‹ Recherches sur l'anatomie de l'hippopotameChapitre 27 sur 45 · MUSCLES LONGS DIRECTS · texte numérisé non relu

MUSCLES LONGS DIRECTS

Certains muscles en effet passent, en franchissant de longs espaces, d'un élément vertébral d'un certain nom dans une vertèbre à un élément vertébral de même nom dans une ^vertèbre fort éloignée de la première.

a . Ils passent, par exemple, d'une apophyse épineuse à une apophyse épineuseéloignée.Cesont Aelongs surépineiuc. Ce système est représenté chez l'Hippopotame par le long surépineux formé par une succession de longues anses charnues et tendineuses, qui partent des apophyses épineuses lombaires et des quatre dernières apophyses épineuses dorsales, pour se rendre aux dix premières apophyses épineuses dorsales et à la septième

MYOLOGIF. 2W.

cervicale. Par rapport à ces anses, la onzième vertèbre dorsale joue le rAle de vertèbre indifférente.

b. Ils vont de certaines apophyses transverses h des éléments transversales plus ou moins éloignés. Ce sont de longs surtransversaires. Ce système est représenté chez l'Hippopotame par le petit cornplexus, qui se détache de l'apophyse mastoïde du temporal et va s'insérer sur les apophyses transverses cervicales depuis la troisième jusqu'à la septième, et sur celle de la première dorsale.

Immédiatement en dehors du petit complexus, on trouve un autre muscle surtransversaire que Ton peut appeler le fransversaire cervical ^ qui vient de l'apophyse transverse de l'atlas, et qui va se terminer par une série de digitations sur les autres apophyses transverses cervicales.

c. Ils vont d'un élément costal à un élément costal éloigné. Ce 'sont de longs surcostaux. Ce système est représenté par le in us.de sacro-lombaire.

Chez l'Hippopotame, ce muscle vient de l'iléon et va comme d'habitude s'épuiser par des digitations successives sur les cAtes qui, à leur tour, lui envoient des faisceaux de renforcement à partir de la treizième côte. Très-faible dans sa partie postérieure, ce muscle est beaucoup plus vigoureux en avant; il se continue jusqu'à la cinquième cervicale.

d. Ils vont enfin d'un élément sterno-raphéen à un élément sterno-raphéen éloigné. C'est le système du muscle long rentrai qui, suivant les régions où on le considère, constitue le pitbiococcygien, le droit antérieur de ? abdomen, le sterno-thyrôïdien, le

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stemo-htfdidîen? le thym-ltymdietin iftyo-ffémm ou ffétritt-kyoïdien, et le gémo-gÏ0rS$f\

Dans r Hippopotame, te pubio-cocc\git*ii si* détache des apophyses trans verses des trois premières caudales, pour aller sïnsérerau pubis en complétant ainsi un anneau que traverse le rectum; une partie de ce muscle n'adhère pas ù la colonne vertébrale et constitue l'anse charnue que Ton désigne sous le nom de releveur <k fanus.

Le droit antérieur de l'abdomen, chez l'Hippopotame, va du [»u bis à la troisième côte ; ou peut le considérer comme se continuant jusqu'à la première cote par une lame libreuse que viennent fortifier deux faisceaux de renforcement émanés de la troisième et de la deuxième en le.

Le ïlt'nto-lnftiirfim est assez fort; il se fixe au bord antérieur du sternum, sans se prolonger sur la face profonde de cet os, et va se terminer sur un raphé aponévrotique trcs-reiiiarquable. Ce raphé* qui donne insertion au peaueier cervical, «au digastrique et au sterno-hyoïdien, adhère à 1 angle inférieur et aux deux bords latéraux du corps de l'hyoïde. H ■ près de V J centimètres de hauteur, ce qui donne à cette région un volume dont on ne saurait juger à la vue de l'os hyoïde dépouillé des parties qui l'entourent. Nous le nommerons raphê soïts-hydidien*

Le sterîKHlhyroïdien forme un ruban assez étroit* Il se fixe sur la face profonde du cartilage de la première côte et un peu sur le sternum, et va se terminer sur le cartilage thy roule à une faible distance de son boni inférieur et de son bord postérieur.

MYOLOGME. 2kl

Un raphé perpendiculaire à sa direction, le sépare d'un tÀyro-hyoèdien d'une force médiocre, qui glisse sur la plus grande étendue du cartilage thyroïde sans y adhérer, et Ta se fixer sur le tiers interne du bord postérieur de la corne thyroïdienne , ainsi que sur la face postérieure de l'os hyoïde.

Le gènio-hyoïdien est représenté par une lame charnue assez mince qui s'insère sur le bord latéral de l'os hyoïde et un peu sur la corne thyroïdienne, et s'attache d'ailleurs au bord de la branche horizontale du maxillaire inférieur, dans l'espace de plus de 2 centimètres, en arrière de la symphyse.

Le gêmo-glosse, très-vigoureux, se compose d'un faisceau génio-hyoïdien assez fort qui s'attache au genou antérieur de la corne stykndienne de l'hyoïde, et du génio-glosse proprement dit qui atteint la langue dans sa moitié postérieure, s'étale en éventail et s'épanouit dans tonte l'étendue de cet organe. Des fibres intermédiaires passent sous la corne de l'hyoïde et, se plaçant sous les muscles constricteurs, forment au pharynx une enveloppe immédiate.

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