‹ Recherches sur l'Action thérapeutique du RadiumChapitre 26 sur 26 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Le radium comparé aux rayons Rœntgen présente des indications thérapeutiques un peu différentes, et d’autre part les substances rodioactives sont d'un emploi plus pratique. On a obtenu des succès incontestables, dans certaines variétés de tumeurs bénignes de la peau et même dans de véritables épitheliomes, dans certaines affections cutanées (dans le lupus), dans quelques maladies nerveuses (névralgies, paralysies, lèpre), dans les troubles de la sensibilité (tabes etc.).

1) Pour le malade :le radium présente les avantages d’une substance très active ; indolore et pour ainsi dire dune innocuité absolue. Les cicatrices obtenues dans les cas de cancer sont parfaites ; la peau repousse normale à la place occupée par l’ancienne tumeur, en sorte qu'il est parfois difficile de retrouver le siège de la néoplasie ancienne. Contre les petites tumeurs, les verrues, les molluscum contagiosum les cancroïdes, l'épithélioma perlé, la boîte de radium constitue le traitement de choix. Il serait désirable d’abréger la durée du traitement ; peut-être la solution serait donnée par l'emploi d’une dose de radium d’une activité plus grande. La proportionnalité entre la puissance radioactive du sel employé et la rapidité de la guérison semblerait évidente « priori. Enfin, dans la cure des cancers siégeant dans les cavités naturelles et sur des muqueuses, le radium paraît devoir l'emporter comme procédé aisément

utilisable sur les appareils à rayons Rœntgen.

2) Pour le médecin l'utilisation du radium est à la portée de tout praticien sans avoir à se préoccuper de la nature et de l'intensité du courant électrique, de l’état hygrométrique de l'atmosphère, contrairement aux rayons Rœntgen. Dans le cancer nous n'avions pas à craindre la radiodermite ; nous n'utilisâämes pour ainsi dire aucun moyen de mesure. Cependant nous avions à fiver le temps des poses et les points d'application par les boîtes de radium. Et, si simple se présente cette méthode thérapeutique, si peu nocive, que nous confiions la boîte de radium au malade qui, devant une glace, surveillait le maintien de l’appareil.

Dans les petites villes, les campagnes, où les rayons Rœntgen sont difficilement utilisables ou très coûteux : où les cancroïdes si sensibles à ces radiations ne sont pas une rareté, où les médecins hésitent devant les responsabilités des interventions sanglantes, le radium, substance presque inusable, devrait pouvoir être prêté à ces médecins pour le bien de leurs malades. Devant la facilité d'emploi et l'efficacité des substances radioactives, on doit regretter que le radium, par sa rareté et son prix élevé,

ne rentre pas’dans la pratique médicale courante.

Vu: le Président de la thèse,

GAUCHER Vu : le Doyen,

DEBOVE Vu et permis d'imprimer :

Le Vice-Recteur de l'Académie de Paris,

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