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DU MEMBRE POSTERIEUR DANS LE NOUVEAU-NE

a. — De l'épaule postérieure ou bassin.

1° Iléon. — Cet os est en forme de hache à sa partie supérieure, étranglé vers son milieu. Il se termine inférieurement

drons un jour ; elle est d'ailleurs de peu d'importance. Le fémur représente évidemment rbumérus. Si donc il y a des difficultés, elles se trouvent toutes dans la comparaison de l'épaule et du bassin.

Il y a un point connu. Il est évident que, dans toutes ses parties et dans son attitude, le pied est parallèle à la main du môme côté, quand elle est appliquée au sol dans la station quadrupède. Au delà, les attitudes des deux membres d'un même côté diffèrent : Y avant-bras s'incline en arrière, la jambe s'incline en avant; rbumérus s'incline en avant, le fémur en arrière; l'omoplate en arrière, l'iléon en avant. Ainsi le coude et le genou, l'articulation de l'épaule et celle du fémur au bassin font saillie en sens inverse les unes des autres, le pied et la main étant au contraire parallèles. J'en conclus que les positions des pièces supérieures de l'un des membres ont été changées. Le croisement des os de l'avant-bras et une ingénieuse observation de M. Martins sur la torsion de l'humérus permettent de décider quel est le membre dévié : c'est évidemment le membre antérieur ; c'est donc ce membre qu'il s'agit de ramener aux conditions typiques, et par conséquent à un parallélisme parfait avec Je membre postérieur.

Rien ne sera plus facile. Considérons la ligne brisée ABCD, et faisons décrire, d'arrière en avapt, à tout le système, autour d'un axe idéal passant par B et par D, une demi-circonférence ; l'extrémité A se portera en A', C en C. Dans cette nouvelle attitude, toutes les parties du membre auront des directions inverses des premières, ej seront dans un parallélisme parfait avec celles qui leur correspondent dans le membre postérieur. La côte de l'omoplate ab regardera en arrière dans la première position de l'épaule ; dans la seconde, elle regardera en avant comme la côte de l'iléon ; le bord spinal ac sera ramené à la position de la crête de l'os des îles;

le bord coracoïdien cB prendra la position c'B, et sera parallèle au bord sciatique de l'iléon. Dans cette position nouvelle, l'apophyse coracoïde qui fait suite à ce bord, se

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par une base pyramidale. Sa longueur totale est inférieure

d'un cinquième environ à celle de l'omoplate.

Le bord antérieur ou inguinal est élégamment écbancré dans toute sa longueur. Le bord supérieur, ou créie de l'os des iles, est convexe, épais, et porte une lame cartilagineuse épiphysaire. Quant au bord postérieur ou sciatique, il porte, suivant l'usage, une écbancrure profonde : c'est l'échancrure sciatique proprement dite.

2° Ischion. — L extrémité de ce bord sciatique porte l'ischion qui, au début de la vie, après la naissance, est encore un os distinct de l'iléon; j lest à son tour en forme de fer de hache. Très-évidé vers son milieu, son extrémité porte également un cartilage épîphysaire. La tète de la hache s'articule avec l'iléon

portera en arrière comme l'ischion, qui termine en quelque sorte le bord sciatique.

Tout donc semble parallèle et pour ainsi dire identique dans le bassin et dans l'épaule, considérés de cette manière. Mais voici une grande difficulté. Dans la position nouvelle que nous préférons, la face externe de l'omoplate devient l'analogue de la face interne de Hléon; cette conclusion étonne, tant on est imbu d'une idée contraire; toutefois ce qui n'est pas vraisemblable est vrai quelquefois : ne serait-ce pas ici une nouvelle occasion d'invoquer ce proverbe ?

Je ferai remarquer que, de la même façon que l'apophyse coracolde termine le bord coracoldien, la clavicule, chez les animaux qui en. ont une, se relie à l'extrémité de l'épine de l'omoplate.

