‹ Recherches sur l'absorption et le rejet de l'eau par les grainesChapitre 34 sur 48 · V S21JJ9I S9P 91PIO · texte numérisé non relu

V S21JJ9I S9P 91PIO

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précédents, il y a eu un léger relèvement de la courbe au bout d’une huitaine de jours.

d) Enlevons le tégument à des graines de Lupin et plongeons les embryons dans l'appareil. La courbe obtenue avec 10 embryons (fig. 17) montre qu'il n’y a pas dilatation, mais contraction, puis que la courbe tend à remonter, mais sans jamais atteindre l'horizontale passant par le volume initial.

Fig. 19. — Lupin blanc. Onze graines vernissées. Eau ordinaire. (Graphique fendu suivant une génératrice du cylindre et étalé.) — xy7 est une horizontale décrite en seize heures. — La courbe se lit en suivant l’ordre des lettres A, B, C, etc.

Ensuite la courbe redescend et la contraction augmente. Il y à donc toujours contraction avec des embryons isolés. Le seul fait curieux à noter, c’est ce qu'on pourrait appeler la dilatalion dans la contraction, dilatation qui se produit environ une heure après l'immersion. Cette petite dilatation n'est d’ailleurs pas constante ; elle manque souvent, sans qu'on puisse dire à quoi cela est dû.

Fig. 20. — Lupin blanc. Graines enveloppées de cire. Eau ordinaire. (Graphique fendu suivant une génératrice du cylindre et étalé.) — yx est une horizontale décrite en seize heures.— La courbe se lit en suivant l’ordre des lettres A, B, C, etc.

e) En brisant les graines en fragments d'environ 1 ou 2 millimètres, on n'oblient jamais qu'une contraction, sans le phénomène parasite que nous venons d'indiquer (fig. 18).

/) Enveloppons 11 graines de Lupin blanc d’une mince couche d’un vernis peu résistant, par exemple le vernis au pinceau que l’on trouve dans le commerce. Détachons le vernis en un point. Le tégument s'imbibe plus lentement que dans le cas normal et finit par faire éclater la couche

de vernis qui s'oppose à la dilatation de la graine. On obtient la courbe de la figure 19. On voit que l'allure générale ne diffère pas de celle des graines normales, mais que Ja dilalion est considérablement diminuée, du fait de la résistance qu'offre le vernis au plissement.

g) Enveloppons plusieurs graines de Lupin blanc d’une épaisse couche de cire et détruisons celle-ci en un point: nous ne permetlons à l’eau de pénétrer que par cel orifice : les graines sont dans le cas des graines à tégument dur où l’eau ne pénètre que par le micropyle. On oblient la courbe de la figure 20. On voit que la dilatation est complètement supprimée et qu'il ne reste que la contraction.

B. Fêve des marais.

D'un cerlain nombre d'essais préliminaires, j'avais cru devoir conclure, et nous verrons plus loin que c'est à cette idée que je me suis arrêlé, que toutes les graines à téguments minces devaient présenter une dilatation. Or le cas de la Fève, d’après les chiffres de M. Leclerc du Sablon, m'embarraissait singulièrement. Voici en effet les chiffres donnés par cet auteur : { étant le temps d'immersion, V, le volume de la graine, V, la somme des volumes de la graine sèche et de l’eau absorbée, et d, la différence de ces deux volumes :

t Vi Vo d heures. cent. cubes. cent, cubes. cent. cubes.

7 1,8 9,4 0,6 13 11,5 11,9 0,4 36 14 AV 1,1 53 15,6 16,2 0,6 74 18 18,2 0,2 95 19,9 19,1 0,3

« On voit, dit-il, que la contraction passe par un maximum au bout de trente-six heures d'immersion et qu'elle devient ensuite nulle. Lorsque la germination commence, comme à la fin de l'expérience, dont les résultats sont consignés dans le tableau précédent, 1l y a une légère dilatation. »

Or, il suffit de regarder les courbes (fig. 21) que j'ai obtenues avec mon appareil pour voir qu'il y a au début de

l'expérience une dilalation manifeste (1).

Pour bien montrer ce fait j'ai représenté deux courbes, obtenues Loutes deux avec 10 graines. La courbe pleine correspond à de petites Fèves, la courbe pointillée à des petites et des grosses Fèves mélangées. J’ai pris grand soin que les semences ne soient pas blessées et que leur gonflement se fasse d’une manière bien homogène. La température était de 9°.

Examinons spécialement la courbe pleine A, B, C, elc., qui se continue jusqu'à M, c’est-à-dire pendant quarantehuit heures. On voit cette courbe s'élever progressivement jusqu'en B, point culminant. À ce moment, cest-à-dire environ

à dix Fèves petites et grosses. (Graphique fendu suivant une génératrice du cylindre et

aines intactes. Eau chloroformée. — La courbe pleine est relative à dix Fèves petites. La æy est une horizontale décrite en vingt-quatre heures. — Les courbes se lisent en suivant les lettres A, B, Cetc.,

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