‹ Recherches sur l'Action thérapeutique du RadiumChapitre 11 sur 26 · I. — Résultats immédiats. — Etendue de la cica · texte numérisé non relu

I. — Résultats immédiats. — Etendue de la cica

trice. — Généralement elle épouse celle de la plaque du radium, parfois la déborde et on constate dans des régions couvertes de poils, telles que la moustache, une dépilation absolue et paraissant devoir être persistante.

Aspect de la cicatrice. — A la place du placard lupique tuberculeux on érythémateux, on trouve une cicatrice blanche, nacrée souvent ; parfois cependant on observe une pigmentation brune. La plaque cicatricielle est très mince, très souple, lisse et dépourvue de chéloïdes ; sa blancheur contraste avec les surfaces cicatricielles obtenues par les autres procédés de traitement.

Sous la surface cicatricielle, dans la profondeur, la palpation ou la pression avec la lame de verre ne permet de retrouver aucune trace de lupus antérieur, pas d'infiltration, pas d’érythème, pas de tubercules : tel est l’aspect de l’ancienne plaie lupique qui présente tous les caractères d’une gué- : rison apparente, car la preuve de la guérison réelle, faite après biopsie, démontrant la disparition des bacilles et des follicules tuberculeux, n’a pas encore été faite.

II. — Zésultats éloignés. — Les observations de l'auteur ne lui permettaient pas, à l’époque, d’émettre un jugement définitif sur cette question ; dans un cas la récidive a paru se produire. En somme l’auteur rapporte en faveur des avantages du radium dans ce traitement les arguments suivants qui seront les nôtres : 1° r'apidité du traitement demandant trois

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à quatre mois d'application pour la cicatrisation complète ; 2° simplicité du traitement, l'application seule de la substance radioactive supprimant le matériel de la photothérapie ; 3° enfin l’innocuilé, le peu de douleur des applications, supérieures à ce point de vue au traitement par les caustiques chimiques ou ignés.

L'auteur cite à l'appui de sa thèse neuf observations de différentes formes de lupus traitées par le radium : |

1° cas (Blandamour). — Dans un premier cas il s'agissait d'un malade de 18 ans présentant un lupus tuberculeux de la région sous-mentale de5 à 6 centimètres d’étendue, qui fut traité du 16 mai rgor au 18 décembre de la même année et qui sortit guéri à cette même date ; il fut revu le 20 octobre 1902, la. guérison persistait encore.

2e cas (Blandamour). — Dans un deuxième cas, il s'agissait d'un lupus tuberculeux chez une femme âgée de 22 ans, le lupus étendu à toute la joue gauche, qui fut traitée du 16 avril 1901 au 23 octobre de la même année. La malade ful revue le 12 octobre 1902 et sa guérison se maintenait à cette époque.

3e cas (Blandamour). — Lupus érythémateux du nez, des joues, des oreilles et de la nuque quifut traité du 23 juin 1901 au 15 janvier 1902. La guérison était obtenue sur toutes les zones d'application.

4° cas (Blandamour). — Un quatrième cas fut celui d’un lupus érythémateux chez une femme de 4o ans chez laquelle laffection occupait les deux joues et le nez, elle fut traitée du 17 août 1901 au 3 janvier

1902 ; le 15 octobre 1902 la malade fut revue, les cicatrices du radium présentaient un aspect blanc, nacre, mince et lisse, séparées par de la pigmentation brune.

o° cas (Blandamour). — Dans un cinquième cas il s'agissait d’un lupus tuberculeux chez un homme de 59 ans, occupant les deux côtés de la face et le nez ; le malade fut traité du 10 octobre 1go1 au 29 mars 1902, à cette époque le malade était considérablement amélioré.

6° cas (Blandamour). — Dans un sixième cas il s’agit d’un lupus verruqueux de la main droite qui fut traité du 2 décembre 1901 au 27 février 1902. L'ulcération produite par l'application du radium était guérie à cette époque.

L'auteur cite encore trois cas qui lui sont personnels ; les différentes formes de lupus furent toutes sinon guéries, du moins fortement améliorées,

Nous avons eu également, en collaboration avec M. Salmon, à traiter quelques cas de lupus tuber-

culeux.

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