Faisons abstraction dé la saillie acromiale, qui n'est qu'un fait subordonné, nous pourrons la supposer attachée contre le bord delà cavité glénoîde, au point où s'éteindrait pour ainsi dire une épine sans acromion, comme celle des Cochons, des Chevaux, des Girafes, etc. L'épine même peut être plus saillante et réduite à un pli osseux. Dans ces conditions, que la méthode la plus sévère permet d'admettre, les difficultés dont on s'effrayait disparaissent; il suffit d'énoncer les faits.

Sur la face viscérale de l'iléon est une crête ou plutôt une arête peu saillante. Elle divise obliquement la face interne du bassinai sépare sa région intestinale de sa région

et fait comme lui partie constituante de la cavité cotyloïde. Le plan dans lequel cet ischion se développe coupe d'ailleurs à angle dro»t celui de FiJt*>n ; qu'il semble répéter en arrière, mais sous des prooonions un peu moindres.

3* Pubis. — Le corps du pubis forme également à cette époque un os distinct de l'iléon et du pubis. Il est court, un peu renflé vers son extrémité sympbysienne, mais encore plus dilaté à l'extrémité opposée, qui est, suivant l'usage, partie composante de la cavité cotyloïde, mais pour une moindre part que les deux autres os. La symphyse est fort longue et règne jusque Fexirémïté de sa branche descendante. Elle s'unit à sa partie inférieure avec ,v a*gle antéro-inférieur de l'ischion, en

génito-urinaire. Celle arête arrive jusqu'au bord de la facette articulaire de l'iléon, et c'est en ce point qu'est attaché le pubis, analogue de la clavicule.

Les partisans de la méthode de comparaison par symétrie n'ont pas remarqué que, dans la position qu'ils préfèrent, la clavicule a d'autres relalicns que le pubis ; leur hypothèse exigerait qu'elle naqutt de quelque crête de la fosse sous-scapulaire. Il n'en est point ainsi. Dès lors l'hypothèse que nous préférons, ne complique point la question ; elle fait disparaître une des difficultés de leur système. Nous n'insisterons pas sur une autre difficulté qui résulte d'une différence dans la direction de la tète de l'humérus et de celle du fémur, cette difficulté étant commune à tous les systèmes de comparaison qui ramènent le cou en avant. D'ailleurs les ingénieuses observations de M. Marlins nous semblent lavoir complètement résolue.

Nous n'insisterons pas ici sur les muscles, nous discuterons ailleurs leurs analogies. Mais les muscles n'obéissent pas à des lois de composition aussi fixes que le squelelte ; leur existence, leurs proportions, leurs attaches même, sont subordonnées à certaines conditions de mouvement imposé ; ils doivent donc différer dans le bassin fixé au tronc et dans l'épaule mobile. Ils seront autrement groupés et répartis. Cela explique la complication de la myologie de la cuisse, comparée à celle do bras, et la simplicité relative des muscles du bassin; mais ce n'est pas ici le lieu de traiter celte question.

Quoi qu'il en soit de ces résultats, nous nous bornerons à les indiquer, sans avoir la prétention de modifier, d'après eux, la méthode descriptive qui est aujourd'hui en usage. Un pareil essai n'est justifiable que lorsque la légitimité des principes nouveaux sur lesquels il se base a été universellement reconnue.

ioa ANATOMIE DE L'HIPPOPOTAME.

sorte que ces deux os circonscrivent complètement le trou sous-pubien, qui est grand et assez régulièrement elliptique.

