‹ Recherches sur l'anatomie de l'hippopotameChapitre 26 sur 45 · MUSCLES COURTS DIRECTS · texte numérisé non relu

MUSCLES COURTS DIRECTS

a. Leà uns se portent d'une apophyse épineuse à une apophyse épineuse; ce sont les muscles interépineux. Us sont représentés chez l'Hippopotame, d'abord par le petit droit postérieur de la tête qui, de Tare postérieur de l'atlas, se rend sur l'occipital immédiatement au-dessus du condyle, et par le grand droit postérieur qui se détache de Fapophyse épineuse de Taxis et va s'attacher à l'occipital au-dessus du précédent. Ces deux muscles sont assez forts.

Dans le reste de la région cervicale, dans la région dorsale et dans la région lombaire, les interépineux existent sans avoir un grand développement.

Dans la région caudale, ils sont représentés par des faisceaux courts allant d'une vertèbre à l'autre, de chaque côté de la ligne médiane.

N. B. — On peut rattacher au système des muscles interépineux, le grand iïgament cervical. Dans l'Hippopotame, ce ligament remplit l'«*pace qui sépare l'apophyse épineuse de l'occipital de celle 4e la première dorsale; il s'attache à toutes les apophyses épineuses cervicales moins l'atlas, et offre une grande hauteur; mais, dans le fœtus, son épaisseur est médiocre. Il est très-élastique (1) .

(1) On peut distinguer dans ce ligament on faisceau qui se rend à l'occipital, c'est le plus superficiel et le plus volumineux; et un faisceau qui se termine par autant de digitations sur les apophyses épineuses des six dernières cervicales. Celui de Taxis est encore très-fort. L'extrémité postérieure du ngament peut être suivie sur les quatre premières dorsales.

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b. D'aulres muscles courts se portent directement d'une apophyse transverse ;\ une apophyse transverse, ce sont les muscles intertransversaires. Le système des intertransversaires peut être très-simple, il peut être en revanche très-compliqué. On s'explique aisément la possibilité de cette complication, en songeant que toute apophyse transverse est idéalement composée de trois tubercules: le terminal s'articulant avec la côte, l'antérieur faisant saillie en avant et remontant plus ou moins sur les côtés de l'apophyse articulaire antérieure de la vertèbre jusqu'à la surmonter, le postérieur, au contraire, se prolongeant directement en arrière et formant des épines multiples d'attache pour les muscles extenseurs d'ensemble, ou même donnant lieu à des articulations compliquées (tatous, fourmiliers). De la sorte, l'apophyse transverse est en réalité un élément triple dans chaque vertèbre, et l'on conçoit dès lors la possibilité d'avoir des muscles distincts, courts ou obliques, pour chacune de ces parties composantes. La Girafe nous en fournit un exemple aujourd'hui bien connu.

Cette complication n'a pas lieu dans l'Hippopotame.

A la région cervicale, le système des intertransversaires est représenté d'abord par le petit droit latéral, qui va de l'atlas à l'occipital (1) ; puis par des faisceaux charnus faciles à reconnaître entre les diverses vertèbres cervicales, mais peu distincts de la masse des muscles qui les recouvrent »et qui

(0 II recouvre en partie l'apophyse jugulaire. Cette apophyse, peu saillante, est

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appartiennent principalement au groupe que Ton a désigné sous le nom de scalènes ; dans cette masse charnue les faisceaux qui unissent entre eux les tubercules supérieurs (i) des apophyses sont seuls de véritables intertransversaires , les autres faisceaux répondent plus particulièrement à des sv/;costatix.

c. D'autres muscles se portent d'un élément costal à un élément costal voisin, ce sont les muscles intercostaux.

A la région cervicale, ils sont représentés par les fibres charnues qui unissent entre eux les tubercules inférieurs ou costiformes des apophyses transverses.

A la région thoracique, ils constituent les intercostaux proprement dits, qui offrent chez l'Hippopotame la disposition habituelle.

A la région lombaire, ils sont représentés par le petit oblique et le carré des lombes.

