OBSERVATION VII
Chez une femme âgée de soixante-cinq ans nous eûmes à, faire des applications de radium d'une durée de vingt minutes ; il s'agissait d'un papillome développé à la région moyenne du front. La verrue disparut les jours suivants.
En somme dans ces cas, les tissus papillomateux réagis-
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sent beaucoup moins aux applications radioactives que les plaques psoriasiques. Alors qu'une durée de cinq minutes suffit à produire une réaction intense pour le psoriasis, une application de vingt minutes et davantage est parfois nécessaire pour produire une action efficace sur les tumeurs papil-
lomateuses.
Molluscum contagiosum. — Ce néoplasme bénin, après des séances répétées, des temps d’application variables, a été nettement influencé.
La tumeur est tombée en masse,comme si son pédicule en sa surface d'insertion se mortifiaient, l’ulcération superficielle sous-jacente s’est rapidement cicatrisée. Du reste pendant la durée de la réaction inflammatoire, qui succède à l'application du radium, pendant une à deux semaines, on pansait la plaie, irritée avec de la pommade au calomel ou de la vaseline boriquée
La cicatrice finale apparait superficielle, simple, blanchâtre et quelquefois entourée d'une légère pigmentation, non disgracieuse.
Maladies nerveuses. — Dans les cas d’affections nerveuses le radium amène quelques améliorations, bien que l’action du radium soit nulle sur les nerfs périphériques d’après Okada ; nous voulons parler des essais tentés par M. Soupault qui, dans une comimunication à la Société médicale des hôpitaux, a constaté dans ses observations d’arthrite suraiguë une sédation de la douleur et à la longue sa disparition complète, Parallèlement les phénomènes inflamma-
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toires ont rétrocédé ; dans un cas des épanchements considérables se sont résorbés en peu de temps ; dans aucun cas l’auteur n’a constaté de lésion de la peau à la suite d'application. Les seuls incidents à noter ont consisté dans un peu de rougeur avec phénomène de vaso-dilatation, mais jamais ni ecchymose ni vésication. M. Darié a également obtenu une action sédative de la douleur dans différents cas communiqués à l’Académie de médecine. Chez une malade atteinte d’une tumeur de la paupière qui provoquait de grandes souffrances contre lesquelles aucune thérapeutique n’avait produit d'effet, l’auteur appliqua une poudre radioactive qui calma ses douleurs.
MM. Raymond et Zimmern ont constaté également, au cours de publications faites à l’Académie de médecine, les effets analgésiques des applications de radium. C’est particulièrement chez les tabétiques que ces auteurs ont constaté une action profonde sur l'élément douleur. Une série de malades atteints de douleurs variées (douleurs fulgurantes, crises gastriques), ont été rapidement améliorés et soulagés de leurs douleurs au bout de quelques séances.
M. Rehns a fait également des recherches dans ce sens et a signalé le retour de la sensibilité chez des tabétiques. Sur les points exposés aux rayonnements il a constaté la restauration de la sensibilité et des diverses esthésies cutanées (chaleur, piqûres, contact). La restauration plus ou moins complète semble exiger la formation sinon d’une eschare, du moins
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