent leur prestige, et les parasites des dieux mêmes furent raillés sans pitié. Quels services rendaient-ils à la Grèce pour vivre à ses dépens ? On ne craignit donc pas d’attaquer les Déliens dans leur caractère religieux, leur unique sauvegarde. On leur donna les noms de tous les animaux, de tous les mets qui figuraient à leurs festins, et ce catalogue de sobriquets est
1 Plut., Nicias , loc. cit.
2 Athen., IY, 172, 173.
3 Une des spécialités des Déliens était d’engraisser la volaille. — Cf. Barthélémy, Voy. du jeune Anacharsis , ch. lxxiii, et Cic., Acad., II. 26. « Gallinarium invenisti Deliacum ilium qui ova agnosceret. » Ces c' Gallinaires » déliens savaient probablement deviner en examinant l’œuf, le sexe de l’animal qui en sortirait.
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long. On y joignit ceux de harponneurs de poisson 1 et de néocores ou balayeurs du temple, nom souvent trèshonoré, mais ici tourné en ridicule. Enfin la population porta en bloc le surnom d’Eléodytes, ou dresseurs de tables, et leurs femmes, le titre moins flatteur qu’ironique de « fleurs de cumin. » Les parasites, d'après le poète comique Criton, avaient en grande estime Délos, où l’on trouvait des gens de toutes les nations et un marché bien fourni 2.
Déchus de leur ancienne position au centre de la confédération ionienne, raillés par Rhénée et par Athènes3, les Déliens voyaient avec haine et douleur Athènes accaparer le culte d’Apollon, en administrant les temples et les biens consacrés au dieu qui, devenant ainsi Athénien lui-même, passait à l'ennemi. Ils purent donc remplir avec répugnance les prescriptions religieuses que leur imposait la piété intéressée d'Athènes.
Aussi, quatre années plus tard (422 av. J.-G.), Délos était-elle accusée de n'avoir pas accompli les lustrations prescrites 4. Pour de vieilles raisons que l’on ne connaît pas 5, et pour ne s'être pas purifiés après avoir trans-
1 Les poissons, très-salés aux environs de Délos, avaient, dans le port même, une chair fort douce. Plin., XXXII, 9, 1. — Certains poissons fort estimés se pêchaient près de Délos et de Tinos.
2 Athén., IV, 172, 173.
3 Cf. p. 17.
4 Thuc., Y, 1. — Y, 32. — Diod. Sic., II, 58, 6. — Paus.,IV, 27, 5.
5 Le scholiaste anonyme d’Hermogène (Cf. Hyperid., Or. ait ., éd. Didot, t. II, p. 392 et suiv.) cite un passage du discours déliaque d’Hypéride. L’orateur athénien raconte que de riches Eoliens, venus à Délos avec la Théorie, furent trouvés as-
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portées .sépultures de Délos à Rhénée, les Déliens parurent commettre un acte sacrilège quand ils vaquèrent à leurs fêtes annuelles. Aux yeux des Athéniens, qui les accusaient de pencher pour Sparte, le crime fut évident, et, de plus, impardonnable. Les Déliens furent chassés et, recueillis par Pharnace, se réfugièrent la plupart en Asie, à Adramyttium 1 ; Athènes s’empara de Pile, dont elle avait expulsé les vivants après les morts.
Quand les Athéniens prirent possession de leur triste conquête, ils n'y virent donc pas leurs victimes, et cependant le remords les saisit. Cette ville de temples sans habitants ni tombeaux rappelait trop vivement à leur imagination encore religieuse le souvenir de cette vieille théocratie et de ces hommes sacrés, que Don avait sans provocation, sans colère, sans autre raison qu’une cupidité voilée d’hypocrisie, exilés du sol où, depuis des siècles, les barbares eux-mêmes les vénéraient. Quand après une bataille et un assaut, les anciens s'emparaient d'une ville, ses dieux l’abandonnaient; et ceux du triomphateur, y entrant avec lui, rassuraient sa conscience. La profanation de Délos dut paraître flagrante, lorsque les vainqueurs sans gloire pénétrèrent dans cette ville intacte et superbe, vide d’habitants, pleine de dieux.
sassinés sur le rivage de Rhénée. Les Déliens intentèrent un procès aux habitants de cette ile, coupables, disaient-ils, de sacrilège. Il fut prouvé que le meurtre avait été commis par les Déliens. Il est fort probable que ce procès fut antérieur à 422, et qu’Athènes accusa les Déliens de ne s’être pas purifiés de ce meurtre. Cf. la dissertât, de Sauppe ad loc. cit.
