AT
s'arrête généralement et là, comme d’ailleurs en Allemagne, le débat semblant clos, les travanx sur l’acétonurie se font rares. Nous signalerons cependant le travail de Baginsky qui confirme les résultats de Von Jaksch et fait une étude spéciale de l’acétonurie chez les enfants.
Les idées de Frerisch, acceptées en Allemagne par la majorité des auteurs, trouvent en France vers cette époque un certain nombre de partisans.
Romme, dans sa thèse inaugurale, tente de réagir contre cette tendance et soutient énergiquement la théorie de Kussmaul.
Il rappelle les résultats positifs des expériences de Kien, de Forster, de Penzoldt, de Gennes, et en institue de nouvelles sur la toxicité de l’acétone. Il combat les assertions de Jaksch relativement à l’acétonurie physiologique et veut voir dans l’excrétion de l’acétone l’expression d’un état pathologique.
Signalons la très complète revue d’ensemble publiée par M. G. Lyon en 1889 dans la Gazette des Hôpitaux, où sont très impartialement exposées les théories du coma diabétique.
En 1892 paraît un important travail de Engel dont les recherches quantitatives ont malheureusement été exécutées à l’aide d’un procédé de dosage très défectueux. Il confirme, à peu près intégralement, les conclusions de Jaksch.
Ce travail est le dernier qui renferme une étude
complète de l’acétonurie. Ceux qui ont suivi ne traitent guère que des points particuliers de la question. Parmi eux nous citerons le mémoire de Conti sur la toxicité des urines riches en acétone et celui de Vicarelli sur l'acétonurie dans la grossesse, lequel arrive à cette conclusion assez surprenante, que chez les femmes enceintes l’acétonurie indique la mort du fœtus.
Enfin les récents travaux de Hirschfeld renferment d’intéressantes conclusions, sur lesquelles nous aurons plus loin l’occasion de nous étendre.
On voit par ce court exposé, dans lequel nous . n'avons cependant cité que les travaux les plus importants, combien .est riche la bibliographie de l’acétonurie et combien aussi sont nombreuses les contradictions entre les auteurs les plus autorisés.
Au cours de ce travail nous signalerons d’ailleurs les mémoires auquels nous empruntons des arguments ou que nous combattons, et dont l’'énumération complète en ce chapitre, eut été fastidieuse.