La série sternale ne parait présenter en aucun cas de muscles analogues (c'est-à-dire des muscles courts directs) , ce qu'on pourrait prévoir à priori, attendu que lesdifférentes pièces, n'exerçant aucun mouvement les unes par rapport aux autres, ne peuvent donner attache qu'à des muscles se portant de ces pièces à des pièces osseuses de signification différente.

(4) Ce sont, chez l'homme, les tubercules postérieurs de l'apophyse transverse cervicale; ils répondent à cet élément moyen de l'apophyse transverse dorsale qui s'articule avec la côte.

MUSCLES GODITS OBLIQUES.

11 peut y avoir des muscles obliques passant d'un élément d'une apophyse transverse à un élément transversaire différent dans une vertèbre voisine. Mais ce point offre trop de variétés pour que nous y insistions ici, et ce motif a dans le cas présent d'autant plus de force que cette complication n'est point réalisée dans l'Hippopotame.

Nous admettrons en conséquence les divisions principales suivantes.

a. Muscles allant d'une apophyse épineuse à l'élément transversaire de quelque vertèbre voisine; ce sont les muscles épineux transversaires ou transversaires épineux. Ils sont bien développés dans l'Hippopotame.

Ils sont représentés d'abord par le muscle petit oblique de la tête qui se rend de l'occipital à l'apophyse transverse de l'atlas, et par le grand obliqué qui va de l'apophyse épineuse de Taxis à cette même apophyse transverse de l'atlas. Ces deux muscles sont ici très-forts et à peu près égaux l'un à l'autre sous le rapport du volume et des dimensions.

Depuis l'axis jusqu'au sacrum on voit se succéder une série de faisceaux charnus dont les uns vont d'une vertèbre à l'autre, les autres franchissent une ou deux vertèbres, quelquefois un plus grand nombre, mais sans offrir jamais assez d'étendue pour être rangés parmi les muscles longs.

A la région dorsale, ces muscles s'insèrent directement sur

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l'apophyse transverse; à la région cervicale et à la région lombaire , ils s'attachent à cet élément qui se détache de l'apophyse transverse pour s'unir à l'apophyse articulaire antérieure.

b. Muscles allant d'une apophyse transverse à une côte voisine; ce sont les muscles surcostaux ou mieux transverso-costaux.

A la région cervicale, ce système est représenté par les libres charnues qui vont obliquement du tubercule supérieur d'une apophyse transverse au tubercule inférieur ou costal de l'apophyse trans verse suivante.

A la région dorsale, où ils donnent l'expression même de la forme typique de ce système, ils sont bien développés chez l'Hippopotame.

A la région lombaire et à la région caudale, ils ne sont pas représentés.

C'est dans ce groupe que l'on doit ranger, pour la région cervico-thoracique, les muscles scalène*.

Le scalène postérieur 9 constitué par une série de faisceaux qui émanent des tubercules supérieurs des cinq dernières vertèbres cervicales, va se terminer par desdigitations successives sur les trois premières côtes.

Le scalène antérieur formé par des faisceaux émanés des tubercules inférieurs ou costaux des mêmes vertèbres cervicales (à l'exception nécessairement de la septième), se fixe uniquement à la première côte.

c Muscles allant de la saillie épineuse inférieure d'un corps de vertèbre à la base de la masse transversaire de quelque

Wi ANATOMIE DE L'HIPPOPOTAME.

vertèbre voisine. — Ils ne sont pas en général réalisés chez les mammifères dans l'ordre des muscles courts.

Chez l'Hippopotame, on doit rattacher à ce système le petit droit antérieur (te la tête^ qui va de l'apophyse transverse de l'atlas à la hase de l'occipital, et h l'apophyse jugulaire. Il est plus fibreux que charnu.

cl. Muscles allant des pièces sternales aux éléments sternaux des côtes voisines; ce sont les muscles sous-sternaux . Ils sont bien développés chez l'Hippopotame, et recouverts par de vigoureux faisceaux aponévrotiques.

Telles sont les divisions du système des muscles courts. Les mêmes divisions peuvent être établies à peu près pour les muscles longs.

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