1 Thuc., Y, 11, 32. — Paus., IV, 27, 5. Quelques-uns de ces exilés déliens apprirent par loracle de Delphes que Tégyre était la véritable patrie d’Apollon. Cf. p. 189 et suiv.
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Les Athéniens s’effrayèrent donc et se repentirent. Engagés dans une lutte redoutable, où il n’y allait pas seulement de leur hégémonie, mais de leur existence, ils purent craindre pour eux-mêmes une pareille infortune et ils songèrent à conjurer la colère céleste. Elle semblait déjà se manifester : l'oracle de Delphes parla en faveur de Délos, et l’année fut malheureuse pour les armes d’Athènes h Aussi les Déliens furent-ils, l’année suivante, autorisés à rentrer dans leur patrie (421 av. J. -G.). Beaucoup se rendirent à cet appel, d’autres demeurèrent en Asie et furent presque tous massacrés en 411 par Arsace, général de Tissapherne 1 2.
Le prudent et superstitieux Nicias ne fut peut-être pas étranger à la décision des Athéniens. Peu de temps après, quand Sparte et Athènes conclurent une trêve de cinquante années, il conduisait lui-même à Délos une Théorie 3 qui est demeurée fameuse entre toutes, autant par la munificence de l’archithéore que par l'enthousiasme qui l'accueillit.
Cependant les Déliens ne se réconcilièrent pas avec lesamphictyons, qui ne se départaient d'aucune de leurs prérogatives religieuses. Quand le désastre d’Ægos- Potamos eut amené la prise d’Athènes et que la paix lui enleva les Cyclades, les Déliens crurent le moment venu de secouer le joug, et, s’adressant à Sparte, ils
1 Thuc., V, 32.
2 ThuC., V, 32. — Paus., IV, 28, 5.
3 Plut., Nicias , loc. cit.; Thés., loc. cit. — Paus., VIII, 48. — Vid. supra, p. 261. — Les grandes Théories avaient lieu la troisième année de chaque olympiade. La paix de Nicias datant de Pol. 89, 4, il est très-probable que la grande Théorie conduite par Nicias date de l’ol. 90, 3, c’est-à-dire de 41 8 av. J. -G.
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revendiquèrent comme leur patrie et leur propriété cette île « dans laquelle ils ne pouvaient naître ni mourir. » Pausanias leur retourna l’argument : une île dans laquelle on ne peut naître ni mourir n’est pas une patrie ; et l’administration des temples et des terrains sacrés de Délos fut conservée aux Athéniens 4. Ce procès ne peut dater que de l'olympiade 94, époque à laquelle Sparte, maîtresse de la destinée d’Athènes, inclinait à traiter cette rivale déchue avec quelques égards’.
Plus d’une fois Délos fut ainsi abandonnée par les ennemis d'Athènes, et même livrée après leur victoire. Plusieurs causes expliquent ce fait étrange. Tombée au pouvoir de ses ennemis Spartiates, Macédoniens, Romains, Athènes se vit généralement épargnée, même honorée par eux : ils rendaient hommage à sa supériorité intellectuelle, et peut-être jugeaient-ils à propos de ménager dans ses habitants les hérauts de la renommée, et aussi les plus spirituels des railleurs. On savait Athènes jalouse de dominer à Délos ; on lui laissait volontiers un privilège dont elle était reconnaissante, qui lui coûtait d’assez fortes sommes et n'augmentait en rien son pouvoir. On l'embarrassait d'une possession ruineuse et de subordonnés mécontents. Puis Athènes avait depuis longtemps organisé les Théories, administré les temples déliens; et les Grecs se faisaient souvent
1 Plut., Apopk. lacon.; 15. Suivant Plutarque, ce Pausanias est le fils de Cléombrote. D’Orville [op. cit.: p. 22) démontre qu’il s’agit ici de Pausanias, fils de Plistoanax,qui rendit aux Athéniens leur autonomie après l’expulsion des trente tyrans. En effet l’usage de transporter à Rhénée tous les morts de Délos ne date que de la seconde lustration, époque à laquelle Pausanias, fils de Cléombrote était déjà mort.