OBSERVATION VI
Chez une femme âgée de 30 ans nous avons fait des applications pour un acné confluent du visage. Une application de deux minutes sur un élément situé près de la queue du sourcil droit. Huit jours après on constate une amélioration de l'élément traité qui a pris une teinte rouge. Le 2 avril on constate une transformation presque absolue de l’élé-
ment soumis aux applications, et de plus le radium n’a pas
augmenté l'infection secondaire qui était assez marquée chez
cette malade. L'essai n'a pas été poursuivi. La malade ayant préféré suivre un autre traitement. Dans un cas d’acné couperosique chez un homme âgé de 4o ans souffrant de son
affection depuis cinq ans nous fimes également des applica-
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tions très courtes de substances radioactives. Le résultat ne fut pas des plus probants. Huit jours après le malade pressé se soumit à des scarifications. Cependant il y aurait lieu de reprendre des essais sur cette affection de nature vasculaire étant donnés les résultats obtenus dans les tumeurs du même type telles que les nævi et les angiomes superfi-
ciels.
Action sur les épithéliomes bénins. — La valeur thérapeutique des radiations émises par le radium est incontestable, en ce qui concerne un grand nombre de tumeurs malignes superficielles ; la cellule cancéreuse se montre parfois si sensible à l'influence modificatrice, destructive de ces rayons, que certains observateurs ont parlé d’une action thérapeutique spécifique.
Papillomes, verrues. — Les affections papillomateuses parasitaires ou non parasitaires peuvent également subir une amélioration grâce aux substances radioactives, mais il est à remarquer que dans ces cas les applications doivent être prolongées, les tumeurs papillomateuses étant moins sensibles au
rayonnement que les autres néoplasmes.