EAU DE BROME
Elle a été préparée au moment même où l’on a voulu la décomposer, avec du brome pur et de l’eau distillée.
Le liquide est très-mauvais conducteur.
On a commencé à 12 h 45'.
A l h 20', il se dégage 100 v d’oxygène
et 50 ? d’hydrogène ;
à l h 40', le dégagement de l’hydrogène s’est accéléré, car le volume des deux gaz est sensiblement le même.
11 y a déjà de l’acide bromhydrique dans la liqueur; la conductibilité s’accroît, et l’action est tellement vive à 1"53', que la température du liquide s’élève de 15° à 44°.
A ce moment, il se dégage pour 100 v d’oxygène,
200’ d’hydrogène.
A partir de cet instant, l’acide bromhydrique se décompose, la température s’abaisse et le liquide, rouge foncé d’abord, passe au jaune clair.
A. 3“ 30', l’absorption de l’oxygène est considérable, car il se dégage pour 100’ d’oxygène,
260’ d’hydrogène.
La dissolution de l’oxygène continue jusqu’à 7 heures, où le dégagement de l’hydrogène est sensiblement double du sien.
Eau bromée ancienne.
Elle contient de l’acide bromhydrique comme la solution de chlore renferme de l’acide chlorhydrique, car le liquide est bon conducteur dès le principe, et l’absorption de l’oxygène a lieu dès le commencement de la décomposition.
En effet, pour 100’ d’oxygène, il se dégage 290’ d’hydrogène.
Acide bromhydrique.
Les mêmes phénomènes se présentent encore; mais l’oxygène est absorbé en grande quantité dès le commencement; la liqueur rougit au pôle positif et finit par se décolorer lorsque l’acide bromique a pris naissance. On s’arrête quand 100’ d’hydrogène et 50’ d’oxygène se dégagent.