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Dans ce cas encore, nous constatons que nous obtenons à peu près une droite en portant en abscisses les logarithmes dés concentrations et en ordonnées les tensions superficielles. Ces deux quantités peuvent être reliées par la même formule que dans le cas précédent avec la valeur suivante pour la constante à :
Comme pour le cas du violet cristallisé, ceci confirme que la quantité de matière adsorbée est indépendante de la concentration. Calculons la valeur numé-
rique de l’adsorption :
En remplaçant & par sa valeur et en multipliant par le poids moléculaire 319 On a :
Ce nombre est notablement inférieur à celui trouvé par mesure directe 0,6 10%. Tension superficielle des solutions de fuchsine. — Les résultat expérimentaux sont résumés par la courbe suivante.
Les conclusions sont exactement les mêmes que pour les deux matières colorantes précédentes. La valeur de la constante b est 0,41 et par un calcul conduit de la même façon, nous trouvons que la quantité de matière adsorbée est de : |
’ Nous constalons ce cas que cette valeur concorde assez bien avec ‘celle obtenue directement 0,3 10*.
Tension superficielle de solutions de vert malachite. — Les résultats sont :
EEE
FT opte mo Er Logarithme ns, Logarithme 10" 9,70 0,137 1,136 10=3 8 0,166 1,220
Dans ce cas, les résultats sont mieux représentés par la formule Seau — Osol — AC.
On obtient ici
d d b—0,68 et dE = Q (Gun — Giol)
Et en remplaçant dans la formule de Giss on a
b Ü — RT (cu Lea Ssol)-
Pour avoir le poids en grammes, il faut multiplier par le poids moléculaire 364
Né 2,4 101 & 101° 364 (Sea — Sol) = 1, 107 #(Seau — Gyol)
On obtient alors les valeurs suivantes pour l’adsorption
Concentration en mol. gr. Ë par cmc. Adsorption Dn105 0,432 105° 1075 010010 10 0,87—,/105* 10 4 AUS:
Ces nombres sont notablement inférieurs à ceux trouvés directement. Tension superficielle des solutions de bleu de nuit. — Les résultats des mesures de tension superficielle des solutions de bleu de nuit sont représentés par
la courbe :
Bancelin,
On constate que les nombreux points déterminés se placent convenablement sur une droite, si on porte en abscisse le logarithme des concentrations et en ordonnée la tension superficielle de la solution.
lension superficielle
La relation entre la tension superficielle et la concentration de la solution est donc
Ceau — Gsol —= À + b log C avec bd — 2,5. L’adsorption a pour valeur :
nombre plus petit que celui trouvé directement (3,9 10—*).
On peut constater que l'influence du bleu de nuit sur la tension superficielle est beaucoup plus grande que pour les autres matières colorantes. L’adsorption est aussi beaucoup plus forte. Corréfativement d’ailleurs la solution de bleu de. nuit mousse, par agitation, beaucoup plus que les solutions précédemment étudiées.
Incidemment, nous remarquerons que les solutions de matières colorantes moussent, par agitation, d'autant plus que l’adsorption est plus forte, ce qui est conforme à l'opinion admise sur les causes de la stabilité des mousses.
Les solutions pour lesquelles nous n’avons pas pu déterminer d’adsorption, ne moussent pas du tout par agitation. C’est une vérification qualitative de l'échec obtenu dans les mesures d’adsorption pour ces solutions.
34. Conclusion. — La formule de Gi8ss semble devoir donc être considérée comme exacte, bien que les vérifications expérimentales soient médiocres.
Il semble qu’on puisse attribuer les différences entre les nombres trouvés par mesure directe et les nombres calculés, aux erreurs expérimentales, qui sont grandes, sans qu’il soit possible de les évaluer. |
Lewis, qui avait également tenté la vérification de cette formule, avait obtenu des résultats très notablement moins bons que les nôtres.
85. Adsorption sur les mousses. — J’ai pensé qu'il y aurait lieu d’essayer de mesurer l'adsorption avec des solutions moussant beaucoup.
L’adsorption de ces solutions doit en effet être très forte. Dans ce cas sont les solutions de savon, d’oléate de soude, ou les solutions de sels des acides biliaires, telles que glycocollate ou taurocollate de soude.
Les expériences qualitatives montrent que le phénomène d’adsorption est beaucoup plus compliqué, dans le cas de ces sels, que pour les substances sur lesquelles ont porté mes expériences.
L'action des deux ions est en effet extrèmement différente. Il suffit pour s’en rendre compte de faire l'expérience qualitative suivante : (J. Perrin, Ann. de Chim. et Phys., 1915).
Un petit vase contenant une solution d’oléate de Et ou de glycocollate de soude, est placé au milieu d’un grand cristallisoir. On fait arriver par un tube de verre des bulles d'air dans la solution, qui mousse très abondamment. La mousse déborde du petit vase et tombe dans le grand cristallisoir.
Après avoir fait passer l'air pendant quelque temps, une partie de la solution se trouve dans le grand cristallisoir. Quelques gouttes de tournesol, mises dans les deux parties, ainsi séparées, de la solution, montrent que la partie, qui est restée dans le petit vase est devenue fortement alcaline, alors que la partie, qui a débordé avec la mousse, est acide. Il y a donc eu séparation des deux ions et l’étude de l’adsorption devrait être beaucoup plus détaillée que dans les cas précédents.
Je n’ai malheureusement pas pu faire l'expérience quantitative, car je n’ai pas trouvé de procédé de dosage assez sensible pour permettre le titrage des solutions très étendues d’oléate de soude ou de glycocollate de soude.