Si Ton examine attentivement le mode d'origine et les connexions de ces trois os, on demeure convaincu que l'ischion prolonge le bord sciatique, et que le pubis fait de la même manière la continuation d'une arête qui dwise obliquement la face interne de l'iéon à partir du milieu de son bord supérieur, et sépare, à proprement parler, le grand bassin du petit. Cette arête forme, dans le jeune Hippopotame; une crête ou épine saillante qui, par sa direction et par la manière dont elle partage cette face de l'os des iles, rappelle tout à fait la face acromiale de l'omoplate. Quant à l'autre face, elle est absolument lisse, il est fort à remarquer que l'iléon s'articule avec le sacrum par cette partie de sa face interne, qui est comprise entre l'épine dont nous avons parlé et le bord sciatique. Ce serait par une partie analogue de sa fosse sous-épineuse comprise entre l'épine acromiale et le bord coracoïdien que J 'omoplate toucherait à la colonne vertébrale, si on la ramenait par un mouvement de demi-révolution à un parallélisme parfait avec l'iléon.

La longueur de l'ischion, dans l'Hippopotame nouveau-né, égale celle de l'iléon. Mais il est moins dilaté à son extrémité libre, dont le diamètre peut être représenté par 5, quand celui de l'iléon est de 8.

Le corps du pubis est relativement très-court. Sa longueur n'est que le tiers environ de celle de l'iléon et de lïschion. La longueur de la symphyse, et, par conséquent, de la branche

descendante, est au contraire fort considérable et proportionnelle à la longueur de l'ischion, qui ne la dépasse que d'un cinquième environ.

La cavité cotyloïde est grande et formée surtout aux dépens de l'ischion et de l'iléon. Elle regarde en avant et en dehors* Toutes les épiphyses, y compris celles du pubis, sont encore cartilagineuses. Il n'y a aucune trace d'épiphyse cotyléenne et l'os cotyloïdien manque absolument.

b. — Do fémur.

La longueur de sa diaphyse surpasse d'un sixième environ celle de la diaphyse humérale. A la naissance, ses épiphyses ne sont encore osseuses qu'à leur centre, et leur forme dépend encore de celle du cartilage primitif. C'est assez dire que sur un squelette desséché, il serait assez difficile de se faire une idée certaine de leur forme; toutefois les particularités futures sont dans leur ensemble indiquées.

La diaphyse, assez gi»êle vers son milieu, se renfle très-fort à ses deux extrémités, du côté de l'inférieure surtout. Son renflement supérieur est, à peu de chose près, conique. Il porte -à son côté interne une apophyse un peu courbe, à base large, mais comprimée. C est sur cette apophyse latérale qu'est porté le noyau apopbysaire de la tête du fémur. Le grand trochanter est encore complètement cartilagineux, et repose sur l'extrémité du fémur, dans le prolongement direct du corps de sa diaphyse.

Nous devons signaler encore le petit trochanter. Une crête

distincte le relie déjà à la base de la tête du fémur en arrière de son col. Au-dessus de cette crête est un vestige de cavité trochantérienne.

L'extrémité inférieure du fémur est fort dilatée en une pyramide irrégulière. La base de cette pyramide est un quadrilatère dont le côté antérieur est le plus court. On distingue un vestige de gouttière rotulienne en avant. Les faces latérales de la pyramide sont à peu près équivalentes; elles sont un peu concaves, l'externe surtout; la postérieure n'offre rien de remarquable et correspond au creux poplité.

La base de la pyramide s'articule avec la masse épiphysaire inférieure par une surface ondulée où se distinguent de profondes vallées. Quant à 1 épipbyse elle-même, elle est osseuse à son centre seulement. Sa surface est encore complètement cartilagineuse.

Les trous nourriciers de l'os sont percés plus particulièrement vers les extrémités de la diaphyse. J'en compte deux à peu près équivalents et très-grands sur la face antérieure de l'os, vers son quart supérieur; trois sur sa face interne, vers son quart inférieur, l'un assez marqué, les deux autres beaucoup plus petits; je n'en trouve qu'un seul sur sa face postérieure.

c. — De la jambe.

La jambe est fort massive, mais beaucoup plus courte que la cuisse. Le tibia est trapu et fort robuste ; le péroné, au contraire, est excessivement grêle.

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