‹ Recherches sur l'anatomie de l'hippopotameChapitre 12 sur 45 · La longueur de la diaphyse tibiale est égale environ aux · texte numérisé non relu

La longueur de la diaphyse tibiale est égale environ aux

OSTÉOLOGIE. iil

trois quarts de celle du fémur. C'est un os évidé vers son milieu, avec trois arêtes saillantes qui déterminent assez exactement trois faces, l'une postéreure, les deux autres latérales. L'arête qui sépare l'une de l'autre ces dernières est fort saillante, surtout à sa partie supérieure : c'est la crête du tibia. Les arêtes qui les séparent de la face postérieure sont au contraire fort émoussées. Elles sont concaves, celle surtout qui regarde le péroné. On peut remarquer encore que vers la dilatation supérieure de la diapbyse, les trois faces de l'os, l'externe et la postérieure surtout, sont sensiblement excavées.

Les trous nourriciers de la diaphyse tibiale appartiennent surtout à la partie supérieure de l'os et à sa face postérieure. Leur direction est descendante. Le trou inférieur est le plus grand et avoisine l'arête péronière.

L'épiphyse supérieure est grande, elle n'est encore ossifiée qu'à son centre. Sa périphérie est entièrement cartilagineuse.

Il en est de même de l'épiphyse inférieure; celle-ci est -d'ailleurs beaucoup moins épaisse. Elle s'ajuste intimement au tibia en s'engrenant avec lui par des ondulations réciproques.

2. Le péroné est fort grêle, surtout à son extrémité supérieure. Il est sensiblement incurvé, et la convexité de sa courbure regarde le tibia. Les épipbyses de ses extrémités sont encore complètement cartilagineuses.

Malgré cette gracilité du péroné, la jambe, dans son ensemble, est fort robuste, mais très-courte, si surtout on la compare au fémur. Cette disposition doit être remarquée, elle est précisé-

ment l'inverse de celle que présentent les animaux coureurs, chez qui la longueur de la jambe l'emporte sur celle du fémur.

d, — Du pied.

La longueur totale du pied mesurée de l'extrémité du calcanéum à celle des phalanges onguéales surpasse celle du fémur de 30 centimètres environ. Mesurée à partir de l'astragale inclusivement, elle la surpasse de 10 centimètres. C'est donc un pied très-grand, il est surtout très-large. Les métatarsiens, en effet, au lieu d'être comprimés les uns contre les autres, comme dans les Cochons, les Babiroussas, les Phacochères et les Pécaris, sont mollement rapprochés les uns des autres et compris à peu près dans le même plan. Les deux doigts intermédiaires sont les plus grands; vient ensuite le deuxième doigt, et en dernier lieu le cinquième. Le premier doigt est, comme dans les Cochons, presque entièrement atrophié.

l.*Le tarse, chez l'animal naissant, ne peut être décrit que très-sommairement, à cause du dessèchement des cartilages qui en limitaient les surfaces. Le calcanéum est grand et massif. Il en est de même de l'astragale. Les autres os du carpe sont réduits à de petits noyaux osseux sur lesquels il serait inutile d'insister.

2. L'ossification des os du métatarse est beaucoup plus complète. Ce sont des os prismatiques à quatre pans, trèsrobustes, mais fort aplatis d'avant en arrière, en sorte que leurs faces latérales sont très-étroites. Leurs épiphyses supé-

OSTËOLOGIE. 113

rieures sont très-courtes, et presque entièrement cartilagineuses. Les inférieures, façonnées en poulies, sont beaucoup plus grandes, suivant l'usage, et déjà ossifiées à leur centre. Leur relation avec les diaphyses se fait par des engrènements beaucoup plus compliqués dans les deux doigts intermédiaires que cela n'a lieu dans le membre antérieur ; elle est fort simple, comme à la main, dans les deux doigts externes.

3. Les phalanges sont courtes, massives et terminées par des épiphyses presque entièrement cartilagineuses. Nous n'y insisterons pas, nous réservant de les décrire en détail dans l'article suivant, où nous traiterons du membre postérieur de l'animal adulte.

fi. — OU MEMBRE POSTÉRIEUR DANS L'HIPPOPOTAME ADULTE.

t° Du battit!.

a. L'iléon a peu changé de forme ; il est cependant plus dilaté

vers sa crête et plus évidé au-dessus de sa palette que dans le

jeune ; son angle externe est mousse, arrondi, et peu épais. Il

en est de même de l'angle interne. Sa crête forme une courbe

fort allongée et légèrement déprimée vers son milieu. La face

postérieure de l'os est sensiblement concave, la viscérale est à

peu près plane dans cette portion de sa surface qui fait partie

du bassin supérieur ; l'autre portion est petite, un peu concave,

et forme avec la première un angle à peu près droit; l'arête

qui sépare ces deux parties est peu marquée et plus effacée

encore que dans l'animal naissant.

b. L'ischion, ainsi que dans le jeune, est très-grand, trèslong surtout, et se développe en droite ligne dans la direction du bord sciatique. Il est fort étalé à son extrémité libre, qui est. comme l'iléon, en forme de palette grande et large que borde en arrière une puissante bande épiphysaire. Son angle supérieur est saillant et relevé en crochet; de ce point au centre de la cavité cotylolde, la distance est égale à celle qui sépare de ce même centre l'angle sacré de la palette iléale.

c. Les pubis sont peu développés. Les corps 6ont petits, à la réserve de leur symphyse, qui porte une sorte (f épine à sa surface inférieure. Les branches descendantes sont grêles et soudées Tune à l'autre dans toute leur longueur jusqu'à l'ischion , en sorte que le bassin hypogastrique forme une sorte de canal.

Au point où les trois os se réunissent, ils forment en dehors une tubérosité globuleuse dans laquelle est creusée une cavité cotyloïde sphérique de grandeur médiocre, et qui n'a aucun vestige iïèchancrure. Au niveau de cette tubérosité, il y a un indice & peine appréciable d'épine sciatique.

Le trou sous-pubien est très-grand et en forme d'ellipse allongée ; son grand axe est longitudinal. Ajoutons que l'orifice du bassin inférieur (détroit supérieur) est carré, bien qu'avec ses angles arrondis. Il est en conséquence aussi haut que large, et son bord inférieur égale les dimensions du bord supérieur. Il a donc changé [de forme depuis l'âge fœtal. A cette époque, en effet, il était fort rétréci et presque triangu-

OBTÉOLOOIB. 116

Page 1