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eue avec une solution encore plus faible. On a fait à ce réactif le reproche de n’être pas caractéristique de l’acétone et en particulier de donner la même réaction avec l'alcool. Ce reproche était grave, étant donné l'usage si répandu de l'alcool et la possibilité de son passage dans les urines. Mais nous allons voir qu'il n’a pas toute l'importance qu’on serait tenté de lui accorder. En effet la réaction est beaucoup moins sensiblé avec l'alcool qu'avec l’acétone et j'ai constaté qu’une liqueur d’alcool à 14/1000 donne un trouble à peine sensible et seulement au bout d'un certain temps. De plus nous verrons dans un instant qu'une modification apportée à la réaction de Lieben permet d'éviter la confusion.
Les autres corps avec lesquels on peut obtenir la réaction de Lieben n'existent pas dans les urines.
Il résulte de ce qui précède que l'emploi de la réaction de Lieben est suffisant dans la majorité des cas pour caractériser l’acétone et que sa facile exécution et sa sensibilité doivent la faire conseiller.
Nous verrons par la suite que nos recherches personnelles ont confirmé les résultats annoncés par les auteurs qui ont recherché l’acétone au moyen de cette réaction.
I ne faut pas compter caractériser l’acétone dans les urines en nature au moyen de la réaction de Lieben ; il faut soumettre le liquide à la distillation ; on sépare ainsi l’acétone des corps fixes ou moins
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volatils et le liquide distillé est d'autant plus riche en acétone qu’on a recueilli une fraction plus petite du volume soumis à la distillation. Nous reviendrons d’ailleurs là-dessus à propos du dosage de l’acétone.
C. le Nobel proposa de remplacer la potasse par lammoniaque afin de pouvoir distinguer si le liquide renfermait de l’acétome ou de‘l’alcool.
En effet, dans ces conditions, il se forme par l’action de liode sur l’ammoniaque de l'iodure d’azote qui se transforme en iodoforme si la liqueur renferme de l’acétone, laquelle transformation n’a pas lieu si la liqueur renferme de l'alcool.
Cette substitution n’a d'autre inconvénient que de diminuer considérablement la sensibilité de la réaction. J’ai constaté que celle-ci n’était appréciable
qu'avec les liqueurs d’acétone à ——= tandis que la